11.10.2010

Kinderdijk: les moulins

 

Nous profitons d'un dimanche ensoleillé pour faire une incursion dans la Hollande toute proche.

 

Notre but: les moulins de Kinderdijk

 

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La région de l'Alblasserwaard s'étend sur 25 000 ha à l'est de Rotterdam. Elle fut habitée dès le 11ème siècle et se composait, à cette époque uniquement de marécages.


Afin de transformer les marais en terres cultivables, les habitants entreprirent de creuser des canaux et de retirer de la tourbe qu'ils utilisaient comme combustible.


Petit à petit les terres s'assèchent et l'eau ruisselle à travers les tourbières pour rejoindre les rivières qui, elles mêmes se jettent dans la mer.

Ces travaux ne sont cependant pas sans conséquence. Les terres s'affaissent et le niveau des rivières monte. Il faut alors construire des digues et des écluses pour éviter des inondations catastrophiques.
Ces premières digues datent du 12ème siècle.


L'administration des eaux et polders est chargée de leur entretien.

Malheureusement ce dispositif se révèle insuffisant d'autant que les habitants continuent à extraire la tourbe qui assure à la fois leur moyen de chauffage et quelques rentrées d'argent.

Au 14ème siècle, on construit des bassins et les premiers moulins de drainage font leur apparition.

En 1726 une grave inondation dévaste la région et démontre une nouvelle fois le manque d'efficacité des moyens mis en place.

C'est pourquoi entre 1738 et 1740, des moulins en brique sont construits en masse ce qui permit de gagner un mètre d'eau sur la totalité de la superficie des bassins.

En 1868, des stations de pompage à vapeur sont installés et, de nos jours, ce sont des stations ultra-modernes utilisant le principe de vis d'Archimède qui ont pris le relais des moulins.



Les moulins de Kinderdijk ont été classés au Patrimoine mondial de l'UNESCO en 1997. Ils témoignent de la ténacité et du courage de tout un peuple.

 

Le site de Kinderdijk est unique au monde, on ne trouve nulle part ailleurs autant de moulins aussi bien conservés et en aussi grand nombre. En tout, dix-neuf moulins à vent s'y dressent à proximité les uns des autres :

 

  • 8 moulins sur le Nederwaard

  • 8 moulins sur I'Overwaard

  • 2 moulins sur le polder de Nieuw-Lekkerland, dont un moulin à pivot

  • 1 moulin sur le Blokweer

 

Les moulins du Nederwaard sont des moulins en brique à calotte tournante avec roue à aubes couverte. Ils ont été construits en 1738.

 

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Ceux d'Overwaard et du polder de Nieuw-Lekkerland sont des moulins octogonaux avec roue à aubes couverte et calotte en chaume, qui ont été construits en 1740.

 

 

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Seul le dernier moulin du polder de Nieuw-Lekkerland, un moulin à eau du type 'Wipmolen' ou moulin à pivot, date de 1761.

 

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Pour compléter:

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Kinderdijk

 

http://www.kinderdijk.org/home.shtml

 

http://whc.unesco.org/fr/list/818

 

http://www.holland.com/fr/culture/moulins/histoire.jsp

 

 

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Et encore

 

Il subsiste quelque 1000 moulins à vent, dispersés à travers les douze provinces. Toutefois, la plus grande concentration de moulins se trouve en Hollande Septentrionale et Méridionale. Deux types de moulins caractérisent la campagne hollandaise : le moulin à eau et le moulin à vent.

 

Moulin à eau

 

Le moulin à eau se retrouve surtout dans les régions de l’est et du sud du pays : Twente, l’est de la Veluwe, Achterhoek, l’est du Brabant et le Limbourg, le courant des cours d’eau y étant suffisamment fort pour alimenter la roue du moulin. Le moulin à eau servait surtout à moudre le grain, mais il était utilisé aussi pour la production du papier et de l’huile et pour scier le bois de construction. A ce jour il reste quelque 70 moulins de ce type en Hollande.

 

Moulin à vent

 

Les moulins à vent sont départagés en deux catégories : le moulin industriel et le moulin de drainage. 
Les moulins industriels dérivaient leur nom de la fonction qu’ils avaient, moulin de scierie, etc. Les progrès de la technique les ont fait disparaître mais il en subsiste quelques-uns. Comme leur nom l’indique, les moulins de drainage drainent les terres situées derrière les digues et créent ainsi les ‘polders’ (terrain gagné sur la mer). Ces moulins sont toujours en fonction dans quelques polders plus anciens. Le vent fait tourner les ailes du moulin et celles-ci à leur tour actionnent la meule. Il subsiste quelque 1000 moulins à vent, dispersés à travers les douze provinces. Toutefois, le plus grande concentration de moulins se trouve en Hollande septentrionale. 

 

Les moulins ont un langage 

 

Les moulins ont un langage qui se lit en examinant la position des ailes. On compte quatre positions : la célébration, le deuil, le bref repos et le repos plus long. L'inclinaison diffère à chaque position. Ainsi les villageois sont tenus au courant des heurs et des meurs de la vie du meunier. Certaines positions de repos furent aussi utilisées durant la Seconde Guerre Mondiale pour transmettre des messages à des personnes de confiance. Les messages étaient relayés au moyen de signaux pré-établis et utilisés pour avertir des raids imminents. 

 

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09.07.2010

Auvergne - 3

Vendredi 18 juin

 

Le temps ne s'améliore pas.

 

Nous jouons avec les éclaircies pour visiter le nord du Bourbonnais: Souvigny, St-Menoux et Moulins.

 

Une dizaine d’années après la fondation de l’abbaye de Cluny, Souvigny devient l’une des premières dépendances de l’abbaye bourguignonne et ce lien s’accentue avec Saint Mayeul et Odilon, 4ème et 5ème abbés de Cluny, qui meurent et sont enterrés à Souvigny.


Souvigny ne cessera d’accroître son influence sur le Bourbonnais. Son église prieurale deviendra un centre de pèlerinage fréquenté au Moyen Age, et la capitale spirituelle des Bourbons.

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L'église de Souvigny est le St-Denis des ducs de Bourbon. Elle abrite, dans les chapelles vieille et neuve, les sépultures des Ducs Louis II, Jean 1er, François de Bourbon-Montpensier, Charles 1er, Jean II, Pierre II, son épouse Anne de France, leur fille Suzanne, son mari le Connétable de Bourbon et plus récemment (1934), Sixte de Bourbon, duc de Parme.

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C'est une étape sur le chemin auvergnat, reliant la via Podiensis à la via Lemovicensis, emprunté par les pèlerins de Saint-Jacques.

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Le village de St-Menoux abrite l'un des plus beaux sanctuaire du Bourbonnais. C'est l'ancienne abbatiale d'un couvent de Bénédictines fondé au Xème siècle.

 

Chef d'oeuvre de l'art roman, l'église-abbatiale assemble les décors antique de l'influence clunisienne et bourguignonne et le style auvergnat par l'étagement parfait des toitures du chevet qui rappelle les églises romanes majeures auvergnates comme Notre-Dame-du-Port à Clermont ou encore Saint-Nectaire.

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Ses chapiteaux présentent des sculptures très élégantes: entrelacs, vanneries, feuillages, palmettes, têtes d'anges, griffons buvant à un même calice.

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Elle est connue pour le tombeau qu'elle renferme « La Débredinoire », qui aurait selon la légende le pouvoir de guérir les simples d'esprits, les « bredins » en langage bourbonnais, lorsqu'ils passent la tête dans l'ouverture du sarcophage..

 

A la mort en terre bourbonnaise de l'évêque irlandais Menulphe, vers le VIIe siècle, son fidèle serviteur, Blaise, simple d'esprit (bredin en parler local), entreprit de percer un trou dans le flanc du sarcophage du saint homme, afin d'y passer la tête pour honorer une fois de plus le vénéré prélat. La légende dit que Blaise en serait ressorti "débrediné" grâce à un ultime miracle du défunt... Depuis, le village de Saint-Menoux est devenu lieu de pèlerinage, et il est de bon ton de passer la tête dans la débredinoire afin d'y abandonner sa folie. Mais attention, ne pas toucher la pierre du sarcophage avec sa tête, sinon l'on hérite de la bredinerie des autres !

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Moulins demeure la tranquille capitale du Bourbonnais.

 

La cathédrale Notre-Dame abrite le très célèbre triptyque du maître de Moulins réalisé pour le compte de Pierre II et Anne de Beaujeu.

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Le triptyque présente sur le panneau central, la Vierge tenant l'Enfant sur ses genoux et entourée d'anges qui la couronnent. Assise sur un trône inscrit dans un halo d'or formant gloire et entouré par un arc-en-ciel, l'Immaculée Conception surmonte un phylactère qui porte l'inscription de l'Apocalypse : « Un grand signe parut dans le ciel : une femme enveloppée du soleil, la lune sous ses pieds et une couronne de douze étoiles sur la tête ».

 

Les commanditaires de l'oeuvre, Pierre II de Bourbon et son épouse Anne de France, en costume ducal, sont figurés agenouillés sur la face interne des volets. Accompagnés de leur fille Suzanne, ils sont présentés par saint Pierre, en habit pontifical, et par sainte Anne. Suzanne paraît avoir sept ou huit ans, ce qui a permis de situer la création du triptyque vers 1498-1499

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Autre curiosité: le Jacquemart, beffroi surmonté d'une charpente couverte et d'un campanile abritant les cloches et les automates qui rythment la vie de la cité. Le père Jacquemart, en uniforme de grenadier et sa femme Jacquette sonnent les heures tandis que les enfants Jacquelin et Jacqueline égrènent les demies et les quarts.

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Le Grand Café, café-brasserie sur la place d'Allier, est l'un des plus beaux de France. Inscrit à l'Inventaire des Monuments Historiques, il a conservé sa décoration de 1899. De style Art nouveau, sa devanture de boiseries, ses murs entièrement habillés de miroirs dont les reflets combinés déploient l'espace à l'infini, sa pendule et son baromètre sont formidablement conservés.

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Pour compléter:

 

http://www.moulins-tourisme.com/fr/decouvrir/souvigny/souvigny.htm

 

http://www.art-roman.net/souvigny/souvigny.htm

 

http://www.narthex.fr/blogs/abbaye-de-cluny-910-2010/le-prieure-de-souvigny

 

http://www.sitesclunisiens.org/article.php?sid=199

 

http://www.art-roman.net/stmenoux/stmenoux.htm

 

http://www3.ac-clermont.fr/pedago/arts/ressources/a_visiter/maitre_de_moulins.htm

 

http://triptyquemoulins.free.fr/

 

http://www.cyber-centre-culturel.fr/index.php?module=cms&desc=default&action=get&id=3720&selectedMenu=2731