13.10.2009
Toulouse : Saint-Sernin
J'appréhendais un peu la visite de Toulouse. Mais finalement cela a été d'une facilité étonnante. J'ai déposé la voiture à un parking gratuit près du terminus du métro et en quelques minutes nous étions en plein centre.
« Ville rose à l'aube, ville mauve au soleil, ville rouge au crépuscule » ... Toulouse mélange les couleurs et les époques.
Commençons la visite par la Basilique Saint-Sernin. C'est certainement une des plus célèbres églises romanes du Midi. L'édifice actuel a été commencé vers 1080; il ne sera terminé que vers le milieu du XIV° s.

Il est construit en brique et pierre. Le chevet est la partie la plus ancienne; il date du XI° s.

L'étagement régulier des toitures, la présence de contreforts entre les ouvertures, ainsi que l'encadrement décoratif des baies et des portails, permettent une remarquable articulation des volumes.

Le clocher octogonal à cinq étages est ornés d'arcades romanes en plein cintre pour les trois étages inférieurs. Cette grande tour lanterne, reposant sur des piles massives de la croisées, a fait l'objet de vives polémiques relatives à sa réfection au XIX° s. par Viollet-le-Duc.

Ouverte sur l'une des travées du collatéral mineur méridional, la porte Miègeville doit son nom au fait qu'elle s'ouvre face à la rue qui parcourait le milieu de la ville.

Les deux grands personnages de marbre des écoinçons semblent garder la porte . A droite, Saint Pierre bénit de la main droite et porte les clefs du royaume des cieux.

De l'autre côté, la figuration de l'apôtre Jacques le Majeur manifeste l'importance du pèlerinage à Compostelle.

Le passage est surmonté d'un tympan sculpté, occupé par un thème unique, celui de l'Ascension.

Au centre, le Christ, debout, les mains levées, la tête tournée vers le ciel, est dérobé à la vue de ses disciples par les nuées; deux anges l'aident à s'élever, tandis que quatre autres l'acclament.
Sur le linteau, les douze apôtres gardent leur visages tournés vers le ciel; aux extrémités, deux anges leur rappellent que l'Ascension est aussi la promesse du Retour et du Royaume éternel.

On trouve également quatre chapiteaux consacrés à l'expulsion d'Adam et Eve du Paradis, l'Annonciation et la Visitation, le massacre des innocents, des lions.

Sous le linteau, on trouve à gauche David et à droite, deux hommes aux visages bouffis.

Ce qui frappe au premier abord en entrant dans Saint-Sernin, c'est l'immensité de l'église.

La nef centrale, flanquée de doubles collatéraux, se développe sur onze travées voûtées en plein cintre. Le contrebutement de la voûte centrale est assuré par les tribunes, elles-mêmes voûtées en quart-de-rond. Le chœur lui-même est entouré d'un vaste déambulatoire sur lequel ouvrent cinq chapelles rayonnantes.

L'élévation de l'édifice présente des tribunes qui prennent toute la largeur du bas-côté. Elles reçoivent un éclairage transmis au vaisseau central par de larges ouvertures géminées.

C'est le type accompli de la grande église de pèlerinage, conçue pour faciliter la dévotion des foules.
Le chœur a reçu, au XVIII° s., un décor baroque. Le grand baldaquin qui s'élève au-dessus de la châsse de saint Saturnin remplaça au milieu du XVIII° s. une construction gothique.

Le déambulatoire et la crypte présentent de nombreux retables et reliquaires, certains présentés dans des réceptacles de bois doré et peint.




Des bas-reliefs de la fin du XI° s., en marbre de Saint-Béat, sont encastrés contre le mur de la crypte.

La basilique Saint-Sernin est une étape sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle, sur la voie d'Arles.
Pour compléter:
http://pmaude.free.fr/Sernin/presentation.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Basilique_Saint-Sernin_de_Toulouse
http://architecture.relig.free.fr/sernin.htm
http://www.occitanie.org/toulouse/saint-sernin.html
09:57 Écrit par Papylou dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : saint-sernin, voyage, toulouse


