08.10.2010
Dubrovnik (Croatie) - suite
Une promenade en bateau permet de voir les remparts du coté mer (le fort Saint-Jean, la tour Sain-Luc, le clocher du couvent des Dominicains) et de nous approcher de l'île de Lokrum, lieu d'échouage de Richard Coeur de Lion à son retour de Palestine (1192).


Il faut s'éloigner de la Stradun touristique pour découvrir la Raguse populaire: ruelles odorantes et étroites envahies de chats errants, linge qui sèche au rebord de fenêtres datant du XVIIème siècle.

Sur les façades, ressortent de nombreuses pierres trouées pour mettre un bâton portant des rideaux ou en forme de bec pour soutenir une planche, élargissant ainsi l’espace étroit des maisons.

Le soir venant, la ville se calme un peu. Dans un coin, des musiciens, et, dans un autre, ce restaurant en plein air.

Et aussi cet étrange cortège dans Stradun. Sans doute pour se rappeler qu'autrefois les portes de la ville étaient fermées à la tombée de la nuit.

Une dernière ondée vide la ville; les Ragusains revivent!

Le soleil se couche sur la ville et sur la mer.




Pour compléter:
http://www.linternaute.com/voyage/croatie/dubrovnik/
http://dominicus.malleotus.free.fr/croatie/index.html
http://paprika-for-ever.over-blog.org/categorie-825753.html
http://circuit-croatie.over-blog.com/article-19558963.html
http://unesdoc.unesco.org/images/0009/000944/094464fo.pdf
10:49 Écrit par Papylou dans Photographie, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : croatie, dubrovnik, raguse, vacances
07.10.2010
Dubrovnik (Croatie)
Ce matin, le ciel paraît encore un peu brouillé.

Dubrovnik, l'ancienne Raguse, la plus belle ville de Dalmatie nous attend.
Elle ne ménage pas ses effets: un cuirassé de pierre rehaussé par les tuiles rouges des toitures et baignant dans une mer turquoise.
Martyrisée sans raison lors du conflit yougoslave, la ville a retrouvé tout l'éclat de son patrimoine et une vie grouillante, où coexistent les nombreux touristes et les authentiques Ragusains, pas mécontents d'être envahis pacifiquement.
Note guide nous attend devant la porte Pile (arche de 1537) qui constitue encore l'entrée principale de la vieille ville de Dubrovnik. Elle est surmontée de la statue de Saint-Vlaho (Saint-Blaise), patron de la ville.

Sur le côté de la place, des éléments de la ceinture de remparts: l'imposante forteresse Lovrijenac érigée un un rocher de 37m de haut et la puissante tour Bokar (XVème siècle) percée de nombreuses canonnières. Ils gardaient l'accès de la porte Pile par la mer.
Nous voilà à l'intérieur, sur Placa (Stradun), la rue principale de la vieille ville, qui nous conduira au vieux port.
Devant nous, la grande fontaine d'Onofrio, élevée pour commémorer l'achèvement des travaux de l'aqueduc (1438) qui servait à approvisionner la ville à partir d'une source située à 12 km. Elle servait de réservoir principal pour les Ragusains. Cette fontaine fonctionne toujours.

Juste à côté, l'église et le monastère des Fransiscains. A l'extérieur, un portail monumental avec une très intéressante piéta gothique du XVème siècle.

A l'intérieur, la vieille pharmacie ouverte depuis 1317. Elle set la plus vieille pharmacie d'Europe. Depuis sa création, elle n'a jamais cessé de fonctionner et n'a jamais fermé ses portes.
Dans l'ancienne salle du chapitre, le petit musée présente une jolie collection des pots d'apothicaire, de boîtes et autres appareils de pharmacie.


Le cloître possède de jolies arcades romanes soutenues par des colonnettes jumelles et des chapiteaux finement travaillés.



Il est bientôt midi et le centre de la vieille ville grouille de touristes!

Le palais Sponza est un superbe édifice Renaissance (rez-de-chaussée) percé de fenêtres gothiques au premier étage.

La tour de l'horloge, à droite du palais, a été reconstruite en 1929 pour remplacer la tour d'origine (1444) qui penchait trop et menaçait de s'effondrer.
Le palais des Recteurs présente une riche façade extérieure. La palais date du XIIIème siècle, mais son apparence actuelle porte la marque du XVème siècle.

Sur un des chapiteaux des arcades, on peut voir Esculape qui vend ses médicaments.

A l'intérieur, une belle cour (Atrium) entourée d'arcades légères.

Et aussi un joli musée où l'on découvre ces serrures compliquées.

La petite fontaine d'Onofrio alimentait le marché qui se tenait sur la place.


En face du palais Sponza, l'église Saint-Blaise, de forme carrée, surmontée d'une coupole; les marches de l'escalier sont appréciées des touristes pour se reposer.

La cathédrale, de style baroque, remplace celle qui fut détruite lors du tremblement de terre de 1667. On y voit un bel autel en mosaïque de marbre polychrome et un tableur du Titien, l'Assomption (probalement de 1552).


Au sud de la vieille ville, l'église des Jésuites Saint-Ignace n'est pas très fréquentée. Elle est un des meilleur exemple du baroque dans la région dalmate. Elle est richement décorée de fresques.

Au nord de la vieille ville, l'église des Dominicains. On y accède par un escalier extérieur à colonnette finement sculptées. La partie basse les séparant est fermée par une bordure de pierre de quelque 30 cm de haut. A l'époque on était très pudique et même pudibond. Ces pierres cachaient les mollets des dames qui montaient à l'église dans leurs longues robes!

07:18 Écrit par Papylou dans Photographie, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dubrovnik, raguse, vacances, croatie


