29.07.2010
Auvergne - fin
Le voyage en Auvergne est terminé.
Merci de nous avoir suivi pendant ces 15 jours.
Pour retrouver une note, cliquer sur le titre.
Bonne fin de journée
Bien à vous
Papylou
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Titre de la note |
Contenu |
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Moudeyres, Plateau du Mezenc |
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Le Puy-en-Velay |
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Gerbier de Jonc, Les Vans (Ardéche), Pradelles |
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St-Flour, Lavoûte-Chilhac |
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Vic-sur-Cère, Plomb du Cantal |
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Gorge de la Truyère, Mur-de-Barrez, Chaudes-Aigues |
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Puy Mary, Salers |
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Blesle, Brioude, Lavaudieu |
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Clermont Ferrand, Billom, Murol |
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N.D. Du Port (Clermont Ferrand) |
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Puy de la Vache, Puy de Lassolas |
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Puy de la Vache, Puy de Lassolas |
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Orcival, Besse |
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Usson, Nonette |
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St-Nectaire, Issoire, St-Saturnin |
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Effiat, Ennezat, Riom, Mozac |
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Souvigny, St-Menoux, Moulins |
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Vichy |
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Gorges de la Sioule, Charroux, Veauce, Ebreuil |
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Paray-le-Monial |
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Marville |
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Introduction |
14:13 Écrit par Papylou dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vacances, auvergne, art roman
28.07.2010
Auvergne - 15 suite
Mercredi 30 juin 2010 (suite)
Au pied du massif du Mézenc, le village de Moudeyres présente une architecture étonnante avec ses maisons aux toits de chaumes et en grosses pierres volcaniques sombres.





Le chaume est élaboré à partir de pailles de seigle battues au fléau. On utilisait aussi une couverture en « balayes », c'est-à-dire du genet. La neige et la pluie glissent sans s'infiltrer.
Ce type d’habitat était tout à fait adapté à la vie rurale en moyenne montagne.
Au cours des temps, de nombreuses chaumières sont parties en feux de pailles et ont été remplacées peu à peu par des toitures plus pérennes en pierres de phonolite : les lauzes.
Depuis une vingtaine d’années, une de ces chaumières, la ferme des Frères Perrel a été restaurée et réaménagée.
Ce petit musée illustre la vie paysanne d’autrefois. Cette ferme a été léguée en l'état par les quatre frères Perrel lorsqu'ils sont partis en retraite en 1974. Sans descendance, ils y ont laissé tout, de la vaisselle, leurs meubles, le linge , les outils ...


Pour terminer, les dernières photos des vacances sur le plateau du Mezenc et son habitat dispersé.
Avec une altitude moyenne de 1100/1200m cette zone de pâtures et de forêts connait un climat rude.
L'hiver, qui est la saison dominante, s'étire du mois de novembre à la mi-avril, les chutes de neige sont fréquentes (de 50 à 70 jours avec chute de neige en moyenne) mais en dessous de 1300m cette couche de neige est généralement peu durable, le plateau étant fortement soumis aux redoux venant du sud. Au dessus de 1300m l'épaisseur de neige peut par contre être importante avec parfois près d'1m50 hors congères.
Le vent qui souffle fréquemment en tempête sur ces terres dénudées est l'autre élément marquant de l'hiver, il façonne d'énormes congères (congères de plus de 7m en mars 2006) et rend les routes dangereuses lorsque souffle la burle (nom local du blizzard).







Sans oublier les chiens de notre maison d'hôte, de la race « Malamute de l'Alaska »




Pour compléter:
http://moudeyres.blogspot.com/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alaskan_Malamute
12:00 Écrit par Papylou dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : vacances, auvergne, mezenc, moudeyres, malamute, fleurs sauvages
27.07.2010
Auvergne - 15
Mercredi 30 juin 2010
La dernière grande ville inscrite au programme: Le Puy-en-Velay
Cette visite en quelques images.

La plus forte: certainement la montée vers la Cathédrale. C'est un merveilleux édifice roman qui présentent diverses influences dues aux apports de l'Orient et de l'Espagne Mauresque. On y retrouve aussi l'influence byzantine dans les coupoles octogonales des voûtes de la nef.
Nous sommes ici sur les pentes du Mont Anis.
La rue des Tables conduit au pied du grand escalier (134 marches) donnant accès à l'étrange façade ouest aux laves polychromes, soutenue par les arcades de ses trois portails. Les degrés se prolongent jusqu'à l'intérieur de la nef, devant le choeur. Ce dispositif est unique au monde.
En se plaçant devant la façade, le pèlerin remarque que la succession des porches réduit progressivement l'accès, comme s'il fallait se faire tout petit, humble pour entrer dans l'église.

A l'intérieur





Sur le maître-autel, une étrange Vierge Noire, reproduction d'une statue détruite à la révolution. Cette dernière pouvait provenir d'Egypte et représenter une déesse orientale ou une vierge copte.

Dans la chapelle du Saint-Crucifix, une « Vierge de Pitié » datant du XVème siècle.

Le grand orgue a été construit en 1689 par Jean Eustache qui lui a attribué deux façades, l'une dirigée vers le choeur, l'autre vers les fidèles. Il a été déplacé en 1994.

Une statue de St Jacques pour rappeler que nous sommes au point de départ du « Camino » en France: la « via Podiensis » ou « voie du Puy ». Outre celle-ci, les trois routes principales sont celle de Vézelay, de Tours et d'Arles. Chaque année 15000 personnes environ sont bénies devant cette statue avant leur départ vers St Jacques de Compostelle.

Le décor roman du transept nord (XIème – XIIIème siècle)

Entre la sacristie et le clocher, la petite cour intérieure présente des exemples de réemploi de pierres et morceaux sculptés. Des bas-reliefs gallo-romains encastrés dans la base du chevet évoquent des scènes de chasse. Au-dessus, une frise décorative aligne une belle succession de volutes en S. Une inscription latine attribue des vertus curatives aux eaux du puits de cette courette.

Le clocher a été conçu au XIIème siècle, comme une construction indépendante de la cathédrale et est adossé à son chevet.

Le porche du For (XIIème siècle) possède des chapiteaux très fouillés. La porte papale, la plus petite, ne s'ouvrait que devant le Souverain Pontife.

Dans l'angle intérieur, les ogives retombent sur un pilastre que soutient une main ouverte sortant de la muraille.


Ce linteau provient d'un ancien temple païen; il porte, avec le nom d'une divinité célébrée sur le mont Anis, celui d'un empereur déifié par les Romains: Adidon et Auguste.


Nous ne sommes pas monté au rocher d'Aiguilhe, cheminée d'un ancien volcan, pour visiter la chapelle Saint-Michel.

Dans la vieille ville, de jolies maisons peintes avec des volets très colorés;


D'autres plus anciennes


Sur la place du Plot, cette fontaine, dite de la « Bidoire », est la plus ancienne de la ville; elle a été aménagée en 1246 et remaniée au XVème siècle. Cette place est aussi le point de départ du pèlerinage quinze fois séculaire de la Vierge du Puy-en-Velay.

Dans la rue Chamarlenc, deux mascarons ornent la façade du siège de l'ancienne confrérie des cornards.
Cette société était une sorte d’académie de bons vivants, fondée au lendemain des guerres de religion. Ses membres formaient cortège et allaient festoyer sur la rive droite de la Loire, à saint-Germain la Prade. Lors du rite d’intronisation d’un nouveau membre de la confrérie, celui-ci et tous les compagnons devaient embrasser un peuplier qui se trouvait là.


Dans la rue des Farges (ancien quartier des forgerons), cette jolie porte et cette statuette.


En bordure de la vieille ville:

La distillerie de la verveine du Velay fut fondée en 1859. L'immeuble actuel a été construit par l'architecte Proy en 1906, et est représentatif de l'architecture commerciale de la fin du 19e siècle où la façade était conçue comme une enseigne publicitaire destinée à attirer l'oeil. Il accueille un magasin de vente et salle de dégustation au rez-de-chaussée, le logement du propriétaire et, à l'arrière, la distillerie. L'ornementation est réservée aux ferronneries et aux sculptures des frontons et encadrements de portes. L'élément original est la tourelle surmontée d'un dôme garni de vitraux créés par Charles Borie. Le dôme est constitué d'une armature en zinc.
(A suivre)
Pour compléter:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Puy-en-Velay
http://polymathe.over-blog.com/article-19882164.html
http://www.annuaire-mairie.fr/monument-historique-le-puy-en-velay.html
10:39 Écrit par Papylou dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vacances, auvergne, le puy en velay
26.07.2010
Auvergne - 14
Mardi 29 juin 2010
Changement de décor: nous quittons l'Auvergne pour une petite escapade en Ardèche, vers Les Vans qui fût notre lieu de vacances en camping il y a plus de trente ans.
Les sources de la Loire sont au nombre de trois et sont toutes situées au pied du Mont Gerbier de Jonc.
Modeste relief volcanique, le mont Gerbier-de-Jonc culmine à une altitude de 1 551 m. Il s'agit d'une protubérance phonolitique, datée de 8 millions d’années, une époque où de nombreux volcans étaient encore en activité en Auvergne.

La présence de ces trois sources est due au fait que sous le Mont Gerbier se trouve une nappe phréatique et l´eau sort ainsi de terre en plusieurs endroit.
Les 3 sources de la Loire:
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la source Géographique qui coule dans un bac en pierre à l´intérieur d´une vielle grange parfaitement rénovée en toit de Lauze;
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la source Authentique qui est plus un monument ancien érigé en 1938 par le Touring Club de France;
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la source Véritable, source officielle indiquée sur le plan cadastral n° 87. Elle coule dans un environnement naturel et sort de terre dans un pré, sous une lauze qui porte l´inscription "ici commence ma longue course vers l´Océan.".
Passé le mont Gerbier de Jonc et les sources de la Loire, le décor du Vivarais est tout différent.
Sur la route:
Le trolle (Trollius europeaus)

La bistorte (Polygonum bistorta)

La raiponce en épis (Phyteuma spicatum)

Des paysages plein de fleurs


Et aussi ces équidés


Les Vans et Mazet Plage



Au retour nous visitons Pradelles classé lui aussi parmi les plus beaux villages de France.
Pradelles se développa économiquement grâce à son emplacement géographique stratégique.
Niché aux confins du Velay, du Gévaudan et du Vivarais, Pradelles est une étape sur la voie Régordane qui va du Puy-en-Velay à St Gilles du Gard (GR 700), sur une draille de transhumance vers les Baux de Provence et sur un axe commerçant entre le Midi et l'Auvergne.

Le patrimoine bâti est d'une exceptionnelle qualité, témoignant de la richesses de nombreuses familles influentes.
En flânant dans la vieille cité:
Le portail de « La Verdette »
Ce portail peint est un vestige des anciens remparts. Jeanne La Verde, l'héroïne de Pradelles, y repoussa un assaut des troupes protestantes en 1588.
Du haut de l'escalier encore visible, qui donnait accès à l'ancien chemin de ronde, Jeanne n'hésita pas à lancer à la tête du huguenot Jacques de Chambaud, le pavé salvateur.

Le portail du Besset
Portail sous lequel passe la route du Midi et le pèlerinage de St Gilles (La Régordane).

L'ancienne mairie et ancienne prison
Deux visages sculptés au dessus de la porte de l'hôtel particulier ayant appartenu à Christophe Cayres de Blazère.
Tourelle d'escaliers du XVIème siècle.


Place de la Halle
La place est entourée d'arcades et de maisons des XVIème et XVIIIème siècles.
Un écrivain
Robert Louis Stevenson qui publia son journal de route « Voyage avec un âne dans les Cévennes » retraçant un voyage entre Le Monastier sur Gazelle et Saint Jean du Gard, accompagné de son ânesse Modestine (1878). Son itinéraire est devenu un chemin de grande randonnée: le GR 70.

En reprenant la voiture, ce joli papillon un peu perdu.
Je pense à l'écaille du plantain (Parasemia plantaginis L.)


Pour compléter:
http://www.lemontgerbierdejonc.com/generalites-gerbier-1.htm
http://www.gr70-stevenson.com/fr/revel3.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89caille_du_plantain
http://liboupat2.free.fr/lepido/lepido.htm
http://insectes.lecolebuissonniere.eu/page206.html
http://expopapillon.free.fr/Pres.shtml
10:54 Écrit par Papylou dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vacances, auvergne, ardèche, pradelles
25.07.2010
Auvergne - 13
Lundi 28 juin 2010
En route pour notre dernière chambre d'hôte, à quelques kilomètres de Moudeyres, sur le plateau du Mezenc.
Nous serons à la limite septentrionale de l'Auvergne, dans le département de la Haute-Loire.
En chemin, une petite visite de Saint-Flour s'impose.
La cathédrale St-Pierre date du XVème siècle; elle est construite sur les ruines du prieuré fondé par Odilon de Mercoeur, abbé de Cluny (XIème siècle).



La couleur de la pierre basaltique et le caractère massif des deux tours carrées percées de quelques fenêtres à meneaux donnent à la cathédrale une allure de château-fort et à la façade symétrique une certaine austérité, en contraste avec les richesses de son patrimoine intérieur.
À proximité de l'entrée, sous la tribune d'orgues, une peinture murale datant du XVe siècle n'a pourtant été découverte qu'en 1851, car elle était recouverte d'un badigeon. La fresque représente le purgatoire à gauche – un prêtre célébrant la messe pour la délivrance des âmes – et l'enfer à droite.

Le grand orgue est l'œuvre du facteur anglais John Abbey, tandis que le buffet a été sculpté par Gabriel Ventadour. L'ensemble a été mis en place en 1843.

Dans la chapelle du Saint-Sacrement, l'autel est surmonté d'une Pietà du XVe siècle.

À l'entrée du chœur, contre le pilier gauche, se dresse un grand Christ noir en bois de noyer peint, unique en Europe et qui daterait du XIIIème ou du XVème siècle. On le désigne sous le nom de « Beau Dieu noir », mais l'origine de cette appellation reste incertaine.

Sur la Place d'Armes, la Maison consulaire présente une jolie façade Renaissance.


En levant les yeux, on peut observés les gargouilles de la Halle au Bleds, ancienne collégiale transformée en halle aux blés.


De la ville haute, la vue est surprenante sur la ville basse, 100 m plus bas.

Un petit crochet pour visiter Lavoûte-Chilhac, classé parmi les plus beaux villages.
Le joli pont , en forme de dos-d'âne, sur l'Allier, date du XIème siècle; il a été restauré au XVème siècle.

Les maisons donnant sur l'Allier ont une hauteur impressionnante ; seul moyen d'être à l'abri des crues qui peuvent être extrêmement violentes.

Odilon de Mercoeur, abbé de Cluny, y fonda un prieuré clunisien au XIème siècle.
Quelques jolies fleurs photographiée sur le plateau du Mezenc
La raiponce en épis (Phyteuma spicatum)
C'est une plante à la tige érigée, non ramifiée, aux feuilles basales longuement pétiolées, ovales-cordiformes, aux feuilles supérieures sessiles, aux fleurs blanc-jaunâtres, bleues ou violacées disposées en épi.

La grande pimprenelle ou pimprenelle officinale (Sanguisorba officinalis)
La grande pimprenelle possède une tige dressée, peu ramifiée.
Les feuilles portent de 5 à 13 folioles ovales, à dents régulières. Calice rouge sang très sombre, à quatre sépales caducs entourant quatre étamines. L'ovaire, à un seul carpelle, est surmonté d'un style court. Les angles du fruit sont généralement ailés. Floraison de juin à septembre.
La grande pimprenelle est hermaphrodite, les calices sont rouge sombre, quatre sépales entourent quatre étamine et un ovaire à un seul carpelle. Ses fruits sont des akènes tétragones.


Une ombellifère difficile à identifier à partir de la photo

Une pensée sauvage (Viola tricolor)

Un groupe de marguerites

Et aussi cet insecte, un Drap mortuaire (Oxythyrea funesta) aux élytres noirs ponctués de blanc.

Pour compléter:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cath%C3%A9drale_Saint-Pierre_de_Saint-Flour
http://www.auvergne-inventaire.fr/Les-inventaires/Cathedrale-de-St-FLour-Cantal
http://fr.wikipedia.org/wiki/Raiponce_en_%C3%A9pi
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sanguisorba_officinalis
http://moineaudeparis.com/insectes/coleopteres/oxythyrea-funesta/
http://lea487.over-blog.com/article-le-drap-mortuaire-53919477.html
08:29 Écrit par Papylou dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vacances, auvergne, nature, st-flour, lavoûte-chilhac
24.07.2010
Auvergne - 12
Dimanche 27 juin
Nous visitons Vic-sur-Cère avant d'entamer le tour du Plomb du Cantal.
A Vic, quelques jolis bâtiments dont une maison des Princes de Monaco qui y résidèrent après avoir reçu de Louis XIII, en 1642, le Carladez dont Vic était le chef lieu. Ils le gardèrent jusqu'à la révolution.


A la découverte de la nature:
Un lézard des murailles (Lacerta muralis)
On le trouve dans toute l'Europe du Sud; en France il est présent jusqu'en Alsace, en Bretagne et la région Nord-Pas-de-Calais.

Il habite les vieux murs, les tas de pierres, les rochers, les carrières, les terrils. Ce lézard est beaucoup plus urbain que les autres espèces.
Il se nourrit d'insectes (mouches, chenilles et papillons, orthoptères), d'araignées, de vers de terre, de criquets, de grillons, de teignes et de pucerons.

La queue de ce lézard casse facilement (autotomie), lui permettant ainsi d'échapper à des prédateurs. En effet, l'extrémité « perdue » continue à s'agiter ce qui constitue un leurre vis-à-vis de l'attaquant. Une queue de remplacement repousse progressivement mais elle est dépourvue d'écailles, et elle est uniformément gris sombre. Parfois elle peut repousser double.
Cette espèce est protégée en France comme la plupart de la faune sauvage.
La centaurée des montagnes (Centaurea montana)
Cette centaurée est facilement reconnaissable à ses grandes fleurs roses au centre et bleues sur l’extérieur. Elle se rencontre en colonies plus ou moins importantes et se propage par le biais de stolons sous-terrains. Ses feuilles sont lancéolées et couvertes d’un duvet blanc. C’est une plante des clairières et prairies montagnardes et sub-alpines, à ne pas confondre avec la Centaurée de Triumfetti, qui se rencontre généralement plus bas en altitude et dans des milieux plus secs.


La pimprenelle (Sanguisorba minor)
C'est une plante aux feuilles surtout basales, pennées (jusqu'à 12 paires de folioles arrondies dentées). Les fleurs sont très petites, en têtes globuleuses, les supérieures femelles avec des styles rouges, les inférieures mâles avec des étamines pendantes aux anthères jaunes.
C'est une plante commune dans toute l'Europe, des prés secs surtout sur sol calcaire.


Les feuilles ont un goût de concombre caractéristique ; elle est pour cela parfois utilisée pour agrémenter les salades.
Le compagnon blanc (Silene alba)

Le compagnon rouge (Silene dioica)

Le lotier corniculé ou pied-de-poule (Lotus corniculatus)
C'est la plante hôte pour les papillons de l'espèce Argus.

Le géranium avec un autre Argus.

Un orchis maculé ( Dactylorhiza maculata)

Une scabieuse des champs ou knautie des champs (Knautia arvensis)

La vipérine commune (Echium vulgare)


Un fruit du salsifis des près (Tragopogon pratensis)

L'orpin blanc (Sedum album) décore les murs

Des rapaces qui tourbillonnent au-dessus d'un tracteur occupé à la fenaison.


Et aussi quelques édifices remarquables:
Clocher à peigne

Toit de chaume
La couverture en chaume (paille de seigle) a été abandonnée au profit d'une couverture de lauzes puis de tuiles mécaniques ou d'ardoises bleue afin de limiter les risques en cas d'incendie.

Eglise de Brommat
Église ogivale datant de la fin du XVème siècle (1478) construite par les moines de Conques sur les bases d'une église Romane du Xème siècle.





Pour compléter:
http://isaisons.free.fr/centauree.htm
http://www.florealpes.com/fiche_centaureemontagne.php
http://aubussondauvergne.blogspot.com/2009_07_26_archive.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Flore_du_Massif_central
http://www.kuleuven-kortrijk.be/bioweb/?lang=fr&detail=451
http://www.cezalliersianne.asso.fr/index-fr.php?page=sianne_patrimoine_article&id_article=1033
http://cantalroman.free.fr/architecture/arch_mau.htm#clochers
09:32 Écrit par Papylou dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vacances, auvergne, nature, fleurs, plomb du cantal
23.07.2010
Auvergne - 11
Samedi 26 juin
Au programme: les gorges de la Truyère, Mur-de-Barrez, Chaudes-Aigues
La Truyère a creusé dans les plateaux granitiques des gorges étroites et profondes, sinueuses, souvent boisées et sauvages. De nombreux barrages les ont transformées en lac, sur une grande longueur, modifiant ainsi leur aspect sans nuire à leur pittoresque.
Mur-de-Barrez
En compensation de terres perdues en Italie, Louis XIII remit en 1643 le Comté du Carladez au Prince de Monaco. Pendant 148 ans, jusqu'en 1791, Mur-de-Barrez a appartenu à La Principauté de Monaco.
La Tour de Monaco
Cette tour majestueuse sur la place principale de Mur de Barrez est en fait l'ancienne porte principale (« Lou Pourtal ») du mur d'enceinte qui fermait la vieille ville.

Détail de façade de la maison Consulaire
Résidence au XVIe siècle de la famille Barthélémy, elle y fit fortune dans le commerce. « Le Mur » lui doit la fondation du chapitre collégial Saint Thomas de Canterbury.
Rebâtie à la Renaissance par la famille Canilhac, elle était « celle qui attirait les regards ».

Entraygues-sur-Truyère
Entraygues se situe au confluent du Lot et de La Truyère, « entre les eaux » comme son nom l'indique en occitan. Deux ponts permettent de franchir les deux rivières auxquelles on doit l'étymologie de la ville : le pont de Truyère (fin XIII°) et le pont Notre-Dame sur le Lot.

Orlhaguet
L'église fortifiée a été construite à une époque où les routiers terrorisait la région. Elle pouvait accueillir la population du village avec bêtes et vivres.


Pont de Tréboul
Le pont suspendu de Tréboul, long de 160 mètres remplace le pont gothique du 14° siècle construit pendant la guerre de Cent Ans par les Anglais, noyé par les eaux du barrage de Sarrans. Ce pont serait visible en période de basses eaux.

Chaudes-Aigues
Chaudes-Aigues possède des sources chaudes utilisées depuis l'antiquité pour le chauffage urbain et les thermes. La plus chaude est la source du Par; sa température atteint 82° C.

En fin d'après-midi nous suivons les étapes de fabrication du fromage de Salers, dans les locaux de la fromagerie attenante à notre maison d'hôtes.

Pour compléter:
http://www.garabit-viaduc-eiffel.com/Les-Gorges-de-la-Truyere.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Truy%C3%A8re
http://www.aveyron.com/tourisme/Regions/barrez.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Salers_%28Cantal%29
09:07 Écrit par Papylou dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vacances, auvergne, mur-de-barrez, truyère
22.07.2010
Auvergne - 10
Vendredi 25 juin
Nous partons à la découverte des monts du Cantal et de Salers.
Les monts du Cantal, volcan ruiné, le plus grand de France, offrent de magnifiques paysages.
Plusieurs sommet dépasse 1700 m d'altitude.
Certains, comme le puy Griou, ont l'allure d'un pic; d'autres, comme le puy Mary; présentent la forme d'une pyramide; le Plomb du Cantal qui est le point culminant (1855 m) est arrondi.
Nous quittons Aurillac par la Route des Crêtes et la vallée de Mandailles pour rejoindre le Pas de Peyrol, le plus haut col d'Auvergne (1589 m) au pied du sommet du puy Mary.

La face septentrionale du puy Mary, longtemps enneigée, est connue pour abriter une congère qui disparaît très tard dans la saison : la congère ou le névé « de l'Aigle » (en raison de sa forme).

A la descente du Pas de Peyrol, la route offre sur la vallée du Mars des vues splendides.



Dans les prairies pousse la gentiane jaune ou grande gentiane ( Gentina lutea) dont la racine qui peut atteindre 1,50 mètres sert à la confection de plusieurs liqueurs.


Cet orchis maculé ou orchis tacheté (Dactylorhiza maculata) apprécie l'humidité des fossés.
Ce Dactylorhiza est très proche de Dactylorhiza fuchsii, mais le labelle de la fleur est nettement moins découpé et la plante fréquente plus volontiers les substrats acides. Cependant, il existe beaucoup de formes intermédiaires entre les deux espèces, ce qui ne facilite pas toujours la détermination de chaque pied pour une seule et même station! Il est vrai que l'orchis tacheté est extrêmement variable dans ses formes et ses couleurs. Il n'est pas rare de rencontrer sur un même biotope des plantes ayant des fleurs soit roses, soit blanches, soit violettes avec toutes les nuances possibles.


La vipérine commune (Echium vulgare) colore le paysage en bleu vif.


S'agit-il d'un géranium des bois (Geranium sylvaticum) bien timide?

Salers, située à 951 m d'altitude, garde un ensemble rare de remparts et de vieux hôtels qui témoignent de son passé militaire et judiciaire. A la fin du XVème siècle, Salers devient chef-lieu de bailliage des Hautes-Montagnes d'Auvergne.


Sur la Grand-Place, de vieux logis de lave sombre, flanqués de tourelles en encorbellement, rondes ou polygonales, coiffées de toits en poivrières ou à pans, font un véritable décor de théâtre.

Dans l'église, une mise au tombeau en pierre polychrome, d'inspiration bourguignonne (1495).

Pour compléter:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Salers_%28gentiane%29
http://fr.wikipedia.org/wiki/Salers_%28Cantal%29
http://fr.wikipedia.org/wiki/Salers_%28fromage%29
http://www.journeenationaledufromage.com/fromage-detail.php3?id_article=733
http://www.sfo-auvergne.org/GALERIE/Dactylorhiza_maculata.htm
http://www.afleurdepau.com/Flore/orchidaceae/dactylorhiza-maculata/x.htm
http://www.sfo-auvergne.org/sfoa%20photos-auvergne.htm
http://www.astrosurf.com/astrojanus/orchidees.htm
http://crdp2.ac-besancon.fr/flore/flore/Geraniaceae/especes/geranium_sylvaticum.htm
10:06 Écrit par Papylou dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vacances, auvergne, monts du cantal, puy mary, salers
21.07.2010
Auvergne - 9
Jeudi 24 juin
Sous le soleil, nous reprenons la route vers une nouvelle chambre d'hôte à Badailhac dans le Cantal.
Chemin faisant, nous visitons quelques jolis villages: Blesle, Brioude et Lavaudieu.
Créée vers le milieu du IXe siècle, une abbaye de Bénédictines a permis l'existence et le développement du village de Blesle.


Les barons de Mercoeur construisent au XIe siècle, une forteresse dont il ne reste aujourd'hui que le donjon.

C'est au XIIe siècle que Blesle s'agrandit et s'entoure de remparts.
Si l'abbatiale romane St-Pierre, des XIème et XIIème s., était la paroisse des moniales, des seigneurs et des officiers royaux, l'église gothique St-Martin était celle du reste de la population.







Détruite à la Révolution, elle doit le salut de son clocher à l'horloge communale qu'il abrite.

Donc, à Blesle, une église sans clocher et un clocher sans église!
Le tombeau vénéré de Saint Julien valut à Brioude une affluence de pèlerins durant tout le Moyen Age.

La basilique St Julien est la plus grande église romane d'Auvergne.


Elle se rattache à l'école romane auvergnate par son chevet étagé et ses pierres de différentes couleurs mais en diffère par d'autres points comme l'agencement des portails.
A l'extérieur on admire le chevet à la belle ordonnance, orné d'un bandeau de mosaïques et de modillons ou alternent masques grimaçants et animaux.
Entre les arcatures et la corniche, on observe de superbes mosaïques, où l'on retrouve des étoiles à huit branches.

Sous le porche sud, les vantaux, jadis recouvert de peau, ont encore leurs pentures romanes et leurs superbes heurtoirs de bronze.


A l'intérieur, l'ampleur du vaisseau et la chaude coloration intérieure due aux pierres utilisée au XIème siècle (grès rose d'Alvier, scories rouges de la Vergueur, grès jaune de Lauriat) et aux vitraux sont frappants.



Dans la nef et les bas-côtés, des chapiteaux historiés fort curieux. Ils invitent à un voyage dans le temps et l'imaginaire médiéval. Nombre d'entre eux révèlent une culture fortement imprégnée de l'antiquité: feuillages, centaures, griffons. D'autres révèlent les travers des hommes de l'époque: batailles, instinct guerrier.
Les chapiteaux de la nef s’apparentent aux productions des ateliers de Mozac ; ceux du chœur sont plutôt à rattacher à l’atelier de sculpteurs de la cathédrale du Puy-en-Velay.
Sur les piliers, des vestiges de peintures anciennes exposent des scènes bibliques et narratives insérées dans de riches motifs décoratifs..

Dans la tribune de la chapelle St Michel, que l'on atteint par un escalier bien difficile, des fresques du début du XIIIème siècle représentant le Christ dans sa gloire. Elles ont été mal restaurées au XIXème siècle.

De cette tribune, une magnifique vue de la nef et des chapiteaux.






Des vitraux contemporains apportent une lumière et des couleurs inattendues. Créés par l'artiste et moine dominicain Kim En Joong, ces vitraux sont l'une des plus importantes créations du genre en Europe.


La flèche de l'église de Lavaudieu a été démolie en partie lors de la révolution.

A l'intérieur, la nef est ornée de belles fresques du XIVème siècle, découvertes en 1967.



Pour compléter:
http://www.blesle.com/default.asp
http://fr.wikipedia.org/wiki/Blesle
http://www.art-roman.net/brioude/brioude.htm
http://architecture.relig.free.fr/brioude.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Brioude
http://www.romanes.com/Brioude/
http://www.art-roman.net/lavaudieu/lavaudieu.htm
http://www.romanes.org/Lavaudieu//index.html
http://www.les-plus-beaux-villages-de-france.org/fr/lavaudieu-0
http://pagesperso-orange.fr/revue.shakti/lavaud.htm
09:48 Écrit par Papylou dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vacances, auvergne, art roman, brioude, blesle, lavaudieu
20.07.2010
Auvergne - 8 (suite)
Mercredi 23 juin (suite)
Autre monument intéressant de Clermont-Ferrand, la cathédrale Notre-Dame de l'Assomption.


Après la visite de N.D. du Port, le contraste est saisissant, mettant en évidence la révolution accomplie dans l'art de la construction au XIIIème siècle.
L'édifice actuel fut commencé en 1248 suivant le plan de l'architecte Jean Deschamps qui réalisa aussi les cathédrales de Rodez, Limoges et Narbonne.
Au XIXème siècle, Viollet-le-Duc fit raser les tours romanes et termina par les deux flèches qui, de très loin, annoncent Clermont.

L'impression de très grande légèreté est due à l'emploi de l'andésite ou pierre de Volvic; sa résistance a permis d'amincir les piliers et les arc des voûtes.


Les vitraux sont splendides (XIIème au XVème siècle).


Billom eut son heure de célébrité au Moyen Age, et avant Clermont, aurait possédé une université.
Celle-ci, transformée au XVIème siècle, deviendra un collège réputé.




La spécialité de la région: la culture de l'ail.
La vieille ville a gardé de nombreuses maisons moyenâgeuses à pans de bois, souvent avec des étages en encorbellement.




Au bord de la route, cette mélampyre des champs ( Melampyrum arvense).


Murol (orthographié autrefois Murols) est célèbre pour son château (XIIIème siècle) jugé sur une butte recouverte d'une épaisse couche de basalte. Il passa au XVème siècle dans la puissante famille d'Estaing. Il ne sera pas démantelé par Richelieu; ses ruines furent exploitées par les habitants de la région.

Un joli musée présente les travaux des peintres de l'école de Murol(s), c'est-à-dire une cinquantaine de peintres qui, dans la première moitié du XXème siècle, se sont succédé dans ce bourg. Ils étaient accueilli par l'abbé Léon Boudal, curé du lieu et peintre lui-même.

Tout l'intérieur de l'église de Murol a été orné par lui de grandes compositions et de motifs décoratifs, oeuvre qui lui a pris plus de trente années.

Pour compléter:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cath%C3%A9drale_Notre-Dame-de-l%27Assomption_de_Clermont
http://pagesperso-orange.fr/revue.shakti/cathcf.htm
http://escoutoux.net/Leon-BOUDAL-peintre-barbu-et-abbe
http://www.musee-murol.net/boudal.htm
http://jean.dif.free.fr/Chatover/Extra/Boudal.html
09:31 Écrit par Papylou dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : vacances, auvergne, clermont-ferrand, murol, billom


