08.10.2009
Albi: cathédrale Sainte-Cécile
Albi, foyer du Catharisme, n'a pas connu les ravages des cinq croisades successives contre l'hérésie.
L'éloquence de St-Bernard (1147) et la condamnation de la foi des « purs » au concile de Lombers (1165) avaient réussi à détourner une bonne partie de la population des croyances et de leurs renoncement inspirés de l'Orient.
En 1206, Albi évita donc le sort de plusieurs localités voisines comme St-Marcel et Lavaur, complètement ruinées par les destructions, les massacres et les buchers des armées de Simon de Montfort qui mérite bien le surnom de « Lion de la Croisade ».
C'est de tout cela dont témoigne la silhouette massive de la Cathédrale Sainte-Cécile aux solides défenses témoignant de la victoire de l'orthodoxie. Ce caractère presque guerrier a été voulu dès la pose de la première pierre en 1282. Le gros oeuvre fût achevé en 1383. L'édifice est finalement consacré en 1480. En 1849, le simple toit de tuile qui la couvrait au ras des fenêtres a été remplacé par un bandeau à faux mâchicoulis et chemin de ronde, surmonté de clochetons.

Il faut gravir le majestueux escalier en pierre pour atteindre le porche en forme de baldaquin. Sa décoration, de style flamboyant, est exubérante mais d'une extrême délicatesse.


A l'intérieur, un écrin fastueux.
Les peintures de la voûte (1509 – 1512) réalisées par des peintres italiens; elles n'ont jamais été restaurées.

Les grandes orgues, oeuvre de Christophe Moucherel, réalisée de 1734 à 1736.

En dessous, la peinture du jugement dernier qui couvre la surface des deux grosses tours qui supportent le clocher. L'artiste a illustré fidèlement le texte de l'évangile de St-Mathieu. La partie centrale a été perdue lors du percement d'une baie immense et inutile.

Les statues du déambulatoire: le naturalisme de la sculpture gothique atteint ici son apogée. L'influence bourguignonne est manifeste dans l'expression réaliste des visages et les drapés un peu lourd des vêtements.



Le grand choeur et son jubé heureusement préservé au XVIII° s., un extraordinaire travail de ciselure réalisé dans un calcaire aujourd'hui durci, mais jadis tendre au sortir de la carrière.

L'art flamboyant y déploie ici toute sa technique: une orgie architecturale de motifs enlacés, de pinacles et d'arcs savamment mêlés, de voûtes aux clés richement décorées.




(A suivre)
Pour compléter:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cath%C3%A9drale_Sainte-C%C3%A9cile_d%27Albi
http://www.mairie-albi.fr/patrimoine_mondial/patrimoine/patrimoine.html
http://architecture.relig.free.fr/albi.htm
10:50 Écrit par Papylou dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : albi, cathedrale


