24.10.2010
Croix de Jérusalem
Vaste tribu que celle des lychnis. Elle contient des plantes encore peu éloignées de leur aspect sauvage d’où un côté nature qui séduit.
De la famille des caryophyllacées, les lychnis très voisins des coquelourdes de jardins regroupent une série de plantes vivaces. Ce genre comprend de très nombreuses espèces dont les principales caractéristiques sont des feuilles opposées et un renflement noueux à la base de la tige. Le fruit est à maturité une capsule en forme de calice. Tous ont également des sépales soudés en forme de tube et des pétales plus ou moins crénelés.
La zone de propagation s’étend sur toute l’Europe Centrale, une partie de la Russie et de l’Amérique du Nord, le Groënland, le Japon et la Chine.
Lychnis chalcedonica : la croix de Jérusalem ou de Malte
Le plus connu des lychnis, il ornait déjà autrefois les jardins potagers. Cette plante velue à feuilles lancéolées peut mesurer 1m de hauteur et donne au mois de juin et juillet des ombelles de fleurs rouge écarlate ayant la forme d’une croix (d’où leurs noms) pour la composition de bouquets. Il en existe aussi une variété blanche. Très robuste, elle se multiplie facilement par semis ou division des touffes et peut rester pendant des années au même endroit. La couleur rouge est si vive que peu de couleurs peuvent l’accompagner hormis peut-être le blanc de certaines campanules et les lis de la Madone.


08:36 Écrit par Papylou dans Fleurs, Nature, Photographie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jardin, été, croix de malte, lychnis
23.10.2010
Papillons en automne
Une rencontre un peu inhabituelle au jardin!
Nous sommes le 18 octobre 2010. Un pâle soleil éclaire le jardin. Tous les insectes butineurs en profitent pour batifoler autour des fleurs d'aster.
Et aussi deux papillons aux ailes bien nettes. Sont-ils d'une seconde génération?
L'un est une petite tortue (Aglais urticae). Je l'ai observé quelques fois dans le jardin. Il apprécie sans doute notre massif d'orties qui en tapisse le fond.


Il pourrait hiverner dans les anfractuosités d'arbres morts, dans les rochers voire dans les maisons, les greniers

Autrefois parmi les papillons les plus communs, il est en très forte et très rapide déclin, au moins en Europe de l'Ouest. Cette régression ne peut être expliquée par le recul de sa plante hôte, car cette dernière (l'ortie) est au contraire très présente et profite même de l'eutrophisation générale de l'environnement. La chrysalide est parfois mangée par des guêpes, mais ces dernières sont aussi en forte régression.
D'autres phénomènes sont encore mal compris (dégradation de l'environnement, pollution de l'air, pluies contaminées par les pesticides qui auraient pu entraîner une forte déplétion immunitaire chez les individus de cette espèce). Des preuves scientifiques montrent que la sécheresse estivale est une cause de régression des populations, car les larves se développent normalement sur les feuilles gorgées d'une sève riche en nitrate, mais les petites tortues ont été encore plus rares les étés humides de 2007 et 2008. Néanmoins, avant l'an 2000, selon les données issues d'un programme anglais de surveillance des papillons, il y a une bonne corrélation entre le succès reproductif, l'abondance des populations de cette espèce et le stress hydrique de la plante hôte ; De 1976 à 1995, la reproduction a eu plus de succès les étés qui ont été frais et humides en début d'été que quand il a fait chaud et sec. Ce papillon pourrait donc aussi être sensible au réchauffement climatique.
L'autre est un vulcain (Vanessa atalanta), lui aussi avec des ailes bien nettes. Il est toujours en éveil, prêt a chasser l'intrus, y compris le photographe, qui empiète sur son territoire. Il s'envole alors rapidement, tourne deux ou trois fois autour du visiteur, puis va se poser un peu à l'écart., revenant à son point de départ dès que le danger est passé.
Il hivernera sans doute dans le massif de lierre maintenant en fleurs pour le plaisir de tous ces butineurs.




Pour compléter:
Petite tortue:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Petite_tortue
http://papillon.vulcain.pagesperso-orange.fr/petite_tortue.htm
http://www.natagora.org/index.php?option=com_content&task=view&id=816&Itemid=168
Vulcain:
http://www.natagora.org/index.php?option=com_content&task=view&id=829&Itemid=168
Des orties et des fleurs dans mon jardin:
http://www.natagora.org/index.php?option=com_content&task=view&id=400&Itemid=94
http://www.natagora.org/index.php?option=com_content&task=&id=0&Itemid=0&limit=9&limitstart=36
15:29 Écrit par Papylou dans Insectes, Nature, Photographie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : papillons, automne, jardin, vulcain, petite tortue
22.10.2010
Amay : sancta Chrodoara
Notre circuit découverte nous conduit à la rencontre de Sancta Chrodoara, princesse mérovingienne à jamais endormie dans le choeur de la remarquable Collégiale Ste-Ode et St-Georges.
Campée au centre d'Amay, la collégiale a fière allure et profile sur le ciel sa silhouette caractéristique: un long vaisseau prolongé par la masse imposante de l'avant-corps, trois tours majestueuses surmontées de clochers aigus.


Edifice de l'époque ottonienne, l'église a été bâtie vers 1089. Elle a remplacé une église du Haut Moyen Age, elle-même superposée à un lieu d'occupation romaine.
Elle a subi au cours des siècles de nombreuses transformations. Des bâtiments primitifs il ne subsiste que peu de choses: la haute nef, percée sur chaque face de cinq fenêtres en plein cintre, et les deux tours latérales dans leur plus grande partie. La tour centrale ne s'est élevée qu'à partir de 1525.
Une restauration complète du bâtiment, aussi bien extérieure qu'intérieure, a été effectuée de 1998 à 2001.

Les trois tours ont été redressées ainsi que les clochers, les fondations consolidées ( le sol stable se trouve à une profondeur de 18 m), les toitures refaites, les pierres défectueuses réparées, les murailles nettoyées, l'horloge et les boiseries remplacées, les abords aménagés.
L'intérieur a trouvé un nouvel éclat par un revêtement blanc qui met en valeur volumes et découpes, peintures, statues et mobilier sacré.



Un chemin de croix de 15 stations, œuvre du peintre amaytois Georges Leplat, a été mis en place récemment.

Au centre du choeur, par une large ouverture vitrée, on peut admirer, là où il fut découvert en 1977, le sarcophage de Sancta Chrodoara, véritable chef d'oeuvre de l'art mérovingien.

Cette découverte est le fruit du hasard, un hasard quelque peu forcé. Alors qu’on savait que les fondations du village gallo-romain, sous la place actuelle d’Amay, se prolongeaient sous la collégiale, personne n’avait jamais autorisé de fouilles dans le lieu saint. L’abbé Léon Ledent, féru d’archéologie, sera l’initiateur des premiers coups de pioche, début des années 70. "L’abbé profita d’un problème d’humidité à l’endroit des trois marches qui menaient au chœur de l’édifice pour enclencher des travaux et faire entrer par la même occasion les archéologues". Le sarcophage fut retrouvé vide, les reliques de la sainte ayant été transférées dans la châsse vers le 12e siècle. Une châsse qui constitue d’ailleurs le second fleuron du patrimoine amaytois.
La silhouette de Sancta Chrodoara est représentée sur le couvercle, gravée dans de la pierre calcaire des environs de Saint-Dizier. Et il met en valeur d’incontestables qualités artistiques. Ainsi, la partie supérieure montre un personnage féminin, vêtu d’une longue robe et portant un bâton à la main droite. Le dessin est remarquable et la gravure est toute de finesse.

Il s'agit, en effet, du seul sarcophage à figure humaine de l'époque mérovingienne que l'on connaisse en Europe. Il comporte deux inscriptions identifiant la défunte. C'est Chrodoara, veuve du duc Bodegisel, fils de Mummolinus de Soissons, et tante d'Adagisel-Grimo, clerc de l'église de Verdun et membre d'une famille noble franque du sud de Trève, les Chrodoin. Ce dernier, dans son testament daté de 634, mentionne que Chrodoara a reçu sa sépulture dans l'église d'Amay et l'une des deux inscriptions précise que la défunte a fait d'importantes donations à la communauté dont elle était vraisemblablement l'abbesse après le décès de son mari.
Sur le couvercle du sarcophage, Chrodoara - qui jouit encore d'un culte local sous le nom de Sainte-Ode - est représentée dans une longue robe et tient dans la main un bâton pastoral, insigne de la dignité. Le reste du couvercle et les côtés sont ornés d'entrelacs de type insulaire et de rinceaux du style de l'hypogée des Dunes à Poitiers, datant du VIIe siècle. Exécuté au cours de ce siècle ou dans la première moitié du siècle suivant, le sarcophage de Chrodoara est chargé d'histoire et lourd de signification pour l'étude de l'évolution des clans d'Austrasie à l'époque mérovingienne.
C'est l'oeuvre d'art la plus spectaculaire du Haut Moyen Age conservée en Belgique.
Pour compléter:
http://www.amay.be/index.php?Itemid=66&id=63&option=com_content&task=view
http://www.angelfire.com/az/univers/Sarco.html
http://www.belgiumview.com/belgiumview/tl2/view0000381.php4
http://www.wallonie-en-ligne.net/1995_wallonie_atouts-references/1995_ch13-1_stiennon_jacques.htm
12:40 Écrit par Papylou dans Loisirs, Photographie, Voyage, Wallonie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : amay, sancta chrodoara, collégiale, bord de meuse
21.10.2010
Jehay
Patrimoine exceptionnel de Wallonie, l'ensemble formé par le Château de Jehay et les terrains environnants est remarquable : le site a connu une occupation ininterrompue depuis le début de l'ère chrétienne, ainsi qu'en témoignent de nombreux vestiges, notamment découverts dans les douves.
L'aspect général du château lui donne un visage serein du milieu du XVIème siècle. Mais, sous la cour suspendue, les caves et les douves abondent de vestiges des temps les plus reculés: murs celtes d'allure cyclopéenne, fondation d'un castrum romain, route carolingienne et colonnes de la même époque sur laquelle prennent appui des voûtes gothiques.
Le sort de Jehay fut souvent lié à celui de la Cité ardente.
Propriété des Mérode depuis 1492, il est vendu en 1680 à François van den Steen, baron de Saive, grand mayeur de Liège; il reste dans cette famille jusqu'au décès du Comte Guy van den Steen, en 1999.
Depuis lors, le Château est la propriété de la Province de Liège.
La demeure, incomparable, sertie dans sa façade en damier, mélange géométrique de pierres blanches et grises, est unique en Europe.



La visite du Château est riche de découvertes : les meubles rares, les collections d'orfèvrerie, les dentelles, les porcelaines, les tapisseries, les livres, l'argenterie, les tableaux et les sculptures : autant de pièces précieuses réunies par le Comte Guy.

Le pont qui franchit les douves est une invitation aux enchantements.


L'émerveillement se prolonge dans les jardins, au gré des sentiers, des charmilles et des fontaines, le long de la grande allée qu'alignent cascatelles et nymphes, oeuvres délicates du Comte Guy.



Le Comte Guy van den Steen était un sculpteur et un ferronnier d'art, mais il avait aussi une passion pour l'archéologie, chevronné d'alpinisme, champion de ski, et acharné de spéléologie
Toutes les œuvres de Guy van den Steen (dans la plupart des cas des nus, réalisés soit en bronze soit en bois) représentent un hommage apporté à l’être humain, à la fois à son corps et à son esprit, r


L’un des murs du hall du château sert de support pour l’une des plus valeureuses sculptures de l’artiste, qui a nécessité une dizaine d’années de travail (1966-1976). Il s’agit de “Marsyas et les nymphes", une nouveauté dans l’art sculptural, par l’introduction de la perspective en 3D.

Cet œuvre est réalisée sur une surface concave, par une technique appelée « la technique du relief progressif ». Les personnages sortent effectivement du plan (bas relief) pour s’avancer vers le visiteur avec seulement une partie du corps.
Un joyau à découvrir absolument.
Pour compléter:
http://www.prov-liege.be/culture/jehay/jehay.htm
http://www.antonia-dinsuflet.be/chateaujehay.htm
http://michka.blog50.com/archive/2009/10/06/un-chateau-digne-d-un-conte-de-fee.html
http://www.bebertchi.be/crbst_63.html
07:10 Écrit par Papylou dans Loisirs, Photographie, Voyage, Wallonie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : château, jehay, guy van den steen, amay, bord de meuse
20.10.2010
La Paix-Dieu
Mardi 19 octobre 2010: petite ballade en bord de Meuse.
Trois sites à visiter: l'ancienne abbaye de la Paix-Dieu, la château de Jehay et la collégiale d'Amay.
L'abbaye de la Paix-Dieu
Sise au creux d'un vallon, isolée par des bois, des prés et des champs, la Paix-Dieu se présente comme un site architectural harmonieux, en parfait accord avec la nature.

La fondation de l’abbaye s’inscrit dans le mouvement mystique féminin qui marqua le diocèse de Liège au début du 13e siècle.
C’est à l’invitation du chevalier Arnould de Corswarem, entre 1239 et 1241, que des moniales cisterciennes provenant du Val-Benoît fondèrent un nouveau monastère dans le village hesbignon d’Oleye. Toutefois, cet emplacement ne répondait pas aux critères des Cisterciens pour l’implantation de leurs abbayes.
Aussi, en 1244, l’abbaye est transférée dans un site de vallée, à la confluence de plusieurs ruisseaux, au lieu-dit Grognart. La présence, à cet endroit, d’un moulin, nécessaire à la transformation de céréales dont la communauté avait besoin pour subsister, ne fut pas étrangère au choix du site.
Immédiatement, l’abbaye de la Paix-Dieu constitue un domaine agricole pour vivre selon l’idéal d’autarcie des Cisterciens.
Les bâtiments de style « Renaissance mosane » datent des 17e et 18e siècles. Ils ont subi de profondes modifications à la suite d’incendies, de pillages et de guerres (de religions entre autres).
Si la ferme est encore en bon état, les bâtiments conventuels ont subi d’importantes dégradations après leur vente comme « bien national » en 1797 et après la dispersion des religieuses.
Installé dans une ancienne abbaye cistercienne d’ordre féminin fondée au XIIIe siècle, le Centre de la Paix-Dieu est dirigé depuis 1999 par l’Institut du Patrimoine wallon.
Le Centre assure la transmission des savoir-faire en matière de Patrimoine architectural, distribue des bourses de perfectionnement et organise des classes d’éveil aux métiers du Patrimoine.
Les bâtiments rénovés

La ferme toujours en exploitation

L'église abbatiale protégée des intempéries

L'atelier avec la toiture du pigeonnier et aussi cet élément d'une façade en pans de bois découverte à Liège


Le vieux moulin (la roue date de la fin du XIXème siècle)

Et partout, le travail des artisans mis en valeur: charpentiers, tailleurs de pierre, ferronnier d'art ......


En conclusion, une visite intéressante avec un guide qui nous a bien présenté les difficultés de cet énorme chantier de restauration et qui nous a fait apprécier le travail de tous les artisans qui collaborent à ce projet de formation et de transmission du savoir.
Pour compléter:
http://www.institutdupatrimoine.be/code/fr/cent_hist.asp
http://www.tourisme-hesbaye-meuse.be/fr/patrimoine-archit...
http://www.tourisme-hesbaye-meuse.be/fr/patrimoine-archit...
http://www.portail.wallonie.museum/fr/museum.php?id=9&...
http://www.artthemis.be/saint-symphorien/pdf/Lettre2.pdf
http://guide.wallonie.be/jsp/guide/pgShowGuide5.jsp?path=...
15:49 Écrit par Papylou dans Loisirs, Photographie, Voyage, Wallonie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ballade, bord de meuse, amay, la paix-dieu, abbaye, ipw
19.10.2010
Chèvrefeuille
Les chèvrefeuilles (genre Lonicera) sont des arbustes ou lianes de la famille des caprifoliacées, à feuilles caduques ou persistantes, à fleurs disposées en paires latérales ou en inflorescences terminales. Certaines espèces sont appelées indifféremment chèvrefeuille ou camérisier.
Sa fleur peut être régulière ou à 2 lèvres avec la supérieure à 4 lobes.
Ses fruits sont des baies qui peuvent être très toxiques malgré leur bel aspect. Elle contienne entre autre de la saponine et de l'acide cyanhydrique, ainsi que d'autre substance encore indéterminées. Ses baies sont mortels, surtout les baies qui sont rouges et qui sont trés attirantes pour les enfants.
On en connaît environ 180 espèces dans les régions tempérées de l'hémisphère nord et les régions sub-tropicales.
Le principal attrait des chèvrefeuilles est leur parfum qui a la propriété d'être surtout exhalé la nuit, période durant laquelle ils attirent les papillons nocturnes (noctuelles notamment), spécialisés dans la fécondation de cette espèce.
Pour le plaisir des yeux, voici quelques photos prises en août.






Pour compléter:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A8vrefeuille
http://www.pluct.fr/flore_tourangelle_40.htm
07:05 Écrit par Papylou dans Fleurs, Nature, Photographie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jardin, été, chèvrefeuille
18.10.2010
Syrphe et Heuchère
Il faut être un poids plume pour s'accrocher à une clochette de l'heuchère que nous appelons « Désespoir du peintre ».

C'est le cas pour ce joli syrphe à ceinture ou syrphe ceinturé (Episyrphus balteatus).

Je l'appelle volontiers syrphe en pyjama, traduction libre de sa dénomination en néerlandais: pyjamazweefvlieg.



Pour compléter:
http://www.fsagx.ac.be/zg/Recherche/Ebalteatus.html
http://www.galerie-insecte.org/galerie/episyrphus_balteat...
http://www.inra.fr/opie-insectes/illustr/gal00011.htm
La berce du Caucase est une plante envahissante qu'il faut maitriser.
Pour plus d'informations:
http://environnement.wallonie.be/berce/
http://www.protectiondesoiseaux.be/index.php/protection/7...
09:50 Écrit par Papylou dans Insectes, Nature, Photographie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : jardin, été, syrphe, heuchère, désespoir du peintre


