24.06.2009
Poulpe
Le poulpe (Octopus sp., Octopodes) est un mollusque céphalopode dépourvu de coquille qui habite la plupart des mers.
Il se cache dans les trous et les crevasses s'il est attaqué. Il est apparenté au calmar et à la seiche. C'est le membre le plus imposant de la famille, pouvant atteindre près de 9 m.
Autour de la bouche, le poulpe a huit tentacules habituellement munis de deux rangées de ventouses. Son bec pointu et recourbé, qui ressemble à un bec de perroquet, est situé au milieu de son corps. Tous les organes sont logés dans la tête, dont une glande qui sécrète un liquide brun foncé nommé «encre». Le poulpe éjecte ce liquide pour couvrir sa fuite lorsqu'il est attaqué.
Le poulpe peut avoir des teintes allant du gris au noir en passant par le rose et le brun, car il prend la couleur de son environnement pour passer inaperçu.
La chair est ferme et savoureuse, surtout lorsque le poulpe est petit. Elle est coriace quand le poulpe est gros, de sorte qu'il faut la battre avec un maillet avant de la cuire. Les pêcheurs attendrissent souvent les poulpes en les battant sur les rochers.



Ils sont parfois mis à sécher à terre ou sur le gréement d'un bateau.

Ce mollusque occupe toujours une place importante dans la cuisine grecque et italienne.
La pêche industrielle du poulpe étant inconnue dans les îles grecques, les pêcheurs qui en capturent les revendent directement aux restaurants locaux.
08:35 Écrit par Papylou dans Nature | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poulpe, octopus, santorin, cyclades
18.06.2009
Visite du volcan Santorin

Embarquement sur un caïque à destination du volcan, sur la gauche. Au fond, le village de Ia qui était la localité la plus importante de l'île avant le séisme de 1956.

En longeant l'île principale de Santorin, on remarque l'alternance des couches déposées historiquement par les éruptions du volcan.

Droit devant, le volcan: l'ile de Néa Kaméni (la « nouvelle brûlée ») formée par la réunion des cônes volcaniques créés par les éruptions qui se sont succédées à partir de 1573.

Au loin, la silhouette de Fira, au sommet d'une falaise de plus de 300 m. Nous croisons un bateau de surveillance de la pollution car un navire de croisière (le « Sea Diamond ») a coulé en cet endroit le 6 avril 2007 après avoir heurté un récif en plein jour et par beau temps. L'épave est à plus de 300 m de profondeur et rejette encore du fuel malgré le pompage des soutes.

En approche du débarcadère, nous longeons une première coulée de lave: sans doute les laves de l'éruption de 1925-1926 (laves de Daphni).

Nous avons une première vue de notre promenade. A l'avant plan, de couleur rouge, le dôme de Mikri Kameni, créé en 1570 et qui a développé un sol élémentaire. Derrière, le grand cratère de Daphni (1925-1926). Au fond, le cratère central jumeau créé en août 1940 (éruption de 1939-1940) par deux grandes éruptions hydrothermiques (libération brutale de vapeur) et le dôme Géorgios créé lors de l'éruption de 1866-1870. C'est le point le plus élevé de l'île de Néa Kaméni avec une altitude de 127 mètres.

Nous quittons le bateau au débarcadère de la baie d'Erinia et montons à l'assaut du volcan, longeant les laves de Daphni. Le chemin est tracé sur du sable et des débris de lave qui proviennent de l'éruption de 1570.

Un faible végétation colonise lentement les pentes du volcan. La couleur rouge est celle du Rumex bucephalophorus. Le jaune est celle de l'Helichrysum italicum.

Nous longeons le grand cratère de Daphni.

Et des coulées de laves aux blocs tourmentés.


Le cratère central jumeau a été créé en 1940. Les bords est du cratère abritent une multitude de fumerolles – émissions de gaz chauds (vapeurs, dioxyde de carbone, méthane) – avec des températures allant de 75 à 95 ° C. Au bord des orifices se déposent des cristaux de soufre et de gypse.

Du sommet du dôme Géorgios, on a une bonne vue sur Palaia Kaméni et le petit îlot d'Aspronisi..

Ensuite retour au bateau pour la poursuite de la visite de la Caldeira, avec un arrêt sur l'île de Therassia.


Et retour à Fira avec le télécabine.
09:01 Écrit par Papylou dans Nature | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cyclades, vacances, caldeira, volcan, santorin
17.06.2009
Santorin: le volcan
Le complexe d'îles qui constitue Santorin, à savoir Thira, Thirassia et Aspronisi, représente ce qui est resté après la dernière grande éruption du volcan, il y a 3.600 ans.

Cette éruption eut lieu à l'époque de l'apogée d'une société créatrice d'une civilisation brillante, semblable à celle de la Crète minoenne. L'île sur laquelle vivaient les habitants de Santorin à l'âge du cuivre tardif (les géologues lui ont donné le nom de Stronggylé, l'île ronde), allait de Pharos à Aspronisi. Un petit passage entre Pharos et Aspronisi permettait à la mer d'entrer dans une caldeira centrale au milieu de laquelle émergeait le sommet d'un volcan sous-marin correspondant aux îlots Palaia Kaméni et Néa Kaméni d'aujourd'hui.
A la suite de l'éruption catastrophique de 1630 av. J.-C., la roche en fusion épaisse, restée dans les entrailles de la terre, sous le volcan, continue par périodes à jaillir au centre de l'immense caldeira créée par l'éruption. Elle émerge lentement et doucement, à intervalles réguliers, pour produire les îlots Palaia Kaméni et Néa Kaméni.
La première activité volcanique a été décrite en 197 av. J.-C. par le grand géographe grec Strabon.
Depuis lors et jusqu'à aujourd'hui, ont été enregistrées 8 autres éruptions: 46-47 ap. J.-C. 726, 1570-1573, 1707-1711, 1866-1870, 1925-1928, 1939-1941, 1950. Les îlots Palaia Kaméni et Néa Kaméni sont donc les terres les plus récentes de la Méditerranée orientale.

Toutes ces éruptions étaient modérées et n'ont pas causé de problèmes graves aux habitants de l'île.
Depuis la dernière éruption de Néa Kaméni en 1950, le volcan de Santorin est resté calme.
Les seuls indications de l'existence de la roche en fusion, à une profondeur de quelques kilomètres au-dessous de l'île, sont les sources chaudes qui émergent en différents points des côtes, ainsi que les gaz chauds (vapeurs, dioxyde de carbone et traces d'autres gaz) qui s'échappent des fumerolles des cratères centraux au sommet de Néa Kaméni.

Il n'est pas possible de prévoir à long terme quand se produira la prochaine éruption. En revanche, on considère comme établie la possibilité de prévoir la reprise d' activité du volcan à court terme, sur une durée allant de quelques mois à un an avant que la manifestation de l'éruption.
L'observatoire volcanologique de l' île, qui fonctionne sous la responsabilité de l' Institut d' Étude et de Suivi du Volcan de Santorin suit sans interruption le volcan grâce à une série de réseaux d'instruments (mesures sismiques, déformations du relief, mesures géophysiques, géochimiques, etc.). Toutes les mesures enregistrées ces dernières années se trouvent à des niveaux normaux, ce qui confirme que le volcan de Santorin reste calme.
Volcan:
http://ismosav.santorini.net/index.php?id=376
http://www.activolcans.info/volcan-Santorin.html
09:24 Écrit par Papylou dans Nature | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cyclades, volcan, santorin, vacances
12.06.2009
Lycaena phlaeas



Un joli papillon rouge observé sur la pente du volcan Santorin
Identification possible: Lycaena phlaeas
Cuivré commun, Le Bronzé
Petit papillon que l'on rencontre pendant toute la bonne saison dans les endroits ensoleillés. La chenille se nourrit d'Oseille (Rumex) et de Renouée (Polygonum). Il peut y avoir de 3 à 6 générations les très très bonnes années.
Etymologie : Lychaena (et Lychaeniidae) = louve (surnom de Vénus), phlaeas = flamme (couleur des ailes) (d'après Rémy Perrier, La Faune de la France).
Anglais: Small Copper
Néerlandais: Kleine vuurvlinder
C'est un Rhopalocère: papillon diurne, antennes terminées en massues, ailes relevées au repos.
La plante butinée est un Helichrysum italicum qui, avec le Rumex bucephalophorus, repeuple lentement le cône du volcan.
Pour compléter:
http://www.papillon-poitou-charentes.org/-Identification-...
http://www.papillon-poitou-charentes.org/ancien/Lepido_Ly...
http://www.papillon-poitou-charentes.org/ancien/Lepido_Ly...
http://www.papillon-poitou-charentes.org/Lycaena-phlaeas-...
http://www.galerie-insecte.org/galerie/lycaena_phlaeas.html
http://www.lepinet.fr/especes/nation/lep/index.php?id=309...
http://www.les-snats.com/fiches/lycaena_phlaeas.html
http://www.cebe.be/technics/htm/invent.php?loc=p&id=1...
http://www.vertdeterre.com/nature/animal/insecte-cuivr%E9...
http://biodiversite.wallonie.be/cgi/sibw.esp.ecol.pl?TAXO...
http://www.entomart.be/INS-0193.html
Complément:
http://aramel.free.fr/INSECTES13-8'.shtml
10:34 Écrit par Papylou dans Nature | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cuivre, lycaena phlaeas, santorin, vacances, papillons


