17/12/2008

Mauve comme ......

 IMG_5755-cadre

 

IMG_5755-rec-cadre


Mauve (ou violet) comme la couleur de cette fleur d'orchidée Vanda rencontrée lors d'une exposition.

Elle nous étonne par la texture et les motifs de ses pétales. On la trouve dans une palette de coloris très diversifiée allant du bleu foncé, presque noir à l'orange en passant par le bleu, le rouge et le jaune. Chaque fleur, de forme quasi pentagonale, mesure plus de 10 cm de diamètre.

 Elle est originaire du sud-est de l'Asie et d'Australie. Actuellement on en dénombre plus de 70 espèces. C' est une orchidée épiphyte qui pousse dans les arbres en fixant ses racines aériennes aux branches de l'arbre.

 

Pour les amateurs:

 Extrait (scan) : « Le livre des Orchidées » par le Comte O. de Kerchove de Denterghem, Président de la Société Royale d'Agriculture et de Botanique, à Gand, 1898

 

XXII. PATRIE DES VANDA ET DE QUELQUES GENRES VOISINS. —

 Les Vanda et leurs proches alliés, les Renanthera et les Esmeralda sont essentiellement des Orchidées asiatiques. Les Vanda nous offrent toutefois à côté de vingt espèces originaires des Indes orientales et de l'Archipel Malais, une espèce originaire de l'Australie tropicale, le Vanda Hindsii.

Trois espèces, le Vanda teres, le V. Roxburghi et le V. parviflora, ont une aire de dispersion quelque peu étendue. La première, si curieuse à raison de ses fleurs exquises et de ses tiges cylindriques, se rencontre dans la partie septentrionale et orientale de l'Inde, l'Assam et la Birmanie supérieure. Elle croît dans des plaines et des vallées fort chaudes; comme l'indique admirablement le diagnostic tiré de ses feuilles cylindriques, la plante vit exposée au plus vif soleil.

Le Vanda Roxburghii se rencontre à Ceylan, dans les montagnes du Concan, aux environs de Bombay et dans diverses localités du Bengale. Orchidée épiphyte, elle se plaît surtout sur le Mangifera indica. Le Vanda parviflora a une aire encore plus vaste : son domaine comprend Ceylan, les montagnes de l'Himalaya depuis Kumaon jusqu'aux limites de l'Assam, la Birmanie, de Bombay à Travancore dans les montagnes occidentales etc. Toutes les autres Vandées ont des habitats plus restreints. Les unes se rencontrent dans des localités dont la température, élevée pendant le jour, est soumise à d'énormes variations pendant la nuit. Le Vanda alpina des monts Khasia, le V. Amesiana des montagnes méridionales du Laos (Shan States), vivent à des altitudes variant de 1,200 à 1,800 mètres. Le Vanda caerulescens établit moins haut ses stations; elles ne dépassent guère 500 mètres d'altitude dans les monts Arracan à l'ouest de Prome; le V. Denisoniana s'élève jusqu'à 800 mètres dans les mêmes montagnes.

Le V. cristata appartient à cette région moins élevée de l'Himalaya qui court de Kumaon à Bhotan ; il en est de même du V. Bensonii, découvert par le général anglais dont il porte le nom ; entre Prome et Tongu, dans la Birmanie, il croît côte à côte avec le Saccolabium giganteum et le Rhynchostalis retusa. On le rencontre dans des jungles brûlées au soleil pendant la saison sèche : dans cette station le thermomètre dépasse à l'ombre souvent 45° C. Le V. Hookeriana, originaire de l'île de Bornéo vit, au bord des rivières Limbang et Tandaram et des lagunes de la côte, sur des troncs de Pandanées, exposés en plein soleil; dans ces habitats, la température atteint 35° C et les pluies sont fort abondantes (150 pouces par an).

 On comprend que de pareils Vanda ont besoin d'un traitement tout autre que celui exigé par le V. cœrulea (fig. 131) qui habite les environs de Lermaï de 1,000 à 1,300 mètres d'altitude, dans des vallées verdoyantes, échauffées par le soleil, mais entourées d'un air humide et frais. La température ne dépasse guère 26° C dans les forêts de Pins, de Gordonia et de Chênes où vit ce Vanda.

 Le V. insignis croît le long de la côte de Timor et dans la petite île voisine de Semao, dans des stations où la température moyenne atteint une très haute élévation, malgré le voisinage de la mer et leur altitude (300 mètres). Le V. lamellata, originaire des îles Philippines, vit sur des rochers surplombant les flots, exposé aux embruns de la mer. Les V. limbata, V. tricolor, et sa variété V . tr. Suavis (i), originaires de Java, croissent sur les troncs du palmier à sucre (Arenga saccharifera}; elles reçoivent dans leur patrie beaucoup d'eau et beaucoup de chaleur. Bien que l'altitude de certaines stations soit assez élevée (V. tricolor, 500 à 900 mètres), il ne faut pas perdre de vue qu'à cette élévation, certaines îles et notamment Java sont une vaste serre chaude humide.

 Le Moulmein — on devait s'y attendre — nous apporte également un représentant de cette famille, le V. Parishii, une des belles espèces à grandes fleurs odorantes.

(i)  Les variétés du Vanda tricolor sont innombrables. Toutes sont fort remarquables : les V. tricolor planilabris et suavis sont les plus connues et les plus répandues. Cette dernière doit sa grande popularité à ses feuilles rubanées, élégamment recourbées, à ses inflorescenses étalées, retombantes, à ses fleurs délicieusement parfumées. D'un spécimen à l'autre les fleurs diffèrent; de là, ces nombreuses variétés jardiniques : coccinea, flava, Hrubyana, etc., etc.

 

Et encore:

 http://www.orkideka.be/index.php?option=com_content&t...

 http://www.orchidees.be/photo/orchidee/index.htm

 http://www.cawo.be/donnees_de_rubrique.php?rubrique_chois...

 http://users.skynet.be/codrons/orchids/index_orchidee.html

 

 

10:31 Écrit par Papylou-999 dans Nature | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : fleur, orchidee, vanda, mauve

Commentaires

Comme Anderlecht !!! Lol...

Bonne journée.
A+

Écrit par : Charles | 17/12/2008

Répondre à ce commentaire

Les commentaires sont fermés.