24.12.2009
Au pays des impressionnistes (8)
J'aime m'attarder dans le jardin des impressionnistes et vous faire découvrir ce joli texte à la gloire de l'Iris.

Le regard du poète
Modeste et orgueilleux, l'Iris semble avoir été créé par l'ensemble des dieux de l'Olympe. Chacun y a été de sa touche, de son humeur, pour imaginer une fleur souvent trop fardée, à l'œil parfois charbonneux. Une fille de mauvaise vie qui fait le trottoir dans nos jardins de mai et qui, par ses excès a su séduire les peintres. Cette grande belliqueuse aux longues feuilles pointues de sabre de Samouraï a su tracer ses calligraphies audacieuses et s'est donnée tout entière à Vincent et aux autres peintres venus chercher à Auvers-sur-Oise l'air vivifiant, les paysages verdoyants et les lumières d'un ciel mouillé, particuliers aux bords de l'Oise. Certains mêmes s'y sont brûlés les yeux pour l'avoir approché de trop près. D'autres au contraire, ont peint des iris tels de grands oiseaux déployant leurs ailes rasant l'onde des rivières et des étangs que Monet a embrasé de toutes les couleurs de sa palette. Ils sont les voiles tendus du vent des yoles de Caillebotte oubliant le temps d'un arc-en-ciel ses chères orchidées.
A Auvers, l'Iris est une fleur de peintres. Il sait prendre la pose avec des grâces infinies qui délient les pinceaux les plus rigides.
Cette fille des champs a su séduire les salons les plus huppés, allant même jusqu'à faire oublier ses origines rustiques, de fleur des marais, que Clovis, selon la tradition, transforma en lis royal.
Pourtant, sous la tonnelle de roses du Château d'Auvers, où j'écris ces lignes, je songe plutôt à deux vers de Francis James:
« Je m'ennuie sous la charmille,
Cueillez-moi des iris bleus et jeunes filles ».
par Michel Lis
dans « Les peintres d'Auvers », Actualité de l'Histoire, Hors-Série n° 29, mai 2006

Gerberoy
Toutes les couleurs de l'été se sont données rendez-vous dans cette minuscule place forte médiévale qui était tombée dans l'oubli depuis le 17e S. Henri-Eugène Le Sidaner (1862 – 1939) succombe alors à son charme et s'y fixe, créant les jardins aménagés en terrasses.





Pour compléter:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Henri-Eug%C3%A8ne_Le_Sidaner
08:14 Écrit par Papylou dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : voyages, impressionnistes, iris, le sidaner, gerberoy
30.09.2009
Gerberoy, sur le chemin des vacances
Première étape sur le chemin des vacances: Gerberoy, dans l'Oise normande, classé parmi les 100 plus beaux villages de France. Nous l'avions visité en Juin 2006 et souhaitions le revoir sous la lumière plus douce de l'automne.
Planté comme une sentinelle entre le plateau céréalier de l'Oise et les vers bocages de la Normandie, il a été redécouvert au début de 1901 par le peintre post-impressionniste Henri le Sidaner, amis de Monet, Sisley, Pissaro et Auguste Rodin; il y vécut jusqu'en 1939.
Cette citée moyenâgeuse et fortifiée, tombée dans l'oubli le plus absolu va enfin revivre. Avec la collaboration des autorités, il la restaure et l'embellit, la couvrant de fleurs, surtout de roses.
Nombre de tableaux qu'il a peint à Gerberoy décrivent des tables mises dans un jardin désert où la lumière met en évidence la teinte subtile des fleurs.
Chemin faisant, nous admirons la maison bleue avec une ossature à pans de bois et de torchis sous un toit de petites tuiles plates. Nous ne sommes pas loin de la Normandie.

Nous passons sous l'antique porte du château, longeant la collégiale St Pierre, avec une voûte en carène de bateau.


Longeant de vieux bâtiments de la rue du Château, nous atteignons un point de vue sur les jardins à l'italienne aménagés en gradins par le peintre.

Pour compléter:
http://www.gerberoy.net/crbst_21.html
http://www.gerberoy.net/crbst_8.html
http://www.les-plus-beaux-villages-de-france.org/fr/gerberoy-0
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gerberoy
11:13 Écrit par Papylou dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : gerberoy, vacances


