31.01.2009
Oiseaux en hiver (3)
Aujourd'hui quelques photos de la mésange bleue (Parus caeruleus)






Petit complément:
Référence : L'homme et l'Oiseau 2/2003
La Mésange charbonnière (Parus major) est certes un des oiseaux les plus connus de nos jardins, parcs et vergers. Cavernicole, tout comme la Mésange bleue, sa commensale, elle adopte très volontiers les nichoirs en bois, en terre cuite ou en aggloméré que l'on met à sa disposition autour de nos habitations. Le trou d'envol aura un diamètre entre 30 à 32 mm., mais peut également être de forme ovale (32 x 45 mm.).
Pour observer facilement ces visiteurs assidus toute l'année durant et mieux les distinguer les uns des autres, tout en suivant leurs mouvements vifs et décidés, il est conseillé de se munir d'une paire de jumelles (focale 8 x 42 ou 10 x 42). Cette observation attentive permet de détailler les colorations vives du plumage et de faire la distinction entre les deux sexes.
Le mâle adulte présente une tête et une gorge noires à reflets bleuâtres et des joues blanches. Son ventre est jaune soufre et partagé par une large raie noire médiane qui lui descend très bas. Cette raie ventrale noire est plus étroite, plus courte et moins marquée chez la femelle. Le dos est vert olive, jaunâtre à la nuque et gris du croupion. Les jeunes ont des teintes plus pâles, sans netteté, avec le dessus de la tête brun noir, les côtés de la tête et du cou blanchâtres et une raie ventrale peu marquée.
Parmi les Paridés, la mésange charbonnière est la plus grande ( longueur totale entre 12 et 14,5 cm pour un poids de 15-22 gr.). C'est aussi la plus courante. Si les expressions vocales des diverses espèces de Paridés présentent entre elles une grande similitude, la Charbonnière a le plus riche vocabulaire grâce à son art des variantes et des combinaisons imitant tantôt le grincement d'une lime ou d'une scie à métaux, tantôt son chant sonne comme un petit marteau sur une enclume.
Grâce à son opportunisme, cet oiseau niche aussi bien dans nos villes que dans nos campagnes pour autant que le paysage soit semi-boisé. Sa densité varie suivant les disponibilités à la nidification et la richesse de la nourriture disponible en insectes et leurs larves. Le nourrissage des jeunes au nid (principalement chenilles et araignées) nécessite près de 500 allers et venues des parents pour l'apport de quelque 10.000 insectes par nichée.
Dès l'automne, le règne végétal nourrit la Charbonnière dans une large mesure : baies, graines diverses, céréales, graminées, etc. Plus tard, les aliments riches en graisse sont préférés : tournesol, noisettes moulues, bardes de lard non salé, margarine végétale, «boules à mésanges», etc.
La Mésange bleue (Parus caeruleus) commensale de la Charbonnière et que l'on rencontre dès lors très souvent côte à côte, est de taille plus petite (longueur 11-12 cm et poids de 9 à 16 gr.). Le mâle adulte se distingue de la femelle par un plumage aux colorations plus vives. La calotte est bleue, le front et les côtés de la tête sont blancs, avec une bride noire passant sur les yeux et rejoignant la nuque bleu noir (sauf une tache blanc bleuâtre). Le menton et le haut de la gorge sont noirs, s'élargissant en bas pour se réunir au bleu des côtés du cou et de la nuque. Le dessous du corps est jaune, sauf une zone ventrale médiane blanche autour d'une tache bleu noir. Le dessus est vert, teinté de jaunâtre au croupion avec sus-caudales bleues. Les jeunes sont plus pâles et ternes, avec calotte gris vert foncé et côtés de la tête jaune pâle.
On voit davantage la Mésange bleue dans le feuillage et jusqu'aux fines extrémités des rameaux. Bien qu'elle occupe les mêmes milieux que la Charbonnière, elle pousse à l'extrême sa préférence pour les arbres à feuilles caduques. Elle cherche davantage l'insecte que la Charbon-nière, mais elle est aussi carnivore que sa grande parente et fréquente comme elle les tables de nourrissage hivernal.
Le nichoir sera pourvu d'un trou d'envol entre 28 et 30 mm. de diamètre.
Information générale:
L'Europe est occupée par neuf espèces différentes appartenant à la sous-famille des Parinés (famille des Paridés). Six d'entre elles nichent chez nous, notamment la Mésange charbonnière, la Mésange bleue, la Mésange noire (Parus ater), la Mésange huppée (Parus cristatus), la Mésange nonnette (Parus palustris) et la Mésange boréale (Parus montanus).
Trois autres espèces sont communément apparentées à la mésange, mais appartiennent à d'autres sous-familles ou familles: la Rémiz penduline (Remiz pendulinus) qui est classée parmi les Rémizinés (Famille des Paridés), la Mésange à longue queue (Aegi-thalos caudatus), de la famille des Aegi-thalidés, et la Panure à moustaches (Panurus biarmicus), de la famille des Timalidés.


10:54 Écrit par Papylou dans Nature | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : hiver, oiseaux, mesange, mesange bleue, parus caeruleus, jardin
30.01.2009
Oiseaux en hiver (2)
Un autre visiteur: le moineau domestique (Passer domesticus)






10:23 Écrit par Papylou dans Nature | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : jardin, hiver, moineau domestique, passer domesticus
29.01.2009
Oiseaux en hiver (1)
C'était avant la neige.
Voici quelques photos de nos visiteurs habituels.
Aujourd'hui la mésange noire (Parus ater) reconnaissable à la tache blanche sur la nuque et à sa livrée plus pâle et la mésange charbonnière (Parus major) avec son dessous jaune et sa raie noire sur le ventre.
Petit détail: la date dans le coin supérieur droit = date de prise de vue.








15:38 Écrit par Papylou dans Nature | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : parus ater, mesange charbonniere, jardin, parus major, oiseaux, hiver, mesange noire
28.01.2009
Orchidée papillon (2)
La première fleur est maintenant complétement épanouie, pour le plus grand plaisir du photographe.






09:36 Écrit par Papylou dans Nature | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fleurs, orchidee papillon, phalaenopsis
27.01.2009
Orchidée papillon
La floraison d'une plante d'orchidée traitée avec le plus grand soin est toujours un vrai régal pour les yeux et aussi pour le photographe.
Cette année, une primeur: la première fleur d'une orchidée papillon (Phalaenopsis).





D'autres photos accompagnées d'informations vous ont été présentées ici il y a 1 an (28-01-2008): Orchidée
Pour compléter:
http://www.phals.net/index.html
http://www.orchidees.fr/encyclopedie/guide-phalaenopsis.php
http://www.lesorb.com/phal.php
08:36 Écrit par Papylou dans Nature | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : fleurs, orchidee, phalaenopsis
26.01.2009
Cornus alba "Sibirica"
Les seuls cornouillers présents dans notre flore sont:
le cornouiller mâle (Cornus mas)
le cornouiller sanguin (Cornus sanguinea).
Famille des Cornacées (environ 90 espèces, la plupart de l'hémisphère boréal). L'aucuba japonica, arbuste dioïque originaire du Japon, appartient aussi à cette famille; il est cultivé pour la décoration, principalement le cultivar à feuilles panachées de jaune: cv. Variegata.
Le cornouiller blanc (Cornus alba), originaire de la Sibérie, de la Mandchourie et de la Corée, est une plante cultivée très décorative à la fois par son feuillage (selon la variété), ses coloris d'automne et son bois très coloré en hiver. Il s'observe parfois à l'état subspontané.
Anglais: Tartarian Dogwood, White Dogwood, Siberian Dogwood

Parmi les nombreux cultivars, on citera surtout le cornus alba « Sibirica » qui est très recherché pour apporter une coloration rouge cramoisie intense et brillante au jardin. Son feuillage caduc et vert mat prend lui aussi une belle teinte automnale. Les fruits sont de couleur bleue.
La floraison a lieu à partir de mai; les fleurs de couleur blanche sont regroupées en cymes.
Anglais: Red-barked Dogwood






Pour compléter:
http://nature.jardin.free.fr/arbrisseau/fbg_cornus_alba.htm
http://www.kuleuven-kortrijk.be/bioweb/?lang=fr&detai...
http://hcs.osu.edu/hcs/TMI/Plantlist/co_alba.html
http://www.designvegetal.com/gadrat/cours/APA1500/exemple...
Je vous ai déjà présenté le cornus mas:
10-01-2008 Cornus mas
21-02-2008 Cornus mas
et l'aucuba:
27-12-2007 Aucuba
21-03-2008 Aucuba japonica
07-04-2008 Aucuba
Skynet nous a imposé le bouton "Partager" contre notre volonté!
Ne pas l'utiliser, vous me ferez un grand plaisir.
14:53 Écrit par Papylou dans Nature | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : fleurs, jardin, cornus alba, dogwood
25.01.2009
Etourneau sansonnet





Ces morceaux de pommes piqués dans un joint de la terrasse ont attiré un groupe de visiteurs qui les apprécient. Cette visite est donc immortalisée par le photographe de service!
L'étourneau sansonnet (Sturnus vulgaris) a un régime alimentaire très varié. Il est un visiteur régulier des jardins où il mange du pain, des miettes et des cacahuètes. En automne, les fruits sont une part importante de son alimentation. En hiver, il apprécie aussi les boules de graisses pendues pour les mésanges.
Je vous l'ai déjà présenté le 5-02-2008: Etourneau
Pour compléter:
http://environnement.wallonie.be/ong/refuges/stuvul.html
http://users.teledisnet.be/web/gga07974/etourneau.htm
http://oiseau-libre.net/Oiseaux/Especes/Etourneau-sansonn...
http://pagesperso-orange.fr/michelhp/oiseaux_de_france/et...
10:55 Écrit par Papylou dans Nature | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : oiseau, hiver, sturnus vulgaris, jardin, etourneau
24.01.2009
Linyphia triangularis


Cette araignée qui apprécie de vivre à l'envers, accrochée à sa toile, n'a pas été facile à identifier sur base des photos.
Merci à Marina, Didier et Richard pour m'avoir aidé efficacement dans cette recherche. Voir http://www.insecte.org/forum/viewtopic.php?f=42&t=44938
L'examen de la toile permet déjà d'affiner cette recherche. Je reprend ici quelques éléments d'une excellente note publiée ici: http://www.insecte.org/spip.php?article16
Il faut savoir que certaines toiles sont spécifiques à une araignée. Celles qui construisent des toiles irrégulières sont les plus nombreuses.
Ici, il s'agit d'un piège en forme de dôme qui s'appuie sur la végétation avec aussi des fils de soutien au-dessus et en dessous. Les fils supérieurs servent à intercepter une éventuelle proie. La partie inférieure, sous la toile, est dégagée car c'est là que se trouve l'araignée. Elle vit à l'envers et mord ses proies au travers de la toile. La proie est consommée sur place.
Voilà, la famille correspondante est trouvée: Linyphiidae.
Un petit survol de la galerie photo permet d'arrivé au genre Linyphia et à l'espèce la plus probable: Linyphia triangularis.
http://www.galerie-insecte.org/galerie/html/ARACHNIDA__Ar...
http://www.galerie-insecte.org/galerie/html/ARACHNIDA__ar...
Néerlandais: Herfsthangmatspin
Anglais: European Sheet-Web Spider (nom générique: « Money » Spider)


Pour compléter:
http://moineaudeparis.com/autres-animaux/arachnides/araig...
http://dipode-vie.net/Arachnides/Linyphiid%C3%A9s/Linyphi...
http://www.the-piedpiper.co.uk/th11f(4).htm
http://www.mini-ardenne.be/index.php?L=fr&statut=view...=
http://www.eurospiders.com/Linyphia_triangularis.htm
http://www.afblum.be/bioafb/especes/araignee/araignee.htm
http://www.foretwallonne.be/031pdf.folder/fw41_8-12%5Bara...
http://www.foretwallonne.be/031pdf.folder/fw41_2-7%5Barai...
11:45 Écrit par Papylou dans Nature | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : araignee, jardin, linyphiidae, linyphia, herfsthangmatspin, money spider
23.01.2009
Hedera helix L.



Le lierre grimpant (Hedera helix L.), ou lierre commun est une plante grimpante et rampante, à tige pourvue de racines crampons et à feuilles persistantes, de la famille des Arialacées.
Il en est le seul représentant dans la flore belge. Dans les régions tropicales, on en dénombre environ 800 espèces.
Anglais: English Ivy, Common Ivy
Néerlandais: Klimop
Les feuilles présentent deux formes différentes selon leur fonction:
tiges sans fleurs: elles sont divisées en 3 ou 5 lobes plus ou moins profonds;
tiges fleuries: elles sont ovales, à sommet aigu.
Les fleurs portent 5 pétales et sont jaune verdâtre. Elles sont regroupées en ombelles disposées en grappes. La floraison s'étale en septembre-octobre et les fruits, baies bleues violettes, apparaissent à la fin de l'hiver. Non comestibles pour les humains, ces fruits sont appréciés par de nombreux oiseaux qui disposent ainsi de ressources bien utiles à la fin de l'hiver. Parmi les amateurs: le pigeon ramier, la fauvette à tête noire, l'accenteur mouchet, les différentes grives, le merle noir, le verdier, la tourterelle turque. D'autres oiseaux y trouvent refuge: la chouette hulotte, la mésange à longue queue et le troglodyte mignon.
Il est aussi accueillant pour une multitudes d'insectes et d'araignées ne pouvant manquer d'attirer également les prédateurs ailés. Ainsi, une abeille sauvage bien particulière, Colletes hederae, émerge relativement tard dans l'année, de septembre à fin octobre, et récolte du pollen préférentiellement sur les fleurs du lierre.
Plusieurs espèces de papillons y pondent leurs oeufs. D'autres, comme le citron y trouve un refuge pour y passer l'hiver, ressemblant alors à une feuille de lierre vieillissante et sans attrait.




Pour compléter:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lierre_grimpant
http://nature.jardin.free.fr/grimpante/ft_hedera_helix.html
http://www.odezia-atrata.be/Flora/Araliaceae/Hedera-helix...
http://www.lessources-cnb.be/bota_hedera-helix.pdf
http://www.botaplus.fr/fiches/lierre_grimpant.htm
http://www.kuleuven-kortrijk.be/bioweb/?lang=nl&detai...
http://www.botanique.org/article.php3?id_article=9974
http://champagne-ardenne.lpo.fr/agenda_des_oiseaux/plante...
http://plantes-sauvages.skynetblogs.be/post/6372945/le-li...
Voir aussi l'article de Jean Rommes (Natagora) dans la revue GR Sentiers de Janvier 2009: « La montée en puissance du lierre ».
Papillons
http://www.natagora.be/files/author/natureaujardin/fiche%...
Plantes dépolluantes
http://home.versateladsl.be/vt686928/depoll.htm
Abeille du lierre
http://homepages.ulb.ac.be/~nvereeck/ColleteshederaeFR.html
10:11 Écrit par Papylou dans Nature | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jardin, plante grimpante, lierre, hedera, klimop
22.01.2009
Chats dans la neige
Nos chats sont arrivés plutôt par hasard après la mort de nos deux chiens. Ils sont maintenant âgés de plus de 15 ans.

Le premier, un mâle à la robe noire parsemée de quelques poils blancs, a été récupéré tout jeune et tout détrempé. Il est prénommé « Poussy », ce qui n'est guère original! Il faut noter qu'un chat au pelage tout à fait noir est plutôt rare. Au Moyen-âge, il était éliminé car il était censé représenter le diable. Donc quelques poils blancs leur permettaient de survivre.
« En 1233, toute personne accueillant un chat noir sous leur toit risquait donc le bûcher… à moins que le chat "noir" ait au jabot une petite touffe de poils blancs appelée "marque de l'ange" ou "doigt de Dieu", alors chat et propriétaire étaient éventuellement épargnés. »


Le second, à la robe rousse avec une tache blanche sur la poitrine et des guêtres blanches, est une femelle prénommée « Charlotte ». Elle est apparue un jour, jeune chaton émergeant d'un tas de bois. Nous l'avons recueillie et soignée. Par après, la mère est apparue avec deux autres chatons. Donc, pendant un certain temps nous avons hébergés 5 chats. C'était il y a une quinzaine d'années. Elle est la seule survivante malgré la perte d'une canine et un déboitement de la mâchoire.



Pour compléter:
http://pages.videotron.com/feliweb/Sec_culture/l_noir.htm
http://pagesperso-orange.fr/planete.chats/mage.htm
http://mysticlagoon.unblog.fr/2007/01/01/chat-noir-et-sor...

09:04 Écrit par Papylou dans Nature | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chat, jardin, neige


