31.10.2010

Eristale gluante (?)

 

Cette éristale occupée à sa toilette ne se soucie guère du photographe.

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Une caractéristique: les bandes de pilosité visibles sur les yeux .

 

Après consultation du site d'Alain Ramel, je pense qu'il s'agit d'une éristale gluante (Eristalis tenax).

 

Celle-ci est très commune de mars à décembre et peut hiverner au stade adulte dans les troncs creux, les caves, les dépendances, sous le lierre ........

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Pour compléter:

 

http://aramel.free.fr/INSECTES15terterter.shtml

 

http://www.aywaille1.be/STILL_on_the_road/Eristales/eristales.htm

 

http://www.galerie-insecte.org/galerie/eristalis_tenax.html

 

http://www.naturalist.fr/Pags-arthr/Diptera/Syrphidae.htm

 

http://moineaudeparis.com/insectes/dipteres/eristalis-tenax/

 

 

 

 

A visiter:

 

http://www.entoflorachne.com/garrigue/Insectes.html

 

30.10.2010

Septembre au jardin

 

Les photos nous permettent de remonter le temps!

 

En voici qui datent du début du mois de septembre: oxalis, origan, véronique et bégonia.

 

Bonne journée.

 

 

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29.10.2010

Crambidae sp.

 

Cet étrange papillon a été découvert dans le jardin.

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Sa tête est prolongée par des palpes impressionnants; les pattes ont des éperons; les ailes paraissent enroulées.

 

Je le rangerais bien dans la famille des Pyrales.

 

En poussant mes investigations, j'arrive à la famille des Crambidae.

 

Les Crambidae sont une famille de Lépidoptères de formes très variables : certaines espèces, appartenant à la sous-famille des Crambinae , ont un aspect très proche de feuilles ou de morceaux de végétal ce qui les fait passer inaperçues, dans d'autres sous-familles les différentes espèces sont, au contraire, très colorées.

Dans de nombreuses classifications, les Crambidae ont été considérés comme sur une subdivision des Pyralidae. La différence principale est située dans la structure des organes auditifs nommé le praecinctorium celui-ci est constitué de deux membranes tympaniques chez les Crambidae et est absent chez les Pyralidae. L'une des dernières révisions les concernant (Munroe & Solis, in Kristensen (1999)) considère les Crambidae comme une famille valide.



Une identification plus précise est une affaire de spécialiste.



Hypothèse: Pediasa ? Agriphila ?



Pour compléter:

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Crambidae

 

http://www.galerie-insecte.org/systematique/system.php?liste=ListeLepi&seq=18

 

http://www.galerie-insecte.org/galerie/auteur-1320-crambidae.html

 

http://www.galerie-insecte.org/galerie/wiki.php?crambidae

 

http://www.windust.net/august-2009.html

 

28.10.2010

Schlumbergera (Cactus de Noël)

 

Les premières fleurs viennent d'apparaître sur cette plante qui a passé tout l'été dans le jardin..

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Non, ceci n'est pas un Epiphyllum mais un Schlumbergera appelé aussi Cactus de Noël ou encore Cactus de Pâques.

 

Le Schlumbergera se compose de feuilles vertes, très ramifiées et de petites dimensions (env. 5 à 6 cm de longueur et 2 cm de largeur). La plante est assez touffue et compacte. Les fleurs, tubulaires, de 4 à 5 cm de longeur sont le plus souvent rouges, mais de nouvelles obtentions ont très largement enrichi la palette des couleurs: violet, rose, mauve, blanc, saumon.

 

La particularité de cette espèce est sa floraison abondante et longue, alors que la fleur elle-même ne dure que quelques jours. Il n’est pas rare de voir des plantes fleurir en permanence pendant plusieurs mois. Il faut classer le Schlumbergera dans les plantes en pot à fleurs, d’intérieur. Il peut cependant très bien passer la bonne saison en extérieur en situation un peu ombragée, mais n’hiverne pas dehors sous notre climat.

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L’Epiphyllum se compose de feuilles nettement plus grandes (jusqu’à 50 cm de longueur et 3 à 4 cm de largeur), de couleur vert pâle à vert foncé. Ces feuilles sont plus ligneuses, plutôt rondes, bordées de 3 «ailerons» longitudinaux. Certaines espèces ont quelques épines. L’Epiphyllum se comporte très bien en appartement mais également sur un balcon ou au jardin. A part dans certaines situations très protégées, il n’hiverne pas chez nous à l’extérieur.

Les fleurs sont spectaculaires, nettement plus grandes que celles du Schlumbergera. Elles apparaissent dès la fin du printemps et pendant l’été. Certaines variétés donnent des inflorescences de plus de 10 cm de diamètre. Les multiples obtentions horticoles, principalement par hybridation, présentent un grand nombre de coloris: blanc, rose, rouge, jaune, saumon, violacé, en fleurs simples ou doubles. La vie d’une fleur est très éphémère, de l’ordre de 2 à 3 jours, mais les inflorescences se succèdent à un bon rythme. Ce sont des fleurs presque plus nocturnes que diurnes. Très souvent elles donnent naissance à des fruits d’une belle couleur rouge, ressemblant à de petits œufs.

 

 

Origine:


Les cactus épiphytes, qui appartiennent à plusieurs genres dont Schlumbergera (syn. Zygocactus), Epiphyllum, Rhipsalis, Hatiora (syn. Rhipsalidopsis), sont originaires des forêts tropicales d'Amérique du Sud et d'Amérique centrale. Ils poussent dans le creux des branches où des débris organiques se sont accumulés et décomposés. Contrairement à la majorité des cactus vivant dans les conditions arides du désert, les cactus épiphytes des régions tropicales peuvent recevoir jusqu'à 400 cm de pluie par année. Les branches retombantes du cactus de Noël (Schlumbergera x buckleyi), un hybride, sont composées d'une série de segments à l'extrémité desquels poussent de superbes fleurs vivement colorées. Le cactus de Noël est une plante dite de jours courts et, comme son nom l'indique, fleurit normalement en décembre. Les autres cactus épiphytes qui fleurissent naturellement en novembre ou à Pâques appartiennent généralement à des espèces ou des genres différents. Il existe également de nombreux hybrides.



Le Schlumbergera a été baptisé du nom du collectionneur de cactus français Frédéric Schlumberger. En 1817, les premiers plants ont été exportés du Brésil vers l’Angleterre.

 

Revoir:

 

http://papylou.skynetblogs.be/archive/2009/08/08/epiphyllum-hybride.html

 

Pour compléter:

 

 

http://www.jardin.ch/dossiers/difference.html

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Schlumbergera

 

 

27.10.2010

Syrphe et menthe

 

Cette fois, ce syrphe (sans doute une éristale) a une préférence pour la fleur de la menthe qui pousse en bordure de notre mare.

 

Bonne journée.

 

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26.10.2010

Capucine au jardin

 

La capucine ( Tropaeolum majus) est vivace dans la Cordillères des Andes, d'où les conquistatores de Pizzarre la rapportèrent en même temps que l'or des Incas.

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Son nom « savant » vient du grec « tropalon » qui signifie « trophée »; cela provient du fait que la fleur et la feuille évoquent le casque et le bouclier dont certains monuments sont ornés.

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Son nom « commun » évoque le mot « capuce » ou capuchon à cause de la forme de sa fleur qui ressemble à un capuchon de moine.

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Synonymes:

 

Cresson du Pérou, cresson des Indes, plante pour cheveux, cresson du Mexique, fleur d'amour......

 

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Au jardin, elle est connue pour attirer les pucerons!

 

En gastronomie, les feuilles et les fleurs de la grande capucine sont ajoutées crues aux salades, sauces et mayonnaise. Elles ont une saveur piquante et aromatique qui n'est pas sans rappeler celle du cresson alénois. Les boutons floraux et les jeunes fruits sont parfois conservés dans du vinaigre et ont eux aussi un goût piquant. De cette manière, il est possible de faire un semblant de câpres. La capucine est riche en vitamine C et qu'elle a des propriétés antiseptique, stimulante, expectorante et diurétique.

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Pour compléter:

 

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Grande_capucine

 

http://www.egk.ch/fr/doc/nl/Grande_capucine.pdf

 

http://lesjardinsdepomone.skynetblogs.be/archive/2008/08/31/la-capucine-elle-se-mange-et-seduit.html

 

http://www.plantes-comestibles.com/plantes-comestibles.php

 

 

 

A consulter:

 

http://www.lavieauvert.com/premiere.htm

 

 

A visiter:

 

http://www.michel-fautsch.be/

 

http://natureliberte.skynetblogs.be/

 

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25.10.2010

Syrphe et symphorine

 

Dans cette position, il est plutôt difficile à identifier.

 

Seuls indices: sa coloration assez jaune et la coloration de ses pattes .

 

C'est certainement un syrphe.

 

Mais lequel?

 

Hypothèses: Syrphus vitripennis ? Syrphus ribesii (Syrphe du groseiller) ?

 

 

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Pour compléter:

 

http://www.raywilsonbirdphotography.co.uk/Galleries/Invertebrates/Diptera/Syrphidae.html

 

 

24.10.2010

Croix de Jérusalem

 

Vaste tribu que celle des lychnis. Elle contient des plantes encore peu éloignées de leur aspect sauvage d’où un côté nature qui séduit.


De la famille des caryophyllacées, les lychnis très voisins des coquelourdes de jardins regroupent une série de plantes vivaces. Ce genre comprend de très nombreuses espèces dont les principales caractéristiques sont des feuilles opposées et un renflement noueux à la base de la tige. Le fruit est à maturité une capsule en forme de calice. Tous ont également des sépales soudés en forme de tube et des pétales plus ou moins crénelés.


La zone de propagation s’étend sur toute l’Europe Centrale, une partie de la Russie et de l’Amérique du Nord, le Groënland, le Japon et la Chine.

 

 

Lychnis chalcedonica : la croix de Jérusalem ou de Malte


Le plus connu des lychnis, il ornait déjà autrefois les jardins potagers. Cette plante velue à feuilles lancéolées peut mesurer 1m de hauteur et donne au mois de juin et juillet des ombelles de fleurs rouge écarlate ayant la forme d’une croix (d’où leurs noms) pour la composition de bouquets. Il en existe aussi une variété blanche. Très robuste, elle se multiplie facilement par semis ou division des touffes et peut rester pendant des années au même endroit. La couleur rouge est si vive que peu de couleurs peuvent l’accompagner hormis peut-être le blanc de certaines campanules et les lis de la Madone.

 

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23.10.2010

Papillons en automne

 

Une rencontre un peu inhabituelle au jardin!

 

Nous sommes le 18 octobre 2010. Un pâle soleil éclaire le jardin. Tous les insectes butineurs en profitent pour batifoler autour des fleurs d'aster.

 

Et aussi deux papillons aux ailes bien nettes. Sont-ils d'une seconde génération?

 

L'un est une petite tortue (Aglais urticae). Je l'ai observé quelques fois dans le jardin. Il apprécie sans doute notre massif d'orties qui en tapisse le fond.

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Il pourrait hiverner dans les anfractuosités d'arbres morts, dans les rochers voire dans les maisons, les greniers

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Autrefois parmi les papillons les plus communs, il est en très forte et très rapide déclin, au moins en Europe de l'Ouest. Cette régression ne peut être expliquée par le recul de sa plante hôte, car cette dernière (l'ortie) est au contraire très présente et profite même de l'eutrophisation générale de l'environnement. La chrysalide est parfois mangée par des guêpes, mais ces dernières sont aussi en forte régression.

 

D'autres phénomènes sont encore mal compris (dégradation de l'environnement, pollution de l'air, pluies contaminées par les pesticides qui auraient pu entraîner une forte déplétion immunitaire chez les individus de cette espèce). Des preuves scientifiques montrent que la sécheresse estivale est une cause de régression des populations, car les larves se développent normalement sur les feuilles gorgées d'une sève riche en nitrate, mais les petites tortues ont été encore plus rares les étés humides de 2007 et 2008. Néanmoins, avant l'an 2000, selon les données issues d'un programme anglais de surveillance des papillons, il y a une bonne corrélation entre le succès reproductif, l'abondance des populations de cette espèce et le stress hydrique de la plante hôte ; De 1976 à 1995, la reproduction a eu plus de succès les étés qui ont été frais et humides en début d'été que quand il a fait chaud et sec. Ce papillon pourrait donc aussi être sensible au réchauffement climatique.

 

 

L'autre est un vulcain (Vanessa atalanta), lui aussi avec des ailes bien nettes. Il est toujours en éveil, prêt a chasser l'intrus, y compris le photographe, qui empiète sur son territoire. Il s'envole alors rapidement, tourne deux ou trois fois autour du visiteur, puis va se poser un peu à l'écart., revenant à son point de départ dès que le danger est passé.

 

Il hivernera sans doute dans le massif de lierre maintenant en fleurs pour le plaisir de tous ces butineurs.

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P.S. Je l'ai encore aperçu hier dans le jardin.

 

Pour compléter:

 

Petite tortue:

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Petite_tortue

 

http://papillon.vulcain.pagesperso-orange.fr/petite_tortue.htm

 

http://www.natagora.org/index.php?option=com_content&task=view&id=816&Itemid=168

 

Vulcain:

 

http://www.natagora.org/index.php?option=com_content&task=view&id=829&Itemid=168

 

 

Des orties et des fleurs dans mon jardin:

 

http://www.natagora.org/index.php?option=com_content&task=view&id=400&Itemid=94

 

http://www.natagora.org/index.php?option=com_content&task=&id=0&Itemid=0&limit=9&limitstart=36

 

22.10.2010

Amay : sancta Chrodoara

 

Notre circuit découverte nous conduit à la rencontre de Sancta Chrodoara, princesse mérovingienne à jamais endormie dans le choeur de la remarquable Collégiale Ste-Ode et St-Georges.

 

Campée au centre d'Amay, la collégiale a fière allure et profile sur le ciel sa silhouette caractéristique: un long vaisseau prolongé par la masse imposante de l'avant-corps, trois tours majestueuses surmontées de clochers aigus.

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Edifice de l'époque ottonienne, l'église a été bâtie vers 1089. Elle a remplacé une église du Haut Moyen Age, elle-même superposée à un lieu d'occupation romaine.

 

Elle a subi au cours des siècles de nombreuses transformations. Des bâtiments primitifs il ne subsiste que peu de choses: la haute nef, percée sur chaque face de cinq fenêtres en plein cintre, et les deux tours latérales dans leur plus grande partie. La tour centrale ne s'est élevée qu'à partir de 1525.

 

Une restauration complète du bâtiment, aussi bien extérieure qu'intérieure, a été effectuée de 1998 à 2001.

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Les trois tours ont été redressées ainsi que les clochers, les fondations consolidées ( le sol stable se trouve à une profondeur de 18 m), les toitures refaites, les pierres défectueuses réparées, les murailles nettoyées, l'horloge et les boiseries remplacées, les abords aménagés.

 

L'intérieur a trouvé un nouvel éclat par un revêtement blanc qui met en valeur volumes et découpes, peintures, statues et mobilier sacré.

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Un chemin de croix de 15 stations, œuvre du peintre amaytois Georges Leplat, a été mis en place récemment.

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Au centre du choeur, par une large ouverture vitrée, on peut admirer, là où il fut découvert en 1977, le sarcophage de Sancta Chrodoara, véritable chef d'oeuvre de l'art mérovingien.

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Cette découverte est le fruit du hasard, un hasard quelque peu forcé. Alors qu’on savait que les fondations du village gallo-romain, sous la place actuelle d’Amay, se prolongeaient sous la collégiale, personne n’avait jamais autorisé de fouilles dans le lieu saint. L’abbé Léon Ledent, féru d’archéologie, sera l’initiateur des premiers coups de pioche, début des années 70. "L’abbé profita d’un problème d’humidité à l’endroit des trois marches qui menaient au chœur de l’édifice pour enclencher des travaux et faire entrer par la même occasion les archéologues". Le sarcophage fut retrouvé vide, les reliques de la sainte ayant été transférées dans la châsse vers le 12e siècle. Une châsse qui constitue d’ailleurs le second fleuron du patrimoine amaytois.

 

 

La silhouette de Sancta Chrodoara est représentée sur le couvercle, gravée dans de la pierre calcaire des environs de Saint-Dizier. Et il met en valeur d’incontestables qualités artistiques. Ainsi, la partie supérieure montre un personnage féminin, vêtu d’une longue robe et portant un bâton à la main droite. Le dessin est remarquable et la gravure est toute de finesse.

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Il s'agit, en effet, du seul sarcophage à figure humaine de l'époque mérovingienne que l'on connaisse en Europe. Il comporte deux inscriptions identifiant la défunte. C'est Chrodoara, veuve du duc Bodegisel, fils de Mummolinus de Soissons, et tante d'Adagisel-Grimo, clerc de l'église de Verdun et membre d'une famille noble franque du sud de Trève, les Chrodoin. Ce dernier, dans son testament daté de 634, mentionne que Chrodoara a reçu sa sépulture dans l'église d'Amay et l'une des deux inscriptions précise que la défunte a fait d'importantes donations à la communauté dont elle était vraisemblablement l'abbesse après le décès de son mari.

 

Sur le couvercle du sarcophage, Chrodoara - qui jouit encore d'un culte local sous le nom de Sainte-Ode - est représentée dans une longue robe et tient dans la main un bâton pastoral, insigne de la dignité. Le reste du couvercle et les côtés sont ornés d'entrelacs de type insulaire et de rinceaux du style de l'hypogée des Dunes à Poitiers, datant du VIIe siècle. Exécuté au cours de ce siècle ou dans la première moitié du siècle suivant, le sarcophage de Chrodoara est chargé d'histoire et lourd de signification pour l'étude de l'évolution des clans d'Austrasie à l'époque mérovingienne.

 

C'est l'oeuvre d'art la plus spectaculaire du Haut Moyen Age conservée en Belgique.

 

 

Pour compléter:



http://www.amay.be/index.php?Itemid=66&id=63&option=com_content&task=view



http://www.tourisme-hesbaye-meuse.be/fr/patrimoine-architectural-an/patrimoine-religieux-et-abbayes/eglise-st-georges-et-ste-ode.html

http://www.angelfire.com/az/univers/Sarco.html



http://www.belgiumview.com/belgiumview/tl2/view0000381.php4



http://www.wallonie-en-ligne.net/1995_wallonie_atouts-references/1995_ch13-1_stiennon_jacques.htm



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