22/10/2010

Amay : sancta Chrodoara

 

Notre circuit découverte nous conduit à la rencontre de Sancta Chrodoara, princesse mérovingienne à jamais endormie dans le choeur de la remarquable Collégiale Ste-Ode et St-Georges.

 

Campée au centre d'Amay, la collégiale a fière allure et profile sur le ciel sa silhouette caractéristique: un long vaisseau prolongé par la masse imposante de l'avant-corps, trois tours majestueuses surmontées de clochers aigus.

IMG_4425-bis-cadre3.jpg

IMG_4443-bis-cadre3.jpg

Edifice de l'époque ottonienne, l'église a été bâtie vers 1089. Elle a remplacé une église du Haut Moyen Age, elle-même superposée à un lieu d'occupation romaine.

 

Elle a subi au cours des siècles de nombreuses transformations. Des bâtiments primitifs il ne subsiste que peu de choses: la haute nef, percée sur chaque face de cinq fenêtres en plein cintre, et les deux tours latérales dans leur plus grande partie. La tour centrale ne s'est élevée qu'à partir de 1525.

 

Une restauration complète du bâtiment, aussi bien extérieure qu'intérieure, a été effectuée de 1998 à 2001.

IMG_4442-rec-cadre3.jpg



Les trois tours ont été redressées ainsi que les clochers, les fondations consolidées ( le sol stable se trouve à une profondeur de 18 m), les toitures refaites, les pierres défectueuses réparées, les murailles nettoyées, l'horloge et les boiseries remplacées, les abords aménagés.

 

L'intérieur a trouvé un nouvel éclat par un revêtement blanc qui met en valeur volumes et découpes, peintures, statues et mobilier sacré.

Amay1-cadre3.jpg

Amay-cadre3.jpg

Amay2-cadre3.jpg

Un chemin de croix de 15 stations, œuvre du peintre amaytois Georges Leplat, a été mis en place récemment.

IMG_4434-bis-cadre3.jpg

Au centre du choeur, par une large ouverture vitrée, on peut admirer, là où il fut découvert en 1977, le sarcophage de Sancta Chrodoara, véritable chef d'oeuvre de l'art mérovingien.

IMG_4430-bis-cadre3.jpg

Cette découverte est le fruit du hasard, un hasard quelque peu forcé. Alors qu’on savait que les fondations du village gallo-romain, sous la place actuelle d’Amay, se prolongeaient sous la collégiale, personne n’avait jamais autorisé de fouilles dans le lieu saint. L’abbé Léon Ledent, féru d’archéologie, sera l’initiateur des premiers coups de pioche, début des années 70. "L’abbé profita d’un problème d’humidité à l’endroit des trois marches qui menaient au chœur de l’édifice pour enclencher des travaux et faire entrer par la même occasion les archéologues". Le sarcophage fut retrouvé vide, les reliques de la sainte ayant été transférées dans la châsse vers le 12e siècle. Une châsse qui constitue d’ailleurs le second fleuron du patrimoine amaytois.

 

 

La silhouette de Sancta Chrodoara est représentée sur le couvercle, gravée dans de la pierre calcaire des environs de Saint-Dizier. Et il met en valeur d’incontestables qualités artistiques. Ainsi, la partie supérieure montre un personnage féminin, vêtu d’une longue robe et portant un bâton à la main droite. Le dessin est remarquable et la gravure est toute de finesse.

Amay3-cadre3.jpg

 

Il s'agit, en effet, du seul sarcophage à figure humaine de l'époque mérovingienne que l'on connaisse en Europe. Il comporte deux inscriptions identifiant la défunte. C'est Chrodoara, veuve du duc Bodegisel, fils de Mummolinus de Soissons, et tante d'Adagisel-Grimo, clerc de l'église de Verdun et membre d'une famille noble franque du sud de Trève, les Chrodoin. Ce dernier, dans son testament daté de 634, mentionne que Chrodoara a reçu sa sépulture dans l'église d'Amay et l'une des deux inscriptions précise que la défunte a fait d'importantes donations à la communauté dont elle était vraisemblablement l'abbesse après le décès de son mari.

 

Sur le couvercle du sarcophage, Chrodoara - qui jouit encore d'un culte local sous le nom de Sainte-Ode - est représentée dans une longue robe et tient dans la main un bâton pastoral, insigne de la dignité. Le reste du couvercle et les côtés sont ornés d'entrelacs de type insulaire et de rinceaux du style de l'hypogée des Dunes à Poitiers, datant du VIIe siècle. Exécuté au cours de ce siècle ou dans la première moitié du siècle suivant, le sarcophage de Chrodoara est chargé d'histoire et lourd de signification pour l'étude de l'évolution des clans d'Austrasie à l'époque mérovingienne.

 

C'est l'oeuvre d'art la plus spectaculaire du Haut Moyen Age conservée en Belgique.

 

 

Pour compléter:



http://www.amay.be/index.php?Itemid=66&id=63&option=com_content&task=view



http://www.tourisme-hesbaye-meuse.be/fr/patrimoine-architectural-an/patrimoine-religieux-et-abbayes/eglise-st-georges-et-ste-ode.html

http://www.angelfire.com/az/univers/Sarco.html



http://www.belgiumview.com/belgiumview/tl2/view0000381.php4



http://www.wallonie-en-ligne.net/1995_wallonie_atouts-references/1995_ch13-1_stiennon_jacques.htm



21/10/2010

Jehay

 

Patrimoine exceptionnel de Wallonie, l'ensemble formé par le Château de Jehay et les terrains environnants est remarquable : le site a connu une occupation ininterrompue depuis le début de l'ère chrétienne, ainsi qu'en témoignent de nombreux vestiges, notamment découverts dans les douves.

L'aspect général du château lui donne un visage serein du milieu du XVIème siècle. Mais, sous la cour suspendue, les caves et les douves abondent de vestiges des temps les plus reculés: murs celtes d'allure cyclopéenne, fondation d'un castrum romain, route carolingienne et colonnes de la même époque sur laquelle prennent appui des voûtes gothiques.

Le sort de Jehay fut souvent lié à celui de la Cité ardente.

Propriété des Mérode depuis 1492, il est vendu en 1680 à François van den Steen, baron de Saive, grand mayeur de Liège; il reste dans cette famille jusqu'au décès du Comte Guy van den Steen, en 1999.

Depuis lors, le Château est la propriété de la Province de Liège.

La demeure, incomparable, sertie dans sa façade en damier, mélange géométrique de pierres blanches et grises, est unique en Europe.

IMG_4402-bis-cadre3.jpg

IMG_4399-bis-cadre3.jpg

Jehay1-cadre3.jpg


La visite du Château est riche de découvertes : les meubles rares, les collections d'orfèvrerie, les dentelles, les porcelaines, les tapisseries, les livres, l'argenterie, les tableaux et les sculptures : autant de pièces précieuses réunies par le Comte Guy.

IMG_4422-bis-cadre3.jpg


Le pont qui franchit les douves est une invitation aux enchantements.

 

Jehay2-cadre3.jpg

IMG_4404-bis-cadre3.jpg


L'émerveillement se prolonge dans les jardins, au gré des sentiers, des charmilles et des fontaines, le long de la grande allée qu'alignent cascatelles et nymphes, oeuvres délicates du Comte Guy.

IMG_4406-bis-cadre3.jpg

IMG_4412-rec1-cadre3.jpg

IMG_4408-bis-cadre3.jpg

Le Comte Guy van den Steen était un sculpteur et un ferronnier d'art, mais il avait aussi une passion pour l'archéologie, chevronné d'alpinisme, champion de ski, et acharné de spéléologie

 

Toutes les œuvres de Guy van den Steen (dans la plupart des cas des nus, réalisés soit en bronze soit en bois) représentent un hommage apporté à l’être humain, à la fois à son corps et à son esprit, r

Jehay-cadre3.jpg

jehay4-cadre3.jpg

L’un des murs du hall du château sert de support pour l’une des plus valeureuses sculptures de l’artiste, qui a nécessité une dizaine d’années de travail (1966-1976). Il s’agit de  “Marsyas et les nymphes", une nouveauté dans l’art sculptural, par l’introduction de la perspective en 3D.

IMG_4421-bis2-cadre3.jpg

Cet œuvre est réalisée sur une surface concave, par une technique appelée « la technique du relief progressif ». Les personnages sortent effectivement du plan (bas relief) pour s’avancer vers le visiteur avec seulement une partie du corps.

 

Un joyau à découvrir absolument.  



Pour compléter:

 

http://www.prov-liege.be/culture/jehay/jehay.htm

 

http://www.antonia-dinsuflet.be/chateaujehay.htm

 

http://michka.blog50.com/archive/2009/10/06/un-chateau-digne-d-un-conte-de-fee.html

 

http://www.bebertchi.be/crbst_63.html

 

 

20/10/2010

La Paix-Dieu

 

Mardi 19 octobre 2010: petite ballade en bord de Meuse.



Trois sites à visiter: l'ancienne abbaye de la Paix-Dieu, la château de Jehay et la collégiale d'Amay.



L'abbaye de la Paix-Dieu



Sise au creux d'un vallon, isolée par des bois, des prés et des champs, la Paix-Dieu se présente comme un site architectural harmonieux, en parfait accord avec la nature.

La Paix-Dieu4-cadre3.jpg


La fondation de l’abbaye s’inscrit dans le mouvement mystique féminin qui marqua le diocèse de Liège au début du 13e siècle.

C’est à l’invitation du chevalier Arnould de Corswarem, entre 1239 et 1241, que des moniales cisterciennes provenant du Val-Benoît fondèrent un nouveau monastère dans le village hesbignon d’Oleye. Toutefois, cet emplacement ne répondait pas aux critères des Cisterciens pour l’implantation de leurs abbayes.

Aussi, en 1244, l’abbaye est transférée dans un site de vallée, à la confluence de plusieurs ruisseaux, au lieu-dit Grognart. La présence, à cet endroit, d’un moulin, nécessaire à la transformation de céréales dont la communauté avait besoin pour subsister, ne fut pas étrangère au choix du site.

Immédiatement, l’abbaye de la Paix-Dieu constitue un domaine agricole pour vivre selon l’idéal d’autarcie des Cisterciens.

Les bâtiments de style « Renaissance mosane » datent des 17e et 18e siècles. Ils ont subi de profondes modifications à la suite d’incendies, de pillages et de guerres (de religions entre autres).

Si la ferme est encore en bon état, les bâtiments conventuels ont subi d’importantes dégradations après leur vente comme « bien national » en 1797 et après la dispersion des religieuses.

Installé dans une ancienne abbaye cistercienne d’ordre féminin fondée au XIIIe siècle, le Centre de la Paix-Dieu est dirigé depuis 1999 par l’Institut du Patrimoine wallon.

Le Centre assure la transmission des savoir-faire en matière de Patrimoine architectural, distribue des bourses de perfectionnement et organise des classes d’éveil aux métiers du Patrimoine.



Les bâtiments rénovés

La Paix-Dieu2-cadre3.jpg



La ferme toujours en exploitation


La Paix-Dieu-cadre3.jpg

L'église abbatiale protégée des intempéries

IMG_4376-bis-cadre3.jpg



L'atelier avec la toiture du pigeonnier et aussi cet élément d'une façade en pans de bois découverte à Liège

La Paix-Dieu1-cadre3.jpg


IMG_4383-bis-cadre3.jpg

Le vieux moulin (la roue date de la fin du XIXème siècle)


La Paix-Dieu5-cadre3.jpg



Et partout, le travail des artisans mis en valeur: charpentiers, tailleurs de pierre, ferronnier d'art ......

La Paix-Dieu3-cadre3.jpg

La Paix-Dieu6-cadre3.jpg



En conclusion, une visite intéressante avec un guide qui nous a bien présenté les difficultés de cet énorme chantier de restauration et qui nous a fait apprécier le travail de tous les artisans qui collaborent à ce projet de formation et de transmission du savoir.



Pour compléter:

 

http://www.institutdupatrimoine.be/code/fr/cent_hist.asp

 

 

http://www.tourisme-hesbaye-meuse.be/fr/patrimoine-archit...

 

http://www.tourisme-hesbaye-meuse.be/fr/patrimoine-archit...

 

 

http://www.portail.wallonie.museum/fr/museum.php?id=9&...

 

http://www.artthemis.be/saint-symphorien/pdf/Lettre2.pdf

 

http://guide.wallonie.be/jsp/guide/pgShowGuide5.jsp?path=...

 

 

 

29/07/2010

Auvergne - fin

Le voyage en Auvergne est terminé.

Merci de nous avoir suivi pendant ces 15 jours.

Pour retrouver une note, cliquer sur le titre.

Bonne fin de journée

Bien à vous

 

Papylou

 

 

 

Titre de la note

Contenu

Auvergne - 15 suite

Moudeyres, Plateau du Mezenc

Auvergne - 15

Le Puy-en-Velay

Auvergne - 14

Gerbier de Jonc, Les Vans (Ardéche), Pradelles

Auvergne - 13

St-Flour, Lavoûte-Chilhac

Auvergne - 12

Vic-sur-Cère, Plomb du Cantal

Auvergne - 11

Gorge de la Truyère, Mur-de-Barrez, Chaudes-Aigues

Auvergne - 10

Puy Mary, Salers

Auvergne - 9

Blesle, Brioude, Lavaudieu

Auvergne - 8 (suite)

Clermont Ferrand, Billom, Murol

Auvergne - 8

N.D. Du Port (Clermont Ferrand)

Auvergne - 7 (suite)

Puy de la Vache, Puy de Lassolas

Auvergne -7

Puy de la Vache, Puy de Lassolas

Auvergne - 6

Orcival, Besse

Auvergne - 5 (suite)

Usson, Nonette

Auvergne - 5

St-Nectaire, Issoire, St-Saturnin

Auvergne - 4

Effiat, Ennezat, Riom, Mozac

Auvergne - 3

Souvigny, St-Menoux, Moulins

Auvergne - 2

Vichy

Auvergne - 1

Gorges de la Sioule, Charroux, Veauce, Ebreuil

Vers l'Auvergne :...

Paray-le-Monial

Vers l'Auvergne

Marville

Auvergne

Introduction

14:13 Écrit par Papylou-999 dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vacances, auvergne, art roman

28/07/2010

Auvergne - 15 suite

 

Mercredi 30 juin 2010 (suite)

 

 

Au pied du massif du Mézenc, le village de Moudeyres présente une architecture étonnante avec ses maisons aux toits de chaumes et en grosses pierres volcaniques sombres.

IMG_1922-bis-cadre3.jpg
IMG_1923-bis-cadre3.jpg

IMG_1914-bis-cadre3.jpg
IMG_1918-rec-cadre3.jpg
IMG_1921-bis-cadre3.jpg

Le chaume est élaboré à partir de pailles de seigle battues au fléau. On utilisait aussi une couverture en « balayes », c'est-à-dire du genet. La neige et la pluie glissent sans s'infiltrer.

 

Ce type d’habitat était tout à fait adapté à la vie rurale en moyenne montagne.

 

Au cours des temps, de nombreuses chaumières sont parties en feux de pailles et ont été remplacées peu à peu par des toitures plus pérennes en pierres de phonolite : les lauzes.

Depuis une vingtaine d’années, une de ces chaumières, la ferme des Frères Perrel a été restaurée et réaménagée.

 

Ce petit musée illustre la vie paysanne d’autrefois. Cette ferme a été léguée en l'état par les quatre frères Perrel lorsqu'ils sont partis en retraite en 1974. Sans descendance, ils y ont laissé tout, de la vaisselle, leurs meubles, le linge , les outils ...

 

IMG_1912-bis-cadre3.jpg
IMG_1911-bis-cadre3.jpg



 

Pour terminer, les dernières photos des vacances sur le plateau du Mezenc et son habitat dispersé.

 

Avec une altitude moyenne de 1100/1200m cette zone de pâtures et de forêts connait un climat rude.

L'hiver, qui est la saison dominante, s'étire du mois de novembre à la mi-avril, les chutes de neige sont fréquentes (de 50 à 70 jours avec chute de neige en moyenne) mais en dessous de 1300m cette couche de neige est généralement peu durable, le plateau étant fortement soumis aux redoux venant du sud. Au dessus de 1300m l'épaisseur de neige peut par contre être importante avec parfois près d'1m50 hors congères.

Le vent qui souffle fréquemment en tempête sur ces terres dénudées est l'autre élément marquant de l'hiver, il façonne d'énormes congères (congères de plus de 7m en mars 2006) et rend les routes dangereuses lorsque souffle la burle (nom local du blizzard).

 

IMG_1951-rec-cadre3.jpg
IMG_1934-rec-cadre3.jpg
IMG_1926-bis-cadre3.jpg
IMG_1944-bis-cadre3.jpg
IMG_1953-bis-cadre3.jpg
IMG_1957-rec-cadre3.jpg
IMG_1956-bis-cadre3.jpg

 

 

Sans oublier les chiens de notre maison d'hôte, de la race « Malamute de l'Alaska »

IMG_1857-bis-cadre3.jpg

 

IMG_1853-rec-cadre3.jpg
IMG_1851-rec-cadre3.jpg
IMG_1858-rec-cadre3.jpg

 

Pour compléter:



http://moudeyres.blogspot.com/



http://fr.wikipedia.org/wiki/Alaskan_Malamute





 

12:00 Écrit par Papylou-999 dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : vacances, auvergne, mezenc, moudeyres, malamute, fleurs sauvages

27/07/2010

Auvergne - 15

 

Mercredi 30 juin 2010

 

La dernière grande ville inscrite au programme: Le Puy-en-Velay

 

 

Cette visite en quelques images.

 

IMG_1910-bis-cadre3.jpg

 

La plus forte: certainement la montée vers la Cathédrale. C'est un merveilleux édifice roman qui présentent diverses influences dues aux apports de l'Orient et de l'Espagne Mauresque. On y retrouve aussi l'influence byzantine dans les coupoles octogonales des voûtes de la nef.

 

Nous sommes ici sur les pentes du Mont Anis.

 

La rue des Tables conduit au pied du grand escalier (134 marches) donnant accès à l'étrange façade ouest aux laves polychromes, soutenue par les arcades de ses trois portails. Les degrés se prolongent jusqu'à l'intérieur de la nef, devant le choeur. Ce dispositif est unique au monde.

 

En se plaçant devant la façade, le pèlerin remarque que la succession des porches réduit progressivement l'accès, comme s'il fallait se faire tout petit, humble pour entrer dans l'église.

 

IMG_1905-bis-cadre3.jpg

 

A l'intérieur

 

 

IMG_1887-rec-cadre3.jpg
IMG_1881-bis-cadre3.jpg
IMG_1877-bis-cadre3.jpg
IMG_1880-rec-cadre3.jpg
IMG_1890-rec-cadre3.jpg

 

Sur le maître-autel, une étrange Vierge Noire, reproduction d'une statue détruite à la révolution. Cette dernière pouvait provenir d'Egypte et représenter une déesse orientale ou une vierge copte.

 

IMG_1893-rec-cadre3.jpg

 

Dans la chapelle du Saint-Crucifix, une « Vierge de Pitié » datant du XVème siècle.

 

IMG_1882-bis-cadre3.jpg

 

Le grand orgue a été construit en 1689 par Jean Eustache qui lui a attribué deux façades, l'une dirigée vers le choeur, l'autre vers les fidèles. Il a été déplacé en 1994.

 

IMG_1888-bis-cadre3.jpg

 

Une statue de St Jacques pour rappeler que nous sommes au point de départ du « Camino » en France: la « via Podiensis » ou « voie du Puy ». Outre celle-ci, les trois routes principales sont celle de Vézelay, de Tours et d'Arles. Chaque année 15000 personnes environ sont bénies devant cette statue avant leur départ vers St Jacques de Compostelle.

 

IMG_1885-bis-cadre3.jpg

 

Le décor roman du transept nord (XIème – XIIIème siècle)

 

IMG_1876-rec-cadre3.jpg

 

Entre la sacristie et le clocher, la petite cour intérieure présente des exemples de réemploi de pierres et morceaux sculptés. Des bas-reliefs gallo-romains encastrés dans la base du chevet évoquent des scènes de chasse. Au-dessus, une frise décorative aligne une belle succession de volutes en S. Une inscription latine attribue des vertus curatives aux eaux du puits de cette courette.

 

IMG_1902-bis-cadre3.jpg

 

Le clocher a été conçu au XIIème siècle, comme une construction indépendante de la cathédrale et est adossé à son chevet.

 

IMG_1897-bis-cadre3.jpg

 

Le porche du For (XIIème siècle) possède des chapiteaux très fouillés. La porte papale, la plus petite, ne s'ouvrait que devant le Souverain Pontife.

 

IMG_1896-bis-cadre3.jpg

 

Dans l'angle intérieur, les ogives retombent sur un pilastre que soutient une main ouverte sortant de la muraille.

 

IMG_1899-bis-cadre3.jpg
IMG_1900-bis-cadre3.jpg

 

Ce linteau provient d'un ancien temple païen; il porte, avec le nom d'une divinité célébrée sur le mont Anis, celui d'un empereur déifié par les Romains: Adidon et Auguste.

 

IMG_1901-bis-cadre3.jpg
IMG_1901-rec-cadre3.jpg

 

Nous ne sommes pas monté au rocher d'Aiguilhe, cheminée d'un ancien volcan, pour visiter la chapelle Saint-Michel.

 

IMG_1904-rec-cadre3.jpg

 

Dans la vieille ville, de jolies maisons peintes avec des volets très colorés;

 

 

IMG_1907-bis-cadre3.jpg
IMG_1860-bis-cadre3.jpg

 

D'autres plus anciennes

 

 

IMG_1859-bis-cadre3.jpg
IMG_1866-bis-cadre3.jpg

 

Sur la place du Plot, cette fontaine, dite de la « Bidoire », est la plus ancienne de la ville; elle a été aménagée en 1246 et remaniée au XVème siècle. Cette place est aussi le point de départ du pèlerinage quinze fois séculaire de la Vierge du Puy-en-Velay.

 

IMG_1861-bis-cadre3.jpg

 

Dans la rue Chamarlenc, deux mascarons ornent la façade du siège de l'ancienne confrérie des cornards.

 

Cette société était une sorte d’académie de bons vivants, fondée au lendemain des guerres de religion. Ses membres formaient cortège et allaient festoyer sur la rive droite de la Loire, à saint-Germain la Prade. Lors du rite d’intronisation d’un nouveau membre de la confrérie, celui-ci et tous les compagnons devaient embrasser un peuplier qui se trouvait là.

 

IMG_1864-bis-cadre3.jpg
IMG_1865-bis-cadre3.jpg

 

Dans la rue des Farges (ancien quartier des forgerons), cette jolie porte et cette statuette.

 

IMG_1869-bis-cadre3.jpg
IMG_1870-bis-cadre3.jpg

 

En bordure de la vieille ville:

IMG_1909-bis-cadre3.jpg

 

La distillerie de la verveine du Velay fut fondée en 1859. L'immeuble actuel a été construit par l'architecte Proy en 1906, et est représentatif de l'architecture commerciale de la fin du 19e siècle où la façade était conçue comme une enseigne publicitaire destinée à attirer l'oeil. Il accueille un magasin de vente et salle de dégustation au rez-de-chaussée, le logement du propriétaire et, à l'arrière, la distillerie. L'ornementation est réservée aux ferronneries et aux sculptures des frontons et encadrements de portes. L'élément original est la tourelle surmontée d'un dôme garni de vitraux créés par Charles Borie. Le dôme est constitué d'une armature en zinc.

 

(A suivre)

 

Pour compléter:

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Puy-en-Velay

 

http://polymathe.over-blog.com/article-19882164.html

 

http://www.annuaire-mairie.fr/monument-historique-le-puy-en-velay.html

 

 

 

 

 

 

 

10:39 Écrit par Papylou-999 dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vacances, auvergne, le puy en velay

26/07/2010

Auvergne - 14

 

Mardi 29 juin 2010

 

Changement de décor: nous quittons l'Auvergne pour une petite escapade en Ardèche, vers Les Vans qui fût notre lieu de vacances en camping il y a plus de trente ans.

 

Les sources de la Loire sont au nombre de trois et sont toutes situées au pied du Mont Gerbier de Jonc.

 

Modeste relief volcanique, le mont Gerbier-de-Jonc culmine à une altitude de 1 551 m. Il s'agit d'une protubérance phonolitique, datée de 8 millions d’années, une époque où de nombreux volcans étaient encore en activité en Auvergne.

 

IMG_1815-bis-cadre3.jpg

 

La présence de ces trois sources est due au fait que sous le Mont Gerbier se trouve une nappe phréatique et l´eau sort ainsi de terre en plusieurs endroit.


Les 3 sources de la Loire:

 

  • la source Géographique qui coule dans un bac en pierre à l´intérieur d´une vielle grange parfaitement rénovée en toit de Lauze;

  • la source Authentique qui est plus un monument ancien érigé en 1938 par le Touring Club de France;

  • la source Véritable, source officielle indiquée sur le plan cadastral n° 87. Elle coule dans un environnement naturel et sort de terre dans un pré, sous une lauze qui porte l´inscription "ici commence ma longue course vers l´Océan.".

 

Passé le mont Gerbier de Jonc et les sources de la Loire, le décor du Vivarais est tout différent.

 

Sur la route:

 

Le trolle (Trollius europeaus)

 

IMG_1819-bis-cadre3.jpg

 

La bistorte (Polygonum bistorta)

 

IMG_1818-rec-cadre3.jpg

 

La raiponce en épis (Phyteuma spicatum)

 

IMG_1817-rec-cadre3.jpg

 

Des paysages plein de fleurs

 

IMG_1821-bis-cadre3.jpg
IMG_1822-bis-cadre3.jpg

 

Et aussi ces équidés

 

IMG_1824-bis-cadre3.jpg

 

 

IMG_1825-bis-cadre3.jpg

 

Les Vans et Mazet Plage

 

IMG_1826-bis-cadre3.jpg
IMG_1827-bis-cadre3.jpg
IMG_1831-bis-cadre3.jpg

 

 

 

Au retour nous visitons Pradelles classé lui aussi parmi les plus beaux villages de France.

 

Pradelles se développa économiquement grâce à son emplacement géographique stratégique.

 

Niché aux confins du Velay, du Gévaudan et du Vivarais, Pradelles est une étape sur la voie Régordane qui va du Puy-en-Velay à St Gilles du Gard (GR 700), sur une draille de transhumance vers les Baux de Provence et sur un axe commerçant entre le Midi et l'Auvergne.

 

IMG_1837-bis-cadre3.jpg

 

Le patrimoine bâti est d'une exceptionnelle qualité, témoignant de la richesses de nombreuses familles influentes.

 

En flânant dans la vieille cité:

 

Le portail de « La Verdette »

 

Ce portail peint est un vestige des anciens remparts. Jeanne La Verde, l'héroïne de Pradelles, y repoussa un assaut des troupes protestantes en 1588.

 

Du haut de l'escalier encore visible, qui donnait accès à l'ancien chemin de ronde, Jeanne n'hésita pas à lancer à la tête du huguenot Jacques de Chambaud, le pavé salvateur.

 

IMG_1836-bis-cadre3.jpg

 

Le portail du Besset

 

Portail sous lequel passe la route du Midi et le pèlerinage de St Gilles (La Régordane).

 

IMG_1838-bis-cadre3.jpg

 

L'ancienne mairie et ancienne prison

 

Deux visages sculptés au dessus de la porte de l'hôtel particulier ayant appartenu à Christophe Cayres de Blazère.

 

Tourelle d'escaliers du XVIème siècle.

IMG_1841-bis-cadre3.jpg
IMG_1842-bis-cadre3.jpg

Place de la Halle

 

La place est entourée d'arcades et de maisons des XVIème et XVIIIème siècles.

 

Un écrivain

 

Robert Louis Stevenson qui publia son journal de route « Voyage avec un âne dans les Cévennes » retraçant un voyage entre Le Monastier sur Gazelle et Saint Jean du Gard, accompagné de son ânesse Modestine (1878). Son itinéraire est devenu un chemin de grande randonnée: le GR 70.

IMG_1834-rec-cadre3.jpg

En reprenant la voiture, ce joli papillon un peu perdu.

 

Je pense à l'écaille du plantain (Parasemia plantaginis L.)

IMG_1845-rec-cadre3.jpg
IMG_1849-rec-cadre3.jpg

 

Pour compléter:

 

http://www.lemontgerbierdejonc.com/generalites-gerbier-1.htm

 

http://www.equides.free.fr/

 

http://pradelles43.free.fr/

 

http://www.gr70-stevenson.com/fr/revel3.htm

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89caille_du_plantain

 

http://liboupat2.free.fr/lepido/lepido.htm

 

http://insectes.lecolebuissonniere.eu/page206.html

 

http://expopapillon.free.fr/Pres.shtml

 

 

10:54 Écrit par Papylou-999 dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vacances, auvergne, ardèche, pradelles