21.10.2010

Jehay

 

Patrimoine exceptionnel de Wallonie, l'ensemble formé par le Château de Jehay et les terrains environnants est remarquable : le site a connu une occupation ininterrompue depuis le début de l'ère chrétienne, ainsi qu'en témoignent de nombreux vestiges, notamment découverts dans les douves.

L'aspect général du château lui donne un visage serein du milieu du XVIème siècle. Mais, sous la cour suspendue, les caves et les douves abondent de vestiges des temps les plus reculés: murs celtes d'allure cyclopéenne, fondation d'un castrum romain, route carolingienne et colonnes de la même époque sur laquelle prennent appui des voûtes gothiques.

Le sort de Jehay fut souvent lié à celui de la Cité ardente.

Propriété des Mérode depuis 1492, il est vendu en 1680 à François van den Steen, baron de Saive, grand mayeur de Liège; il reste dans cette famille jusqu'au décès du Comte Guy van den Steen, en 1999.

Depuis lors, le Château est la propriété de la Province de Liège.

La demeure, incomparable, sertie dans sa façade en damier, mélange géométrique de pierres blanches et grises, est unique en Europe.

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La visite du Château est riche de découvertes : les meubles rares, les collections d'orfèvrerie, les dentelles, les porcelaines, les tapisseries, les livres, l'argenterie, les tableaux et les sculptures : autant de pièces précieuses réunies par le Comte Guy.

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Le pont qui franchit les douves est une invitation aux enchantements.

 

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L'émerveillement se prolonge dans les jardins, au gré des sentiers, des charmilles et des fontaines, le long de la grande allée qu'alignent cascatelles et nymphes, oeuvres délicates du Comte Guy.

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Le Comte Guy van den Steen était un sculpteur et un ferronnier d'art, mais il avait aussi une passion pour l'archéologie, chevronné d'alpinisme, champion de ski, et acharné de spéléologie

 

Toutes les œuvres de Guy van den Steen (dans la plupart des cas des nus, réalisés soit en bronze soit en bois) représentent un hommage apporté à l’être humain, à la fois à son corps et à son esprit, r

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L’un des murs du hall du château sert de support pour l’une des plus valeureuses sculptures de l’artiste, qui a nécessité une dizaine d’années de travail (1966-1976). Il s’agit de  “Marsyas et les nymphes", une nouveauté dans l’art sculptural, par l’introduction de la perspective en 3D.

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Cet œuvre est réalisée sur une surface concave, par une technique appelée « la technique du relief progressif ». Les personnages sortent effectivement du plan (bas relief) pour s’avancer vers le visiteur avec seulement une partie du corps.

 

Un joyau à découvrir absolument.  



Pour compléter:

 

http://www.prov-liege.be/culture/jehay/jehay.htm

 

http://www.antonia-dinsuflet.be/chateaujehay.htm

 

http://michka.blog50.com/archive/2009/10/06/un-chateau-digne-d-un-conte-de-fee.html

 

http://www.bebertchi.be/crbst_63.html

 

 

09.02.2009

Château de Horst

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Un élément essentiel de l'architecture militaire brabançonne

 

La route du Demer permettait à l'envahisseur venu du Limbourg et d'Allemagne de pénétrer en Brabant, tout en évitant Louvain. Sur cette voie naturelle, Horst, tout comme le donjon de Terheyden à Rotselaer, occupait une position stratégique qu'avaient voulu valoriser les seigneurs de Rhode-Saint-Pierre, vassaux du duc de Brabant. Ils avaient construit une forteresse en forme de polygone irrégulier, protégée par des fossés et des marécages.

 

Des origines de ce château de plaine, au XIIIe siècle, seule la porte d'entrée en plein cintre rappelle le souvenir. Le donjon en briques avec parement extérieur en grès est postérieur d'un siècle. Au rez-de-chaussée, la voûte en dôme est soutenue par quatre nervures gothiques retombant sur des consoles en forme de têtes de personnages. Couronnée de merlons, la tour carrée à quatre étages supporte en léger encorbellement un chemin de ronde doté de mâchicoulis. Ceux-ci permettaient aux assiégés d'atteindre leurs assaillants au pied du donjon. La flèche pyramidale est trapue mais elle se termine en gracieuse tourelle de vigie. Elle fut sans doute construite après l'incendie du château, en 1489, lors de la rébellion flamande contre Maximilien d'Autriche.

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Les bâtiments reconstruits datent des XVIe et XVIIe siècle ; leur style brabançon contraste avec l'allure guerrière de la tour. La partie la plus ancienne est attenante au donjon; les pièces n'y sont pas de même niveau, sans doute parce que les constructeurs ont utilisé les anciennes fondations.

 

Mais la partie la plus intéressante du château est la grande salle d'honneur à l'étage du corps de logis; une bretèche rectangulaire la prolonge vers l'étang. Les fenêtres à croisillons éclairent des vestiges de fresques et une énorme cheminée Renaissance à manteau soutenu par des colonnes en pierre bleue et marbre rouge.

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La vie des seigneurs devait être agréable, voire luxueuse, sous les admirables plafonds en stuc, créés par Jean-Christian Hansch. Celui-ci est aussi l'auteur du plafond héraldique du château de Modave mais à Horst, il n'a pas dû flatter la vanité du propriétaire; il a évoqué des récits bibliques et des fables d'Ovide, ce qui témoigne de l'humanisme de Marie-Anne van den Tympel, la dernière châtelaine qui résida à Horst.

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Est-ce elle ou quelque autre dame de qualité que vient chercher, à minuit, un superbe carrosse attelé de six chevaux ? La légende ne le précise pas...

 

Référence: Castels et Donjons de Belgique, Vol. 2, Edition Historia 1972

 
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Pour compléter:

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_de_Horst

 

http://www.cerpi.be/MUSEE/Rhode_SP6.htm

 

http://www.chateauxdebelgique.eu/brabantN/Horst.aspx

 

http://www.kasteelvanhorst.be/

 

Un guide:

 

http://www.chateauxdebelgique.eu/Home.aspx

 

10:32 Écrit par Papylou dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : chateau, horst, tourisme

08.02.2009

Alden Biesen

 

Un brin de tourisme: la Commanderie d'Alden Biesen

 

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La Commanderie d’Alden Biesen (Vieux Joncs en français) est un ensemble architectural construit du XIIIe au XVIIIe siècles situé dans la Province de Limbourg (Belgique). Le site fut classé et restauré fin du XXe siècle.

Ses racines remontent loin dans le temps. Le domaine est offert en 1220 à l’Ordre des chevaliers Teutoniques, une confrérie hospitalière allemande, devenue ordre militaire. Au XVIe siècle, l’Ordre construit ce château qui, au XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, est transformé en une résidence de style baroque tardif. Le parc anglais, pourvu de divers pavillons d’inspiration classique ou baroque, vaut à lui seul le détour.


La Grande Commanderie d’Alden Biesen était le siège principal d’un «bailliage», ou province de l’Ordre teutonique, dans le pays de Meuse et Rhin. Ce bailliage comptait dans cet «Euregio» une douzaine de commanderies (des châteaux à la campagne ou des résidences à la ville), chacune d’elle étant dirigée par un commandeur.

 

Ces commandeurs se trouvaient sous l’autorité du grand-commandeur, qui séjournait à Alden Biesen (Bilzen) ou à Nieuwen Biesen (Maastricht).

 

Le «bailliage» de Biesen (Joncs), ou province de l’Ordre teutonique, s’étendait avec ses commanderies, et ceci n’était pas un hasard, principalement le long de la voie commerciale du Moyen-Age Bruges-Cologne.

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D'autres photos sur mon autre blog. ( Mon WEB)

 

Pour en savoir plus:

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ordre_teutonique

 

http://www.templiers.org/teutoniques.php

 

http://www.historia-nostra.com/index.php?option=com_conte...

 

http://nonnobisdominenonnobissednominituodagloriam.unblog...

 

http://www.alden-biesen.be/frpaginas/index.php

 

Complément:

 

LES VIEUX JONCS

 

De tous les châteaux du Limbourg, la commanderie des Vieux Joncs édifiée à Rijkshoven par l'Ordre teutonique est incontestablement le plus fascinant. Une inscription au fronton d'une cheminée porte la date de 1190. Allusion non pas à la construction du château, comme l'ont cru certains, mais à la date de fondation de l'Ordre teutonique, après la prise de Jérusalem par les Croisés : « Sancta Maria Theutonicorum Hierosolymitani ».

 

Composée de chevaliers, de prêtres et de valets, l'archicommanderie d'Alde Biezen exerçait son autorité sur les pays d'Entre-Rhin et Meuse. Ses membres faisaient vœu de chasteté, de pauvreté et d'obéissance: «Je jure et promets de garder mon corps dans la pureté, de ne rien posséder en propre, d'être soumis à Jésus, à Marie, au maître de l'ordre teutonique et à ses successeurs, selon les règles de l'ordre auquel je veux obéir jusqu'à ma mort». L'obligation de chasteté ne fut levée, moyennant dispense pontificale, que pour les chevaliers, derniers descendants mâles de leur lignée.

 

Les tombes des commandeurs se voient dans la chapelle castrale construite en 1638, sous Godefroid Huyn de Geleen et Wachterdonck.

 

Louis XIV séjourna aux Vieux Joncs, en juin 1673, pendant la guerre de Hollande, et, le 8 juillet 1747, à 4 heures, son arrière-petit-fils Louis XV fit chanter dans la chapelle un Te Deum, en remerciement de sa victoire de Laefelt.

 

Les commandeurs de l'Ordre teutonique sont restés aux Vieux Joncs jusqu'en 1798. Les biens de la commanderie furent alors vendus à l'encan et leur inventaire permet de juger de l'importance des moines guerriers:

« Archicommanderie d'Alde-Biesen: 1.039 bonniers, plus 25 hectares et 9 ares.

Commanderie de Bernissen: 370 bonniers, plus 25 hectares et 72 ares.

Commanderie d'Ordingen: 159,15 bonniers, plus 29 hectares et 50 ares.

Commanderie de Gruitrode: 45,17 bonniers, plus 70 hectares et 81 ares...»

 

Il ne reste rien des premières constructions de 1220, époque où l'Ordre teutonique s'établit sur des terres offertes par l'abbaye de Munsterbilsen. Mais sept larges avenues se concentrent encore à l'Apostelenhuis (1646), l'entrée d'honneur d'où les religieux porte-glaive accédaient au donjon aussi bien qu'aux écuries et au château (XVIe et XVIIe siècles). Celui-ci, flanqué de quatre tours rondes et cerné de douves, a la dignité altière des grands seigneurs que les avatars de la vie contraignent à l'inactivité.

 

La commanderie des Vieux-Joncs menaçait de tomber en ruines, lorsqu'elle fut finalement acquise par l'Etat en 1970. Un incendie vient de la ravager, le 8 mars 1971. C'est donc une véritable résurrection qu'il faudra opérer pour restituer à l'Europe un monument qui appartient de plein droit, à son patrimoine culturel.

 

«Il se croit sans doute le commandeur» disait-on en Limbourg

 

 

Référence: Castels et Donjons de Belgique, Vol. 1, Historia 1972