29.07.2010
Auvergne - fin
Le voyage en Auvergne est terminé.
Merci de nous avoir suivi pendant ces 15 jours.
Pour retrouver une note, cliquer sur le titre.
Bonne fin de journée
Bien à vous
Papylou
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Titre de la note |
Contenu |
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Moudeyres, Plateau du Mezenc |
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Le Puy-en-Velay |
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Gerbier de Jonc, Les Vans (Ardéche), Pradelles |
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St-Flour, Lavoûte-Chilhac |
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Vic-sur-Cère, Plomb du Cantal |
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Gorge de la Truyère, Mur-de-Barrez, Chaudes-Aigues |
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Puy Mary, Salers |
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Blesle, Brioude, Lavaudieu |
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Clermont Ferrand, Billom, Murol |
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N.D. Du Port (Clermont Ferrand) |
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Puy de la Vache, Puy de Lassolas |
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Puy de la Vache, Puy de Lassolas |
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Orcival, Besse |
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Usson, Nonette |
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St-Nectaire, Issoire, St-Saturnin |
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Effiat, Ennezat, Riom, Mozac |
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Souvigny, St-Menoux, Moulins |
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Vichy |
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Gorges de la Sioule, Charroux, Veauce, Ebreuil |
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Paray-le-Monial |
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Marville |
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Introduction |
14:13 Écrit par Papylou dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vacances, auvergne, art roman
21.07.2010
Auvergne - 9
Jeudi 24 juin
Sous le soleil, nous reprenons la route vers une nouvelle chambre d'hôte à Badailhac dans le Cantal.
Chemin faisant, nous visitons quelques jolis villages: Blesle, Brioude et Lavaudieu.
Créée vers le milieu du IXe siècle, une abbaye de Bénédictines a permis l'existence et le développement du village de Blesle.


Les barons de Mercoeur construisent au XIe siècle, une forteresse dont il ne reste aujourd'hui que le donjon.

C'est au XIIe siècle que Blesle s'agrandit et s'entoure de remparts.
Si l'abbatiale romane St-Pierre, des XIème et XIIème s., était la paroisse des moniales, des seigneurs et des officiers royaux, l'église gothique St-Martin était celle du reste de la population.







Détruite à la Révolution, elle doit le salut de son clocher à l'horloge communale qu'il abrite.

Donc, à Blesle, une église sans clocher et un clocher sans église!
Le tombeau vénéré de Saint Julien valut à Brioude une affluence de pèlerins durant tout le Moyen Age.

La basilique St Julien est la plus grande église romane d'Auvergne.


Elle se rattache à l'école romane auvergnate par son chevet étagé et ses pierres de différentes couleurs mais en diffère par d'autres points comme l'agencement des portails.
A l'extérieur on admire le chevet à la belle ordonnance, orné d'un bandeau de mosaïques et de modillons ou alternent masques grimaçants et animaux.
Entre les arcatures et la corniche, on observe de superbes mosaïques, où l'on retrouve des étoiles à huit branches.

Sous le porche sud, les vantaux, jadis recouvert de peau, ont encore leurs pentures romanes et leurs superbes heurtoirs de bronze.


A l'intérieur, l'ampleur du vaisseau et la chaude coloration intérieure due aux pierres utilisée au XIème siècle (grès rose d'Alvier, scories rouges de la Vergueur, grès jaune de Lauriat) et aux vitraux sont frappants.



Dans la nef et les bas-côtés, des chapiteaux historiés fort curieux. Ils invitent à un voyage dans le temps et l'imaginaire médiéval. Nombre d'entre eux révèlent une culture fortement imprégnée de l'antiquité: feuillages, centaures, griffons. D'autres révèlent les travers des hommes de l'époque: batailles, instinct guerrier.
Les chapiteaux de la nef s’apparentent aux productions des ateliers de Mozac ; ceux du chœur sont plutôt à rattacher à l’atelier de sculpteurs de la cathédrale du Puy-en-Velay.
Sur les piliers, des vestiges de peintures anciennes exposent des scènes bibliques et narratives insérées dans de riches motifs décoratifs..

Dans la tribune de la chapelle St Michel, que l'on atteint par un escalier bien difficile, des fresques du début du XIIIème siècle représentant le Christ dans sa gloire. Elles ont été mal restaurées au XIXème siècle.

De cette tribune, une magnifique vue de la nef et des chapiteaux.






Des vitraux contemporains apportent une lumière et des couleurs inattendues. Créés par l'artiste et moine dominicain Kim En Joong, ces vitraux sont l'une des plus importantes créations du genre en Europe.


La flèche de l'église de Lavaudieu a été démolie en partie lors de la révolution.

A l'intérieur, la nef est ornée de belles fresques du XIVème siècle, découvertes en 1967.



Pour compléter:
http://www.blesle.com/default.asp
http://fr.wikipedia.org/wiki/Blesle
http://www.art-roman.net/brioude/brioude.htm
http://architecture.relig.free.fr/brioude.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Brioude
http://www.romanes.com/Brioude/
http://www.art-roman.net/lavaudieu/lavaudieu.htm
http://www.romanes.org/Lavaudieu//index.html
http://www.les-plus-beaux-villages-de-france.org/fr/lavaudieu-0
http://pagesperso-orange.fr/revue.shakti/lavaud.htm
09:48 Écrit par Papylou dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vacances, auvergne, art roman, brioude, blesle, lavaudieu
19.07.2010
Auvergne - 8
Mercredi 23 juin
Au programme: visite de Clermont-Ferrand et retour par Billom et Murol(s)
La basilique romane Notre-Dame du Port, construite au XIIe siècle, a été classée au patrimoine mondial par l'UNESCO en 1998. Après avoir subi de lourds travaux de restauration intérieure et extérieure, elle a rouvert ses portes au public en 2008.
Enclavée dans un quartier de la vieille ville, elle passe quasi inaperçue.

Malgré le manque de recul l'ordonnance classique auvergnate des masses du chevet, du massif barlong et du clocher apparaît. Le clocher octogonal à deux étages est la réplique reconstruite au XIXe siècle de celui de l'église de Saint-Saturnin lequel est un des rares clochers à avoir échappé aux mutilations révolutionnaires.

Des mosaïques - alliant l'arkose blonde de Montpeyroux et la pierre volcanique - et des niches ornent l'abside et les chapelles rayonnantes. Les claveaux bicolores - clairs et foncés - sont caractéristiques de la technique mozarabe, dont l'exemple le plus célèbre est l'ancienne mosquée de Cordoue.

La corniche des chapelles absidales est une des plus riches; car non-seulement les corbeaux et les chapiteaux sont finement travaillés, mais les tablettes sont décorées de billettes, et leur surface vue, entre les corbeaux, est ornée d'une sorte de petite rosace creuse. Les entre-corbeaux sont composés de pierres noires et blanches formant des mosaïques, et, sous les corbeaux, règne aussi un cordon de billettes.


On ne peut manquer d'admirer l'étagement des toitures, la douceur des courbes, l'élégance des contreforts-colonnes aux merveilleux chapiteaux et la richesse du décor des mosaïques.
La porte sud est un joyau de l'art roman; le linteau en batière est magistralement sculpté.

Malgré de nombreuses mutilations, on reconnait de gauche à droite: l'Adoration des mages, la Présentation au temple et le Baptême du Christ. Au tympan, le Christ en majesté ayant à ses côtés deux Séraphins pourvus chacun de trois paires d'ailes.

Suite à la restauration, l'intérieur est baigné de lumière.


La croisée du transept comporte des murs ajourés de baies supportant une coupole sur trompes. Noter la " porte de l'au-delà " ou en termes moins imagés le petit oculus central.

Le choeur est surélevé et entouré par quatre chapelles. Les chapiteaux, qui ornent les différents piliers représentent des personnages aux expressions très réalistes.


Quatre, sur les huit couronnant les colonnes, sont historiés et présentent un intérêt exceptionnel.
Ils sont pour l'ensemble signés du sculpteur Rotbertus et révèlent un art éloquent du scénario :
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Le premier représente la lutte des vices et des vertus: lutte de la charité contre l'avarice, la colère en train de se tuer, la largesse et la charité écrasant les vices opposés, Etienne (donateur des chapiteaux) félicité pour sa générosité.
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Le second est consacré à la Vierge: l'annonce à Zacharie, l'Annonciation, la Visitation, le songe de Joseph.
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Le troisième raconte la chute d'Adam et Eve: la tentation, le jugement de Dieu, Adam et Eve chassés du Paradis, le Paradis perdu.
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Le quatrième a pour thème la glorification de Notre-Dame: l'Assomption (le Christ soulève le corps de sa mère au dessus de son sarcophage), une figure féminine ailée annonce la montée vers la Jérusalem céleste, les portes du Paradis sont à nouveau ouvertes à l'humanité, un ange présente le livre de la vie.
D'autres chapiteaux historiés sont visibles sur le pourtour du déambulatoire.
Détails:
La colère en train de se tuer

L'Assomption

Autres chapiteaux






(A suivre)
Pour compléter:
http://www.art-roman.net/ndport/ndport.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Basilique_Notre-Dame-du-Port
http://pagesperso-orange.fr/marc.champommier/port0.html
http://homepage.mac.com/joel.jalladeau/phem/page1/page1.html
http://www.techno-science.net/?onglet=glossaire&definition=6810
http://web.me.com/joel.jalladeau/images/index.html
10:27 Écrit par Papylou dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vavances, auvergne, art roman, clermont-ferrand, n.d. du port
16.07.2010
Auvergne - 6
Lundi 21 juin
C'est l'été!
Il fait encore bien frisquet à 1000 m d'altitude. Le polaire est toujours apprécié. Il a neigé sur le puy de Sancy, point culminant de l'Auvergne
Le programme du jour: Orcival, La Bourboule, La Tour-d'Auvergne, Besse-et-St-Anastaise et Le Mont-Dore.

Le trésor d'Orcival est son église, modèle de l'art roman auvergnant du XIIème siècle. Elle est plus austère mais aussi plus élancée et plus élégante que les autres églises majeures d'Auvergne.

Le clocher octogonal élevé à la croisée du transept, se compose de deux étages ajourés. Aussi le choeur est-il inondé d'une lumière qui met en évidence l'élégance des colonnes du déambulatoire et des 4 absidioles.

Notre-Dame d'Orcival était aussi parfois appelée Notre-Dame-des-Fers pour son intercession en faveur des détenus : des menottes et des chaînes à boulets sont suspendues comme ex-voto au-dessus de la porte d'entrée, déposées par des prisonniers délivrés après avoir prié Notre-Dame d'Orcival.

Au-dessus du maître-autel, une vierge en majesté du XIIème siècle. C'est une des rares sculptures sur bois, avec celle de Sainte-Foy de Conques, qui a gardé sa parure de plaques d'or et d'argent.

Accueillante statue au calme maternel, on y lit le trait plein et si grave, si tendre, des femmes fleurissant sur ces terres, image de l'amour d'où jaillit toute vie.

La Bourboule possède les eaux les plus arsenicales d'Europe, utilisées pour le traitement des voies respiratoires.
La Tour-d'Auvergne est bâtie sur un plateau terminé par des orgues basaltiques.
Besse-et-Saint-Anastaise a conservé ses quartiers anciens et ses fortifications.


Dans la rue de la boucherie on remarque des « taules » ou boutiques du XVème siècle.

Près de la place de la Prairie, on découvre la maison dite de la Reine Margot. Selon une légende locale, Marguerite de Valois y aurait séjourné.

Dans l'église romane datant du XIIème siècle, la statue de Notre Dame de Vassivière et quelques chapiteaux historiés.


Le Mont-Dore est situé au pied du massif du Sancy. C'est une ville thermale; les eaux éraient déjà exploitées par les Gaulois. Les eaux sont très siliceuses et chargées en gaz carbonique; leur température varie entre 38 °C et 44 °C.
Pour compléter:
http://www.culture.gouv.fr/culture/inventai/itiinv/orcival/orci01.htm
http://www.art-roman.net/orcival/orcival.htm
http://pagesperso-orange.fr/marc.champommier/orcival0.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Besse-et-Saint-Anastaise
10:13 Écrit par Papylou dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : vacances, auvergne, art roman, besse, orcival
14.07.2010
Auvergne - 5
Dimanche 20 juin
Nous partons à la découverte des églises romanes: St-Nectaire, Issoire et St-Saturnin. Au passage nous visitons aussi Nonette et Usson où nous retrouvons les traces de la Reine Margot .
Autour de l'église de Notre-Dame-du-Port, à Clermont-Ferrand, un groupe d'édifices s'est constitué en basse Auvergne ; ces édifices possèdent des caractères communs qui les différencient des autres églises romanes. Tout en respectant pour chaque édifice les conditions du terrain et du matériau, les architectes du milieu du XIIème siècle ont répété le modèle de Notre-Dame-du-Port sans apporter à celui-ci de modifications importantes.

L'église de Saint-Nectaire fait partie de ce groupe. Admirablement située sur un haut socle rocheux, au cœur d'un des plus beaux paysages de l'Auvergne, elle fait face aux monts Dore. C'est sur la tombe de saint Nectaire que fut construit cet édifice, vraisemblablement à l'instigation des moines de la Chaise-Dieu, dont dépendait le prieuré. L'homogénéité de l'édifice permet de supposer que les travaux furent menés assez rapidement.


L'intérêt capital de l'église réside dans le merveilleux ensemble de chapiteaux historiés qui décorent la colonnade du choeur. On remarque la disproportion entre le volume des têtes et celui des corps, réminiscence de l'art gallo-romain, et la vie intense que les sculpteurs romans ont su donner aux visages et aux gestes de leurs personnages.

Plus de cent personnages sont représentés dans le rond-point du choeur.



Ces chapiteaux sont là pour symboliser l'Écriture, interpeler, enseigner. Ce sont des « livres ouverts » qu’il faut, souvent, se faire expliquer, mais qui parlaient aux contemporains des bâtisseurs.
L'abbatiale St-Austremoine d'Issoire faisait partie d'une abbaye aujourd'hui disparue.

A l’extérieur, il faut apprécier le chevet majestueux, le massif barlong austère mais aussi l’abondance du décor fait de mosaïques, de triangles de rosaces polychromes alternant pierres volcaniques et marbre blanc et qui envahit le massif barlong, les absidioles et l’avancée du choeur.

La présence des douze signes du zodiaque peut surprendre, le plus souvent signalé comme symbole de la marche des saisons reconnue comme œuvre divine.

Son chevet demeure l'exemple parfait de l'art roman auvergnat.

Lors des restaurations du XIXème siècle, on en rendu à l’église sa polychromie intérieure. Elle peut choquer. Mais au moins, rappelle-t-elle que toutes les églises étaient peintes au Moyen-Âge et que l’habitude actuelle de mettre à nu les murs ne correspond nullement à la réalité première. Néanmoins, il faut bien reconnaître qu'il est assez difficile de s'habituer à ces couleurs quelque peu criardes.




Les quatre chapiteaux historiés du choeur retracent le cycle liturgique de Pâques, du Jeudi Saint au Dimanche de la Résurrection. Ils sont probablement le fruit de sculpteurs expérimentés venus du Languedoc.


Celui du Nord - le plus remarquable du programme - est entièrement dédié à la représentation de la Cène. La table forme une ceinture autour de la corbeille.
Construite au XIIème siècle, l'église de St-Saturnin est la plus petite et la plus sobre des cinq églises majeures d'Auvergne. Elle s'en distingue par l'absence de chapelles rayonnantes autour du chevet.


La forme pyramidale de l'ensemble mène le regard vers le ciel par intermédiaire du massif barlong et du clocher octogonal, qui n'a souffert ni des ans; ni de la révolution. Sa forme à huit côtés et ses deux étages de baies jumelées sous une flèche qui élance l'ensemble sont d'une sobriété exemplaire et d'une simplicité particulièrement élégante.
C'est sur le chevet, le massif barlong, les transepts et les murs latéraux que se concentrent les décors: arcatures, frises en damiers et grandes rosaces. Elle utilisent l'alternance de deux pierres très répandues dans la région que sont la lave noire de Volvic et l'arkose blonde de Montpeyroux.


L'intérieur très clair est remarquable par l'harmonie des proportions. La sculpture des chapiteaux est simple et modeste. Elle n'attire pas fort l'attention mais, peut-être, l'éblouissement de l'extérieur de l'église y est-il pour quelque chose? Elle annonce déjà le style gothique qi s'imposera bientôt.

Dans le chœur, un maître-autel, provenant de la chapelle du château, est marqué aux chiffres d'Henri IV et de Marguerite de France dite la Reine Margot. Le choeur est surélevé de trois marches ajourées, permettant aux fidèles d'apercevoir les lumières provenant de la crypte.
Le mobilier se compose de belles statues de bois doré et d’un St Verny (patron des vignerons) à proximité de la porte d’entrée


La décoration de l’art roman
La décoration des églises romanes est simple. A l'intérieur de l'édifice, sur les murs, les piliers et sous les voûtes, partout les églises romanes sont recouvertes de peinture. Toutes les couleurs de ces peintures sont faites avec des produits naturels, ce qui explique la fragilité et la rareté des œuvres ayant résisté au temps. Par exemple, dans la chapelle de Berze-le-Ville se trouve une représentation utilisant un bleu sombre comme le lapis-lazuli (une pierre). Les couleurs dominantes sont l'ocre jaune ou rouge, le vert, le blanc et le noir. Elles sont utilisées pour renforcer les lignes de l'architecture, de la sculpture et pour couvrir les murs de scènes historiques. Sur les colonnes se trouvent du faux marbre qui est imité par de la peinture.
La suite demain: Nonette et Usson
Pour compléter:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Art_roman
http://www.romanes.com/Saint_Nectaire/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Issoire
http://www.romanes.com/Issoire/
http://pagesperso-orange.fr/marc.champommier/issoire0.html
http://saint.saturnin.free.fr/prome/decouverte.htm
Arkose:
http://www.secretsdepierres.be/index.php?option=com_content&view=article&id=90&Itemid=93
10:17 Écrit par Papylou dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vacances, auvergne, st-nectaire, st-saturnin, issoire, art roman
10.07.2010
Auvergne - 4
Samedi 19 juin
Nous changeons de chambre d'hôtes pour rejoindre le hameau de Récoleine (commune de Nebouzat) à quelques kilomètres de Clermont-Ferrand. Nous voici donc en route ver le département du Puy-de-Dôme, pays des volcans. Cela se remarque au niveau de l'habitat qui utilise cette pierre de lave noire et souvent des morceaux d'orgues basaltiques.
Quelques étapes sur notre route qui n'est pas bien longue.: Effiat, Ennezat, Riom et Mozac.
Le château d'Effiat est un bel édifice de l'époque Louis XIII. Un occupant parmi tant d'autres, le marquis de Cinq-mars, favoris de Louis XIII, décapité en 1642, à l'âge de 22 ans, après avoir fomenté une conspiration contre le cardinal Richelieu avec la complicité de Gaston d'Orléans, frère du roi.
La cour d'honneur s'ouvre par le grand portail en lave de Volvic.

L'église de Ennezat, appelée parfois la « cathédrale des marais » se compose de deux parties très différentes. La nef, les bas-côtés et le transept; bâtis en arkose, pierre de teinte claire, datent du XIème siècle et relèvent du pur style roman auvergnat. Le clocher octogonal a deux étages de baies et, à chaque angle, une colonne supportant une corniche à modillons.
Le choeur gothique, disproportionné, en lave, entouré d'un déambulatoire et de chapelles rayonnantes, a été reconstruit au XIIIème siècle en remplacement d'un ancien choeur roman.


A l'intérieur, la nef est tout simplement extraordinaire par ses proportions et ses lignes d'une grande pureté. Nulle part on ne peut retrouver cette impression de puissance et d'élégance que donne cette nef haute et étroite.



Aux chapiteaux on retrouve les thèmes favoris des sculpteurs auvergnats.

Celui de l'avare est particulièrement original: l'avare est mort, sa bourse pendue autour du cou et sa cassette entre les genoux. Il est nu tandis que les démons qui l'emmènent sont vêtus d'un pagne. Sur la banderole une inscription qui signifie: « Quand tu as perçu l'usure, tu as fait notre oeuvre ».,

Riom fut longtemps capitale de l'Auvergne avant d'être supplantée par Clermont.
La basilique St-Amable a subi de nombreuses modifications au cours des siècles. Les 3 nefs seules sont du XIIème siècle. Le transept présente toutes les caractéristiques du roman auvergnat.; il a été complétement restauré au XIXème siècle.


L'église N.-D.-du-Marthuret date du XIVème et XVème siècle.
A l'intérieur, la merveilleuse Vierge à l'oiseau, du XIVème siècle, qui a été sauvée sous la Terreur, par la corporation des bouchers.

Les chapiteaux de l'église de Mozac sont célèbres dans l'histoire de la sculpture romane.
Les chapiteaux déposés au fond de l'église proviennent de la colonnade du choeur roman.
L'un figure des atlantes dont la tête supporte les angles du tailloir; ils sont agenouillés et leurs mains se tendent vers d'énormes pommes de pin.

L'autre représente les Saintes Femmes au Tombeau; les visages, énormes, ont une expression extraordinaire; un ange, assis à un angle de la corbeille, leur annonce la bonne nouvelle.
Sur la face suivante, le tombeau, semblable à une église, et puis les soldats portant l'armure des chevaliers du XIIème siècle, dont l'un écrasé de sommeil s'appuie au tombeau.


Dans le choeur, un troisième chapiteau a été retrouvé récemment dans un mur.



Les chapiteaux de la nef et des bas-côtés sont aussi très réalistes.


Et il pleut toujours!

Pour compléter:
http://www.passionchateaux.com/ch_effiat.htm
http://www.art-roman.net/ennezat/ennezat.htm
http://www.romanes.com/Ennezat/
http://www.art-roman.net/mozac/mozac.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_de_Mozac
http://www.abbaye.wikibis.com/abbaye_de_mozac.php
10:03 Écrit par Papylou dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vacances, auvergne, puy-de-dome, effiat, ennezat, mozac, art roman
09.07.2010
Auvergne - 3
Vendredi 18 juin
Le temps ne s'améliore pas.
Nous jouons avec les éclaircies pour visiter le nord du Bourbonnais: Souvigny, St-Menoux et Moulins.
Une dizaine d’années après la fondation de l’abbaye de Cluny, Souvigny devient l’une des premières dépendances de l’abbaye bourguignonne et ce lien s’accentue avec Saint Mayeul et Odilon, 4ème et 5ème abbés de Cluny, qui meurent et sont enterrés à Souvigny.
Souvigny ne cessera d’accroître son influence sur le Bourbonnais. Son église prieurale deviendra un centre de pèlerinage fréquenté au Moyen Age, et la capitale spirituelle des Bourbons.



L'église de Souvigny est le St-Denis des ducs de Bourbon. Elle abrite, dans les chapelles vieille et neuve, les sépultures des Ducs Louis II, Jean 1er, François de Bourbon-Montpensier, Charles 1er, Jean II, Pierre II, son épouse Anne de France, leur fille Suzanne, son mari le Connétable de Bourbon et plus récemment (1934), Sixte de Bourbon, duc de Parme.



C'est une étape sur le chemin auvergnat, reliant la via Podiensis à la via Lemovicensis, emprunté par les pèlerins de Saint-Jacques.

Le village de St-Menoux abrite l'un des plus beaux sanctuaire du Bourbonnais. C'est l'ancienne abbatiale d'un couvent de Bénédictines fondé au Xème siècle.
Chef d'oeuvre de l'art roman, l'église-abbatiale assemble les décors antique de l'influence clunisienne et bourguignonne et le style auvergnat par l'étagement parfait des toitures du chevet qui rappelle les églises romanes majeures auvergnates comme Notre-Dame-du-Port à Clermont ou encore Saint-Nectaire.



Ses chapiteaux présentent des sculptures très élégantes: entrelacs, vanneries, feuillages, palmettes, têtes d'anges, griffons buvant à un même calice.


Elle est connue pour le tombeau qu'elle renferme « La Débredinoire », qui aurait selon la légende le pouvoir de guérir les simples d'esprits, les « bredins » en langage bourbonnais, lorsqu'ils passent la tête dans l'ouverture du sarcophage..
A la mort en terre bourbonnaise de l'évêque irlandais Menulphe, vers le VIIe siècle, son fidèle serviteur, Blaise, simple d'esprit (bredin en parler local), entreprit de percer un trou dans le flanc du sarcophage du saint homme, afin d'y passer la tête pour honorer une fois de plus le vénéré prélat. La légende dit que Blaise en serait ressorti "débrediné" grâce à un ultime miracle du défunt... Depuis, le village de Saint-Menoux est devenu lieu de pèlerinage, et il est de bon ton de passer la tête dans la débredinoire afin d'y abandonner sa folie. Mais attention, ne pas toucher la pierre du sarcophage avec sa tête, sinon l'on hérite de la bredinerie des autres !

Moulins demeure la tranquille capitale du Bourbonnais.
La cathédrale Notre-Dame abrite le très célèbre triptyque du maître de Moulins réalisé pour le compte de Pierre II et Anne de Beaujeu.


Le triptyque présente sur le panneau central, la Vierge tenant l'Enfant sur ses genoux et entourée d'anges qui la couronnent. Assise sur un trône inscrit dans un halo d'or formant gloire et entouré par un arc-en-ciel, l'Immaculée Conception surmonte un phylactère qui porte l'inscription de l'Apocalypse : « Un grand signe parut dans le ciel : une femme enveloppée du soleil, la lune sous ses pieds et une couronne de douze étoiles sur la tête ».
Les commanditaires de l'oeuvre, Pierre II de Bourbon et son épouse Anne de France, en costume ducal, sont figurés agenouillés sur la face interne des volets. Accompagnés de leur fille Suzanne, ils sont présentés par saint Pierre, en habit pontifical, et par sainte Anne. Suzanne paraît avoir sept ou huit ans, ce qui a permis de situer la création du triptyque vers 1498-1499

Autre curiosité: le Jacquemart, beffroi surmonté d'une charpente couverte et d'un campanile abritant les cloches et les automates qui rythment la vie de la cité. Le père Jacquemart, en uniforme de grenadier et sa femme Jacquette sonnent les heures tandis que les enfants Jacquelin et Jacqueline égrènent les demies et les quarts.

Le Grand Café, café-brasserie sur la place d'Allier, est l'un des plus beaux de France. Inscrit à l'Inventaire des Monuments Historiques, il a conservé sa décoration de 1899. De style Art nouveau, sa devanture de boiseries, ses murs entièrement habillés de miroirs dont les reflets combinés déploient l'espace à l'infini, sa pendule et son baromètre sont formidablement conservés.


Pour compléter:
http://www.moulins-tourisme.com/fr/decouvrir/souvigny/souvigny.htm
http://www.art-roman.net/souvigny/souvigny.htm
http://www.narthex.fr/blogs/abbaye-de-cluny-910-2010/le-prieure-de-souvigny
http://www.sitesclunisiens.org/article.php?sid=199
http://www.art-roman.net/stmenoux/stmenoux.htm
http://www3.ac-clermont.fr/pedago/arts/ressources/a_visiter/maitre_de_moulins.htm
http://triptyquemoulins.free.fr/
10:25 Écrit par Papylou dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : art roman, vacances, auvergne, allier, moulins, souvigny, bourbonnais, st-menoux
06.07.2010
Vers l'Auvergne : Paray-le-Monial
Avant d'entrer en Auvergne, un petit arrêt pour visiter l'église romane de Paray-le-Monial.
La priorale de Paray-le-Monial est édifiée au XIIème siècle par Hugues de Sémur, sixième abbé de Cluny.
Elle se construit parallèlement à Cluny III dont elle est « l'admirable réduction ».
Les plus importantes églises du groupe de Cluny, à trois étages (grandes arcades, faux triforium, fenêtres hautes) et voûtées en berceau, sont celle de Paray le Monial, construite à la fin du XIè siècle et au début du XIIè par saint Hugues, Saint Andoche de Saulieu, la cathédrale d'Autun construite par Etienne de Bâgé, dédiée par Innocent II à saint Lazare en 1132 et terminée en 1147 avec un porche ajouté après 1178, Notre Dame de Beaune, Saint-Hilaire de Semur-en-Brionnais (dernier tiers du XIIè siècle) et La Charité-sur-Loire.
Elle sera restaurée au XIXème siècle par Eugène Millet, élève de Viollet-le-Duc.
Avec peu de décoration et une harmonie sobre, c'est l'incarnation même du génie clunisien.
Du pont voisin de la ville on peut voir cette magnifique église aux pierres dorées se refléter parfaitement dans le miroir de l'eau lisse et sombre de la Bourbince.

Remarquez la différence entre les deux tours. Celle de droite date du XIème siècle; celle de gauche est du XIIème.

Le chevet pyramidal est un pur chef-d'oeuvre de l'art roman. Les chapelles rayonnantes, les ressauts successifs du sol au clocher, l'équilibre entre les formes et les volumes montrent une rare harmonie.

Sur le coté nord, on note la richesse de la décoration du portail inspirée de l'art musulman: frise de rosace, motifs des colonnes.

Chapiteau sous le porche d'entrée

Dès l'entrée dans la nef, la simplicité de la décoration s'impose. La voûte en berceau brisé permet une élévation importante et une luminosité intéressante.


L'ensemble, à dimension humaine, dégage une harmonie paisible qui contribue à conserver à l'édifice sa vocation première, celle d'être un lieu de prière et de méditation des moines. Elle ne fut ouverte au culte public qu'en 1794.
Coté ville, le magnifique hôtel de ville (Maison Jayet) du XVIème siècle avec des médaillons, coquilles, colonnettes, angelots musiciens..... La richesse ornementale de cet édifice célèbre la mémoire de son commanditaire qui fit construire, entre 1525 et 128, la façade de cet hôtel particulier plaquée sur des structures plus anciennes. Son style appartient à la première Renaissance, celle des châteaux de la Loire.


Pour compléter:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Basilique_de_Paray-le-Monial
http://www.art-roman.net/paray/paray.htm
http://histoire-geographie.ac-dijon.fr/phpwebgallery/index.php?/category/154
http://www.collegeahuntsic.qc.ca/pagesdept/hist_geo/Atelier/Parcours/romane.html
09:00 Écrit par Papylou dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : voyage, vacances, paray-le-monial, art roman


