17.10.2010
Eristale et verge d'or du Canada
Dans un coin du jardin, quelques plants de la verge d'or du Canada (Solidago canadiensis) attirent les insectes butineurs.

Cette plante pousse aussi bien en sol riche ou stérile qu'en sol sec ou humide, dans les lieux boisés ou dans les prés. On la trouve aussi bien sur les dunes maritimes qu'en altitude élevée en montagne.
Les tiges sont en général simples et portent des feuilles lobées ou nettement dentées. Son inflorescence forme un grand panache de plusieurs centaines de capitules, dont chacun est une petite « marguerite »; un bouton central de petites florules tubuleuses entourées de rayons de florules liguleuses (en forme de languettes). Les fleurs sont jaunes et s'épanouissent du milieu de l'été jusqu'à la fin de l'automne. Le calice, fermement relié au pistil composé de florules individuelles, est couronné de poils fins qui forment un parachute au sommet du fruit mûr, sec et petit, et en facilitent la dispersion par le vent.
Son magnifique plumeau jaune est particulièrement apprécié à la fin de l'été, notamment par les abeilles que l'on voit souvent bourdonner dans les parages.
On utilisait autrefois cette fleur pour teindre la laine.
Il existe de nombreuses espèces de verge d’or, plus de cent. Ces diverses espèces prospèrent dans les habitats les plus variés, ce qui caractérise le paysage de la vallée du Saint-Laurent, mais aussi de l’ensemble de l’Amérique du Nord. Il faut dire que cette plante se dissémine aisément grâce à ses prolifiques fruits duveteux (entre 15 000 et 20 000 par plant). Une fois en place, c’est plutôt par ses rhizomes que la verge d’or gagne en surface.
Les verges d’or se retrouvent par ailleurs très nombreuses en Europe. Elles y sont même parfois considérées nuisibles, à l’instar d’ici. Il est fréquent que l’on prenne des mesures pour s’en débarrasser.
Les diverses espèces de verge d’or sont bien connues des peuples Autochtones. Les usages thérapeutiques sont nombreux, la verge d’or étant notamment utilisée comme stimulant hépatique, fébrifuge et antidiarrhéique. Chez les Meskwakie, on en donne aussi aux enfants qui tardent à parler ou ne rient jamais.
Quant à l'insecte, il s'agit d'une éristale. Obstinée ou gluante? Je ne sais pas. A vous de juger!

Pour avoir le temps de la photographier, il suffit d'attendre qu'elle fasse sa toilette. Cela dure quelques minutes, le temps de débarbouiller la tête, l'abdomen et de lisser les ailes.



Déjà beaucoup de photos d'éristales sur ce blog! A vous de chercher.
Pour compléter:
http://www.baladesentomologiques.com/pages/ERISTALES_de_l...
http://365photo.over-blog.com/categorie-11380793.html
http://aramel.free.fr/INSECTES15terterter.shtml
08:13 Écrit par Papylou dans Insectes, Nature, Photographie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jardin, été, éristale, verge d'or du canada, soligage, solidago canadiensis
16.10.2010
Tachinaire des chenilles (Tachina fera)
Elle n'est vraiment pas jolie avec son corps hérissé de soies.


Je l'ai déjà rencontrée dans le jardin. C'est la tachinaire des chenilles ou mouche des chenilles (Tachina fera).
Les tachinaires forment une famille importante de diptères. Les larves de ces mouches sont endoparasites de divers insectes : chenilles de lépidoptères, punaises, hannetons, sauterelles, etc. À ce titre, ces mouches se révèlent de précieux auxiliaires pour l'agriculture.
Le plus souvent, ces mouches pondent directement un seul œuf sur l'insecte parasité. La larve, aussitôt qu'elle éclot, pénètre dans son hôte et le dévorera. Quelquefois, ces mouches déposent des œufs sur des plantes où les larves vont guetter un hôte sur lequel elles se fixeront. Faute de rencontre favorable, la larve mourra en quelques jours.



Revoir:
http://papylou.blogs.lalibre.be/archive/2009/11/03/tachin...
http://papylou.skynetblogs.be/archive/2009/11/03/tachinai...
Pour compléter:
http://www.ecosociosystemes.fr/tachinaire.html
http://champignon.champyves.free.fr/FicsHtml/I_Tachinaire...
http://lejardindenanny.skynetblogs.be/archive/2010/09/04/...
http://macrophotoplaisirpassion.blogspot.com/2010/09/la-m...

10:15 Écrit par Papylou dans Insectes, Nature, Photographie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jardin, symphorine, tachinaire, mouche, tachina fera
15.10.2010
Volucelle transparente
En cette fin du mois d'août, les fleurs de la symphorine attirent encore de nombreux insectes.

Cette fois, c'est une volucelle transparente (Volucella pellucens) observée une première fois en 2008.
Ce syrphe est très facilement reconnaissable à la partie antérieure de son abdomen, blanc et translucide.

Sa tête vue de face est triangulaire (conique), abritant une longue langue lui permettant de se nourrir du nectar de nombreuses fleurs.




Revoir:
http://papylou.skynetblogs.be/archive/2008/11/06/symphori...
http://papylou.blogs.lalibre.be/archive/2008/11/06/sympho...
Pour compléter:
http://insectes.lecolebuissonniere.eu/page108.html
http://www.naturalist.fr/Pags-arthr/Diptera/Syrphidae.htm
http://aramel.free.fr/INSECTES15terterter%27-01.shtml
http://fr.wikipedia.org/wiki/Volucella_pellucens
10:16 Écrit par Papylou dans Insectes, Nature, Photographie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : jardin, automne, volucelle, symphorine
14.10.2010
Aster et butineurs (2)
Bonjour,
D'autres visiteurs sur notre aster de la Nouvelle-Belgique: : abeille, syrphe et éristale.
Bonne journée





10:07 Écrit par Papylou dans Insectes, Nature, Photographie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jardin, automne, butineurs, aster, syrphe, abeille, éristale
13.10.2010
Aster et butineurs
Mi-octobre, il fleurit abondamment au fond de notre jardin. Il est même envahissant.
C'est l'aster de la Nouvelle-Belgique (Aster novi-belgii L.).


C'est une espèce cultivée, à floraison automnale, qui est fréquemment subspontanée dans les décombres ou sur les rives des cours d'eau. Elle est d'origine nord-américaine, introduite en 1710.
La plante est plus ou moins glabre. Les feuilles sont légèrement embrassantes. Les ligules étroites sont lilas pâle, parfois blanches. Les bractées sont légèrement écartées de l'involucre.
Largement répandu dans toute l'Europe, les asters nord américains sont classés comme plante invasive dans plusieurs pays européens comme la France, la Suisse, l'Autriche, la Hongrie. Ils peuvent envahir des sites de grand intérêt écologique comme les zones humides. Etant donné leur forte aptitude à la multiplication végétative, ils peuvent former des populations denses et monospécifiques qui empêchent le développement de la flore indigène. La biologie et la stratégie d'invasion des asters nord américains sont très similaires à celles des solidages exotiques envahissants (Solidago canadensis and S. gigantea).
Les fleurs attirent de nombreux butineurs.
Cette éristale non identifiée

Ou encore le joli syrphe à ceinture (Episyrphus balteatus).



Pour compléter:
http://www.alterias.be/fr/liste-des-plantes-invasives-et-...
10:46 Écrit par Papylou dans Nature, Photographie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jardin, automne, aster, syrphe, éristale
12.10.2010
Tégénaire
Elles sont de retour à l'intérieur de nos maisons.
Avec leur longues pattes elles sont plutôt impressionnantes.
Pour avoir une idée de sa taille: la planche de la table fait 60 mm de large.
L'identification est une affaire de spécialiste!
Cela pourrait être une grande tégénaire (Tegenaria atrica). Cela devrait être confirmé.




D'autres photos de tégénaires ont déjà été présentées sur ce blog.
09:35 Écrit par Papylou dans Nature, Photographie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jardin, automne, araugnée, tégénaire, tegenaria sp.
11.10.2010
Kinderdijk: les moulins
Nous profitons d'un dimanche ensoleillé pour faire une incursion dans la Hollande toute proche.
Notre but: les moulins de Kinderdijk



La région de l'Alblasserwaard s'étend sur 25 000 ha à l'est de Rotterdam. Elle fut habitée dès le 11ème siècle et se composait, à cette époque uniquement de marécages.
Afin de transformer les marais en terres cultivables, les habitants entreprirent de creuser des canaux et de retirer de la tourbe qu'ils utilisaient comme combustible.
Petit à petit les terres s'assèchent et l'eau ruisselle à travers les tourbières pour rejoindre les rivières qui, elles mêmes se jettent dans la mer.
Ces travaux ne sont cependant pas sans conséquence. Les terres s'affaissent et le niveau des rivières monte. Il faut alors construire des digues et des écluses pour éviter des inondations catastrophiques.
Ces premières digues datent du 12ème siècle.
L'administration des eaux et polders est chargée de leur entretien.
Malheureusement ce dispositif se révèle insuffisant d'autant que les habitants continuent à extraire la tourbe qui assure à la fois leur moyen de chauffage et quelques rentrées d'argent.
Au 14ème siècle, on construit des bassins et les premiers moulins de drainage font leur apparition.
En 1726 une grave inondation dévaste la région et démontre une nouvelle fois le manque d'efficacité des moyens mis en place.
C'est pourquoi entre 1738 et 1740, des moulins en brique sont construits en masse ce qui permit de gagner un mètre d'eau sur la totalité de la superficie des bassins.
En 1868, des stations de pompage à vapeur sont installés et, de nos jours, ce sont des stations ultra-modernes utilisant le principe de vis d'Archimède qui ont pris le relais des moulins.
Les moulins de Kinderdijk ont été classés au Patrimoine mondial de l'UNESCO en 1997. Ils témoignent de la ténacité et du courage de tout un peuple.
Le site de Kinderdijk est unique au monde, on ne trouve nulle part ailleurs autant de moulins aussi bien conservés et en aussi grand nombre. En tout, dix-neuf moulins à vent s'y dressent à proximité les uns des autres :
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8 moulins sur le Nederwaard
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8 moulins sur I'Overwaard
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2 moulins sur le polder de Nieuw-Lekkerland, dont un moulin à pivot
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1 moulin sur le Blokweer
Les moulins du Nederwaard sont des moulins en brique à calotte tournante avec roue à aubes couverte. Ils ont été construits en 1738.



Ceux d'Overwaard et du polder de Nieuw-Lekkerland sont des moulins octogonaux avec roue à aubes couverte et calotte en chaume, qui ont été construits en 1740.




Seul le dernier moulin du polder de Nieuw-Lekkerland, un moulin à eau du type 'Wipmolen' ou moulin à pivot, date de 1761.


Pour compléter:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Kinderdijk
http://www.kinderdijk.org/home.shtml
http://whc.unesco.org/fr/list/818
http://www.holland.com/fr/culture/moulins/histoire.jsp

Et encore
Il subsiste quelque 1000 moulins à vent, dispersés à travers les douze provinces. Toutefois, la plus grande concentration de moulins se trouve en Hollande Septentrionale et Méridionale. Deux types de moulins caractérisent la campagne hollandaise : le moulin à eau et le moulin à vent.
Moulin à eau
Le moulin à eau se retrouve surtout dans les régions de l’est et du sud du pays : Twente, l’est de la Veluwe, Achterhoek, l’est du Brabant et le Limbourg, le courant des cours d’eau y étant suffisamment fort pour alimenter la roue du moulin. Le moulin à eau servait surtout à moudre le grain, mais il était utilisé aussi pour la production du papier et de l’huile et pour scier le bois de construction. A ce jour il reste quelque 70 moulins de ce type en Hollande.
Moulin à vent
Les moulins à vent sont départagés en deux catégories : le moulin industriel et le moulin de drainage.
Les moulins industriels dérivaient leur nom de la fonction qu’ils avaient, moulin de scierie, etc. Les progrès de la technique les ont fait disparaître mais il en subsiste quelques-uns. Comme leur nom l’indique, les moulins de drainage drainent les terres situées derrière les digues et créent ainsi les ‘polders’ (terrain gagné sur la mer). Ces moulins sont toujours en fonction dans quelques polders plus anciens. Le vent fait tourner les ailes du moulin et celles-ci à leur tour actionnent la meule. Il subsiste quelque 1000 moulins à vent, dispersés à travers les douze provinces. Toutefois, le plus grande concentration de moulins se trouve en Hollande septentrionale.
Les moulins ont un langage
Les moulins ont un langage qui se lit en examinant la position des ailes. On compte quatre positions : la célébration, le deuil, le bref repos et le repos plus long. L'inclinaison diffère à chaque position. Ainsi les villageois sont tenus au courant des heurs et des meurs de la vie du meunier. Certaines positions de repos furent aussi utilisées durant la Seconde Guerre Mondiale pour transmettre des messages à des personnes de confiance. Les messages étaient relayés au moyen de signaux pré-établis et utilisés pour avertir des raids imminents.

17:49 Écrit par Papylou dans Nature, Photographie, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : kinderdijk, pays-bas, moulins
Automne au jardin - 1

12:24 Écrit par Papylou dans Nature, Photographie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jardin, automne, vigne vierge


