04.10.2010
Sibenik et Trogir
Nous reprenons la roue en direction de Split.
Un premier arrêt à Sibenik pour admirer la cathédrale Saint-Jacques, bel exemple de la transition gothico-renaissance du pays. Elle est inscrite au patrimoine de l'UNESCO.

Selon l'UNESCO:
Les caractères constructifs de la cathédrale Saint-Jacques de Šibenik en font un édifice unique et exceptionnel qui réalise avec succès la fusion des formes du gothique et celles de la Renaissance.
La cathédrale Saint-Jacques est le résultat fructueux d’échanges d’influences considérables entre trois aires culturelles différentes qu’étaient l’Italie du Nord, la Dalmatie et la Toscane entre le XVe et le XVIe siècle. De tels rapports ont permis d’affronter et de résoudre des problèmes d’ordre technologique et structurel avec des solutions uniques et exceptionnelles en ce qui concerne la construction des voûtes et de la coupole de la cathédrale.
La cathédrale Saint-Jacques de Šibenik documente de manière unique le passage de l’architecture religieuse gothique à celle de la Renaissance.
Sa construction débute en 1431; en 1441, celle-ci est poursuivie par un l'architecte surnommé Georges-le-Dalmate qui inaugure de nouvelles techniques de construction sans joint entre les pierres, notamment pour les voûtes et la coupole.
Sur le flanc, un portail typiquement Renaissance, réutilisant des éléments de réemploi roman comme les deux colonnes supportées par deux lions.

Au chevet, les 72 ( 71 ?) têtes sculptées d'hommes, de femmes et d'enfants avec comme modèles, des gens ordinaires, des passants qui possédaient une tête intéressante.

A l'intérieur, 3 nefs et voûte en berceau, assez sombre car les ouvertures sont très petites, avec un superbe foisonnement décoratif.


Il ne faut pas rater la vue sur Primosten depuis la roue « Magistrale » (Sibenik – Split). Une presqu'île en forme de raquette avec des maisons aux toits de tuile.

Voilà Trogir, une ville reliée à la terre ferme par un pont. Elle est aussi classée au patrimoine de l'UNESCO.
Trogir constitue un excellent exemple de ville médiévale édifiée sur l’emplacement des fondations d’une cité hellénistique et romaine et dans le respect de celles-ci. Elle a remarquablement bien conservé son tissu urbain avec un minimum d’interventions modernes, et chaque aspect de son paysage urbain symbolise clairement la trajectoire qu’elle a suivie dans son développement social et culturel.


A ne pas manquer, le portail de la cathédrale Saint-Laurent-de-Trogir, véritable chef-d'oeuvre de l'art roman, réalisé en 1420 par Radovan, un artiste croate.
Il est encadré par deux lions agressifs, symbole de Venise triomphante, sur lesquels reposent Adam et Eve, nus comme au jardin d'Eden et grandeur nature.



Le tympan illustre la Nativité, thème joyeux pour l'époque qui affectionnait particulièrement le sombre Jugement dernier.

Sur la place, une élégante loggia de 1471 surmontée d'un petit beffroi. Elle servait de tribbunal en plein air, de prison provisoire et de salle de spectacles, comme dans les villes italiennes de la Renaissance.





Nous ne nous attardons pas et le bus nous reprend pour rejoindre Split.
Pour compléter:
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C5%A0ibenik
http://whc.unesco.org/fr/list/963
http://www.ovpm.org/fr/croatie/trogir
07:00 Écrit par Papylou dans Photographie, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : croatie, sibenik, trogir, vacances


