10.10.2010
Croatie (fin)
Tout a une fin.
C'est le dernier jour des vacances.
Voilà les dernières photos de Dubrovnik et du bord de mer, devant notre hôtel.




Nous ne savons pas encore que notre arrivée à Bruxelles sera retardée et que nous passerons une nuit supplémentaire à Zagreb.
Ce voyage en petit groupe (15 personnes) a été très agréable malgré quelques petites imperfections.
Il est vrai que nous ne sommes guère habitués au tourisme de masse; à certains endroits et dans certains hôtels il y avait vraiment beaucoup de monde!
Les guides locaux nous ont fait apprécier leur pays qui porte encore des stigmates de la guerre.
Désolé pour la qualité de certaines photos; en voyage de groupe, on n'a pas toujours le temps de peaufiner les clichés qui sont souvent pris de manière instinctive sans vraiment vérifier les réglages de l'appareil. C'est le premier voyage pour mon EOS 50D.


Synthèse:
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09.10.2010 |
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08.10.2010 |
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07.10.2010 |
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30.09.2010 |
08:50 Écrit par Papylou dans Photographie, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : croatie, vacances
09.10.2010
Kotor et Budva (Monténégro)
Nous terminons notre voyage par une excursion au Monténégro.

Un peu d'histoire
Au Moyen Âge, les navigateurs vénitiens, apercevant les sombres forêts de pins qui courraient sur les pentes du mont Lovcen, baptisèrent le pays Monte Negro, le « mont noir » - un nom ultérieurement traduit en « Crna Gora » par les habitants des lieux. C’est cette traduction que les Monténégrins préfèrent toujours employer.
Malgré une courte façade ouverte sur l’Adriatique, c’est bien entre la cohorte des sommets calcaires culminant au-delà de 2 500 m, puissantes forteresses naturelles, que résident le cœur et l’âme du Monténégro, la plus petite des anciennes républiques yougoslaves.
Peuple slave, les Monténégrins, ardents adversaires de la conquête turque en Europe, résistèrent jusqu’à la mort ou la victoire. Dans les combats, une identité faite de nationalisme et de foi orthodoxe s’est forgée autour des monastères-bastions et des princes-évêques, pour certains élevés au rang de saints.
La séparation par référendum d’avec la Yougoslavie en 2006 n’a fait que couronner cette réalité. Le Monténégro est aujourd’hui un État souverain et le plus jeune membre des Nations Unies.
Le 15 octobre 2007, le Monténégro a signé l'Accord de stabilisation et d'association, réalisant ainsi l'un des critères d'adhésion à l'Union européenne.
Le 15 décembre 2008, le Monténégro a demandé officiellement d'adhérer à l'Union européenne.
Notre guide local se réjouit de cette évolution; cela lui permet maintenant de voyager sans contraintes et de visiter sa famills, en France, qu'il n'a plus vu depuis une dizaine d'année.
Le Monténégro, dont 60 % du territoire national est situé à plus de 1 000 m d’altitude, n’oublie jamais qu’il appartient aussi à la zone méditerranéenne. Il est ainsi possible, à la mi-saison, de skier et de se baigner en mer le même jour ! Étirée sur 293 km, la côte, très découpée, voit alterner falaises et plages de sable ou de galets.
Au centre, se découpe le joyau du Monténégro : la baie de Kotor, le plus méridional des fjords d’Europe, qui forme une entaille pénétrant sur 28 km dans l’intérieur des terres.
Les villes littorales, à l’image de Kotor, classée au patrimoine mondial, exsudent un charme discret marqué par l’empreinte vénitienne de la Renaissance et celle du baroque autrichien.
Le long des ruelles, les palais s’entourent de petits jardins où embaument mimosas et lauriers roses.
Baie de Kotor: le paysage





Kotor
La cathédrale Saint-Tryphon est une des deux cathédrales catholiques du Monténégro. Elle est le siège de l'évêché de Kotor.

Elle doit son nom à Saint Tryphon, un martyr et saint catholique et orthodoxe.
Cette cathédrale romane a été consacrée le 19 juin 1166 et restaurée en 1667. L'édifice a subi d'importants dommages lors du tremblement de terre d'avril 1979.
Elle demeure actuellement le plus bel exemple d'architecture romane de toute la côte Adriatique.


D'autres édifices .....



Et encore .....


Budva
Budva, très (trop) animée en été, est la plus importante station balnéaire du littoral monténégrin.
La pittoresque vieille ville, entièrement reconstruite après le séisme de 1979, occupe une petite presqu’île ceinte de remparts du XVe siècle.

Influence byzantine ? Et traces du tremblement de terre.

Sous un ciel plombé, nous reprenons le chemin de la Croatie, après une traversée de la baie de Kotor avec le bac. Au loin, l'île Saint-eorges et l'église Notre-Dame du Récif.

Pour compléter
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mont%C3%A9n%C3%A9gro
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bouches_de_Kotor
08:57 Écrit par Papylou dans Photographie, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : monténégro, kotor, budva, vacances
08.10.2010
Dubrovnik (Croatie) - suite
Une promenade en bateau permet de voir les remparts du coté mer (le fort Saint-Jean, la tour Sain-Luc, le clocher du couvent des Dominicains) et de nous approcher de l'île de Lokrum, lieu d'échouage de Richard Coeur de Lion à son retour de Palestine (1192).


Il faut s'éloigner de la Stradun touristique pour découvrir la Raguse populaire: ruelles odorantes et étroites envahies de chats errants, linge qui sèche au rebord de fenêtres datant du XVIIème siècle.

Sur les façades, ressortent de nombreuses pierres trouées pour mettre un bâton portant des rideaux ou en forme de bec pour soutenir une planche, élargissant ainsi l’espace étroit des maisons.

Le soir venant, la ville se calme un peu. Dans un coin, des musiciens, et, dans un autre, ce restaurant en plein air.

Et aussi cet étrange cortège dans Stradun. Sans doute pour se rappeler qu'autrefois les portes de la ville étaient fermées à la tombée de la nuit.

Une dernière ondée vide la ville; les Ragusains revivent!

Le soleil se couche sur la ville et sur la mer.




Pour compléter:
http://www.linternaute.com/voyage/croatie/dubrovnik/
http://dominicus.malleotus.free.fr/croatie/index.html
http://paprika-for-ever.over-blog.org/categorie-825753.html
http://circuit-croatie.over-blog.com/article-19558963.html
http://unesdoc.unesco.org/images/0009/000944/094464fo.pdf
10:49 Écrit par Papylou dans Photographie, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : croatie, dubrovnik, raguse, vacances
07.10.2010
Dubrovnik (Croatie)
Ce matin, le ciel paraît encore un peu brouillé.

Dubrovnik, l'ancienne Raguse, la plus belle ville de Dalmatie nous attend.
Elle ne ménage pas ses effets: un cuirassé de pierre rehaussé par les tuiles rouges des toitures et baignant dans une mer turquoise.
Martyrisée sans raison lors du conflit yougoslave, la ville a retrouvé tout l'éclat de son patrimoine et une vie grouillante, où coexistent les nombreux touristes et les authentiques Ragusains, pas mécontents d'être envahis pacifiquement.
Note guide nous attend devant la porte Pile (arche de 1537) qui constitue encore l'entrée principale de la vieille ville de Dubrovnik. Elle est surmontée de la statue de Saint-Vlaho (Saint-Blaise), patron de la ville.

Sur le côté de la place, des éléments de la ceinture de remparts: l'imposante forteresse Lovrijenac érigée un un rocher de 37m de haut et la puissante tour Bokar (XVème siècle) percée de nombreuses canonnières. Ils gardaient l'accès de la porte Pile par la mer.
Nous voilà à l'intérieur, sur Placa (Stradun), la rue principale de la vieille ville, qui nous conduira au vieux port.
Devant nous, la grande fontaine d'Onofrio, élevée pour commémorer l'achèvement des travaux de l'aqueduc (1438) qui servait à approvisionner la ville à partir d'une source située à 12 km. Elle servait de réservoir principal pour les Ragusains. Cette fontaine fonctionne toujours.

Juste à côté, l'église et le monastère des Fransiscains. A l'extérieur, un portail monumental avec une très intéressante piéta gothique du XVème siècle.

A l'intérieur, la vieille pharmacie ouverte depuis 1317. Elle set la plus vieille pharmacie d'Europe. Depuis sa création, elle n'a jamais cessé de fonctionner et n'a jamais fermé ses portes.
Dans l'ancienne salle du chapitre, le petit musée présente une jolie collection des pots d'apothicaire, de boîtes et autres appareils de pharmacie.


Le cloître possède de jolies arcades romanes soutenues par des colonnettes jumelles et des chapiteaux finement travaillés.



Il est bientôt midi et le centre de la vieille ville grouille de touristes!

Le palais Sponza est un superbe édifice Renaissance (rez-de-chaussée) percé de fenêtres gothiques au premier étage.

La tour de l'horloge, à droite du palais, a été reconstruite en 1929 pour remplacer la tour d'origine (1444) qui penchait trop et menaçait de s'effondrer.
Le palais des Recteurs présente une riche façade extérieure. La palais date du XIIIème siècle, mais son apparence actuelle porte la marque du XVème siècle.

Sur un des chapiteaux des arcades, on peut voir Esculape qui vend ses médicaments.

A l'intérieur, une belle cour (Atrium) entourée d'arcades légères.

Et aussi un joli musée où l'on découvre ces serrures compliquées.

La petite fontaine d'Onofrio alimentait le marché qui se tenait sur la place.


En face du palais Sponza, l'église Saint-Blaise, de forme carrée, surmontée d'une coupole; les marches de l'escalier sont appréciées des touristes pour se reposer.

La cathédrale, de style baroque, remplace celle qui fut détruite lors du tremblement de terre de 1667. On y voit un bel autel en mosaïque de marbre polychrome et un tableur du Titien, l'Assomption (probalement de 1552).


Au sud de la vieille ville, l'église des Jésuites Saint-Ignace n'est pas très fréquentée. Elle est un des meilleur exemple du baroque dans la région dalmate. Elle est richement décorée de fresques.

Au nord de la vieille ville, l'église des Dominicains. On y accède par un escalier extérieur à colonnette finement sculptées. La partie basse les séparant est fermée par une bordure de pierre de quelque 30 cm de haut. A l'époque on était très pudique et même pudibond. Ces pierres cachaient les mollets des dames qui montaient à l'église dans leurs longues robes!

07:18 Écrit par Papylou dans Photographie, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dubrovnik, raguse, vacances, croatie
06.10.2010
Mostar (Bosnie)
Nous voilà en Bosnie.
La pluie nous a rejoint lors de la visite de Mostar, avant notre prochaine étape Dubrovnik.
Notre guide s'étonne encore des difficultés rencontrées par la Bosnie pour s'intégrer dans la communauté européenne. Elle nous rappelle aussi que certains n'ont pas encore fait leur deuil, vingt ans après le début des conflits dont il reste de nombreux stigmates. L'équilibre est toujours précaire malgré les actions entreprises pour ressouder les différentes communautés.
Selon l'UNESCO:
La ville historique de Mostar, nichée dans la profonde vallée de Neretva, est une ancienne ville frontière ottomane qui s’est développée aux XVe et XVIe siècles, et durant la période austro-hongroise des XIXe et XXe siècles.
Mostar se caractérise par ses maisons turques anciennes et par le vieux pont, Stari Most, qui lui a valu son nom.
Lors des conflits des années 1990, la majeure partie de la ville historique et le vieux pont du célèbre architecte Sinan ont cependant été détruits.
Le vieux pont a été reconstruit et de nombreux édifices de la vieille ville ont été restaurés ou rebâtis avec l’aide d’un comité scientifique international mis en place par l’UNESCO.
Le quartier du vieux pont, avec ses caractéristiques architecturales (pré-ottomanes, ottomanes de l’Est, méditerranéennes et d’Europe occidentale), est un exemple remarquable d’occupation urbaine multiculturelle.
Le pont reconstruit et la vieille ville de Mostar sont un symbole de la coopération internationale et de la coexistence de diverses communautés culturelles, ethniques et religieuses.
Avec la « renaissance » du vieux pont et son environnement, la force et la signification symboliques de la ville de Mostar – en tant que symbole universel et exceptionnel de la coexistence de communautés d’origines culturelles, ethniques et religieuses différentes – sont renforcées et confortées, soulignant les efforts illimités de la solidarité humaine pour la paix et une coopération solide face à des situations catastrophiques écrasantes.



Sous la pluie, le paysage de la côte dalmate est bien différent!


Pour compléter:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mostar
http://www.linternaute.com/voyage/unesco/europe/bosnie/po...
http://whc.unesco.org/fr/list/946
http://www.paixbalkans.org/mostar.htm
09:12 Écrit par Papylou dans Photographie, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mostar, bosnie, vacances
04.10.2010
Sibenik et Trogir
Nous reprenons la roue en direction de Split.
Un premier arrêt à Sibenik pour admirer la cathédrale Saint-Jacques, bel exemple de la transition gothico-renaissance du pays. Elle est inscrite au patrimoine de l'UNESCO.

Selon l'UNESCO:
Les caractères constructifs de la cathédrale Saint-Jacques de Šibenik en font un édifice unique et exceptionnel qui réalise avec succès la fusion des formes du gothique et celles de la Renaissance.
La cathédrale Saint-Jacques est le résultat fructueux d’échanges d’influences considérables entre trois aires culturelles différentes qu’étaient l’Italie du Nord, la Dalmatie et la Toscane entre le XVe et le XVIe siècle. De tels rapports ont permis d’affronter et de résoudre des problèmes d’ordre technologique et structurel avec des solutions uniques et exceptionnelles en ce qui concerne la construction des voûtes et de la coupole de la cathédrale.
La cathédrale Saint-Jacques de Šibenik documente de manière unique le passage de l’architecture religieuse gothique à celle de la Renaissance.
Sa construction débute en 1431; en 1441, celle-ci est poursuivie par un l'architecte surnommé Georges-le-Dalmate qui inaugure de nouvelles techniques de construction sans joint entre les pierres, notamment pour les voûtes et la coupole.
Sur le flanc, un portail typiquement Renaissance, réutilisant des éléments de réemploi roman comme les deux colonnes supportées par deux lions.

Au chevet, les 72 ( 71 ?) têtes sculptées d'hommes, de femmes et d'enfants avec comme modèles, des gens ordinaires, des passants qui possédaient une tête intéressante.

A l'intérieur, 3 nefs et voûte en berceau, assez sombre car les ouvertures sont très petites, avec un superbe foisonnement décoratif.


Il ne faut pas rater la vue sur Primosten depuis la roue « Magistrale » (Sibenik – Split). Une presqu'île en forme de raquette avec des maisons aux toits de tuile.

Voilà Trogir, une ville reliée à la terre ferme par un pont. Elle est aussi classée au patrimoine de l'UNESCO.
Trogir constitue un excellent exemple de ville médiévale édifiée sur l’emplacement des fondations d’une cité hellénistique et romaine et dans le respect de celles-ci. Elle a remarquablement bien conservé son tissu urbain avec un minimum d’interventions modernes, et chaque aspect de son paysage urbain symbolise clairement la trajectoire qu’elle a suivie dans son développement social et culturel.


A ne pas manquer, le portail de la cathédrale Saint-Laurent-de-Trogir, véritable chef-d'oeuvre de l'art roman, réalisé en 1420 par Radovan, un artiste croate.
Il est encadré par deux lions agressifs, symbole de Venise triomphante, sur lesquels reposent Adam et Eve, nus comme au jardin d'Eden et grandeur nature.



Le tympan illustre la Nativité, thème joyeux pour l'époque qui affectionnait particulièrement le sombre Jugement dernier.

Sur la place, une élégante loggia de 1471 surmontée d'un petit beffroi. Elle servait de tribbunal en plein air, de prison provisoire et de salle de spectacles, comme dans les villes italiennes de la Renaissance.





Nous ne nous attardons pas et le bus nous reprend pour rejoindre Split.
Pour compléter:
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C5%A0ibenik
http://whc.unesco.org/fr/list/963
http://www.ovpm.org/fr/croatie/trogir
07:00 Écrit par Papylou dans Photographie, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : croatie, sibenik, trogir, vacances
03.10.2010
Zadar (Croatie)
Au troisième jour, le bus nous mène à Zadar après une traversée du massif du Velebit (Alpes dinariques, altitude maximum de 1800 m)) par un tunnel tout récent d'une longueur de 5 679 m..

Cette petite capitale du nord de la Dalmatie cruellement bombardée lors de la seconde guerre mondiale aurait presque pu se poser en rivale de Dubrovnik.
Malheureusement, l'histoire se répéta... Elle fut le théâtre de violents bombardements en 1991, lorsque la Croatie proclama son indépendance. Les combats cessèrent en 1995 et la ville pansa ses plaies.
Aujourd'hui, les séquelles de la guerre sont peu visibles et Zadar a retrouvé son charme et sa joie de vivre.
La vieille ville est construite sur une presqu'île; elle possède encore une partie de ses épaisses murailles vénitiennes du XVIème siècle et aussi de nombreuses églises. Il est quasi interdit de photographier à l'intérieur de celles-ci; des vigiles sont souvent présents, chargés aussi de vérifier la tenue des visiteurs.
Une promenade sur le bord de mer permet de découvrir deux particularités: les « Orgues marines » et le « Salut au soleil ». Le système solaire y est reconstitué à l'échelle et les cellules photovoltaïques du soleil font jaillir une féerie lumineuse dès la tombée du jour.

LES ORGUES MARINES
Partie intégrante de la rive, les orgues marines ont été construites à proximité du nouveau débarcadère pour paquebots et sont reconnaissables à leurs marches plongeant dans la mer, s'étirant sur environ 70 m et sous lesquelles, au niveau le plus bas de la mer à marée basse, ont été placés perpendiculairement à la rive 35 tuyaux de longueur, de diamètre et d'inclinaison différents, remontant jusqu'aux dalles et se terminant dans un canal (couloir de service). À cet endroit, sur les tuyaux, ont été placés des sifflets (LABIUM), libérant 7 accords en 5 tonalités. Au-dessus du canal, les marches de pierre sont perforées laissant passer le son, air propulsé par la mer.
L'église Notre-Dame-de-la-Santé est une charmante petite église des XVIème et XVIIIème siècles qui a toujours eu une place privilégiée dans le coeur des générations zadaroises.


L'église Saint-Donat fut érigée au IXe siècle sous l'impulsion de l'évêque Donat devenu, depuis, le saint patron de Zadar. L'église préromane tire son originalité de la présence de vestiges romains dans sa structure. En effet, elle fut construite à l'emplacement même d'un forum et d'un temple antiques.

De l'extérieur, la première chose que l'on remarque est la forme circulaire de l'édifice, très inhabituelle pour une église, reliquat de l'architecture byzantine traditionnelle.
Du côté ouest, on peut admirer des colonnes sculptées à l'effigie de dieux romains ainsi que d'anciens autels sacrificiels païens. Ces éléments proviennent d'un temple romain du Ier siècle. Ils ont été repris et intégrés à l'architecture de l'église.
A proximité, une autre colonne antique servait de pilori au Moyen Age.

L'intérieur frappe par son extrême dépouillement. Ici, ni richesse ni exubérance mais sobriété et rigueur sont de mise. Les vestiges romains sont omniprésents. Ce sont les dalles du forum; deux colonnes de celui-ci trônent au milieu de l'église. Des blocs marqués d'inscriptions latines ont servi à la construction des murs.

Elle possède aussi une acoustique exceptionnelle.

Le clocher campanile, qui appartient en fait à Sainte-Anastasie, a été superbement reconstruit à la fin du XIXème siècle en respectant style et matière.

La cathédrale Sainte-Anastasie est la plus grande cathédrale de Dalmatie. Elle fut érigée au XIIème siècle, dans le style roman, sur les vestiges d'une église antérieure du IXème siècle.
Durant le siège et l'invasion de la ville par les Croisés en 1202, la cathédrale subit d'importants dommages et, par la suite, fut restaurée et allongée. Elle fut alors reconstruite tout au long du XIIIème siècle et fut enfin achevée en 1324.
La cathédrale souffrit également beaucoup durant la Seconde Guerre Mondiale. Un vaste programme de restauration durant l'immédiat après-guerre lui a permis de retrouver ses charmes. De plus, on a aussi mis à jour des éléments anciens, perdus lors des travaux successifs.
La façade est l'un des plus beaux ouvrages d'art roman en Croatie. Elle est ornée d'arcs et de colonnettes sculptées. La majorité des matériaux utilisés provient de l'église antérieure.
Les trois portails sont réellement remarquables. Ils sont le résultat d'influences gothiques (XIIIème siècle) injectées au classique art roman. Le portail central est le plus imposant et le plus beau.
Il est surplombé par une Vierge à l'Enfant, entourée de Sainte Anastasie et de Saint Chrysogone.

Les portes sont ornées de jolis motifs floraux et de représentations d'animaux. Le portail de gauche est encadré, de chaque côté, par deux statues représentant la Vierge et l'Archange Gabriel. Le portail de droite, quant à lui, est décoré d'une sculpture d'Agneau Pascal.

L'église orthodoxe Saint-Elie s'élève sur le capitole romain. De style baroque tardif, fin XVIIIème s., remplaçant l'église médiévale du même nom qui servait au culte des Grecs orthodoxes, généralement des militaires et des marins. Elle abrite une riche collection d'icônes du XVIème au XVIIIème s.

L'église Saint-François est l'église gothique la plus ancienne de Dalmatie; sa construction date de 1283.


Elle est un exemple d'église gothique dite monastique, caractérisée par un espace à une nef et un sanctuaire légèrement surélevé qui, placé derrière le maître-autel datant de 1672, reçoit des stalles richement scupltées de style gothique floral, oeuvre de Giacomo de Borgo Sansepolcro datant de 1394. Au XVIIIème siècle l'église change d'apparence.
Dans la sacristie, en prolongement du choeur, se dèroula une scène importante de l'histoire de la Croatie, car c'est là que fut signé le Traité de paix de Zadar entre la République de Venise et Louis d'Anjou, roi croato-hongrois, traité annihilant toutes prétentions vénitiennes sur la Dalmatie.
Près de la sacristie, dans le trésor, se trouve une collection d'oeuvres d'art de grande valeur dont un crucifix peint du XIIe siècle.



La Place du Peuple (Narodni trg) est le coeur de Zadar, depuis le Moyen Age. Elle fut le théâtre de nombreuses fêtes et célébrations.
Ainsi, l'ancienne caserne de la garde municipale, de style renaissance, hérita en 1798 d'une petite tour d'horloge.

Le côté ouest de la place est occupé par la Loža ou loggia municipale. Elle fut édifiée au XIIIe siècle. Son aspect actuel date du XVIe siècle. C'est de ce lieu que provenaient toutes les lois et les décrets concernant la vie de la cité. On y rendait également la justice. Les annonces étaient rendues publiques du balcon qui domine la place.

La place devant la Tour du Capitaine (Kapetanova kula) et des remparts était, jusqu'au XVIe siècle, un profond fossé défensif. Devant la menace turque, on a construit ici de nouveaux remparts. Pour assurer l'eau potable à la cité en cas de siège prolongé, on a aménagé dans l'ancien fossé une immense citerne avec cinq margelles, d'où le nom de la place des Cinq Puits.
Une partie de l'aqueduc venant du lac de Vrana a été conservée. Les risques de guerre écartés durant la première moitié du XIXe siècle, le général autrichien Welden a fait aménager le premier jardin public de Dalmatie sur le bastion Grimani.

La Tour du capitaine est un exemple rare de fortifications médiévales du XIIIe siècle. Au temps de la domination vénitienne, la ville était sous l'administration commune d'un gouverneur et d'un capitaine de ville. Pour héberger ces deux administrateurs, Venise entreprit la construction de deux palais, dont un, aujourd'hui conservé et restauré, est cette tour pentagonale s'adossant sur sa partie ouest aux remparts datant du Moyen Age. Les créneaux sont de la même époque.
Pour compléter:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Zadar
http://www.linternaute.com/voyage/croatie/zadar/
http://www.tzzadar.hr/index.php?lang=fr

10:26 Écrit par Papylou dans Photographie, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : zadar, croatie, vacances
29.07.2010
Auvergne - fin
Le voyage en Auvergne est terminé.
Merci de nous avoir suivi pendant ces 15 jours.
Pour retrouver une note, cliquer sur le titre.
Bonne fin de journée
Bien à vous
Papylou
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Titre de la note |
Contenu |
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Moudeyres, Plateau du Mezenc |
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Le Puy-en-Velay |
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Gerbier de Jonc, Les Vans (Ardéche), Pradelles |
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St-Flour, Lavoûte-Chilhac |
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Vic-sur-Cère, Plomb du Cantal |
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Gorge de la Truyère, Mur-de-Barrez, Chaudes-Aigues |
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Puy Mary, Salers |
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Blesle, Brioude, Lavaudieu |
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Clermont Ferrand, Billom, Murol |
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N.D. Du Port (Clermont Ferrand) |
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Puy de la Vache, Puy de Lassolas |
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Puy de la Vache, Puy de Lassolas |
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Orcival, Besse |
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Usson, Nonette |
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St-Nectaire, Issoire, St-Saturnin |
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Effiat, Ennezat, Riom, Mozac |
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Souvigny, St-Menoux, Moulins |
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Vichy |
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Gorges de la Sioule, Charroux, Veauce, Ebreuil |
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Paray-le-Monial |
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Marville |
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Introduction |
14:13 Écrit par Papylou dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vacances, auvergne, art roman
28.07.2010
Auvergne - 15 suite
Mercredi 30 juin 2010 (suite)
Au pied du massif du Mézenc, le village de Moudeyres présente une architecture étonnante avec ses maisons aux toits de chaumes et en grosses pierres volcaniques sombres.





Le chaume est élaboré à partir de pailles de seigle battues au fléau. On utilisait aussi une couverture en « balayes », c'est-à-dire du genet. La neige et la pluie glissent sans s'infiltrer.
Ce type d’habitat était tout à fait adapté à la vie rurale en moyenne montagne.
Au cours des temps, de nombreuses chaumières sont parties en feux de pailles et ont été remplacées peu à peu par des toitures plus pérennes en pierres de phonolite : les lauzes.
Depuis une vingtaine d’années, une de ces chaumières, la ferme des Frères Perrel a été restaurée et réaménagée.
Ce petit musée illustre la vie paysanne d’autrefois. Cette ferme a été léguée en l'état par les quatre frères Perrel lorsqu'ils sont partis en retraite en 1974. Sans descendance, ils y ont laissé tout, de la vaisselle, leurs meubles, le linge , les outils ...


Pour terminer, les dernières photos des vacances sur le plateau du Mezenc et son habitat dispersé.
Avec une altitude moyenne de 1100/1200m cette zone de pâtures et de forêts connait un climat rude.
L'hiver, qui est la saison dominante, s'étire du mois de novembre à la mi-avril, les chutes de neige sont fréquentes (de 50 à 70 jours avec chute de neige en moyenne) mais en dessous de 1300m cette couche de neige est généralement peu durable, le plateau étant fortement soumis aux redoux venant du sud. Au dessus de 1300m l'épaisseur de neige peut par contre être importante avec parfois près d'1m50 hors congères.
Le vent qui souffle fréquemment en tempête sur ces terres dénudées est l'autre élément marquant de l'hiver, il façonne d'énormes congères (congères de plus de 7m en mars 2006) et rend les routes dangereuses lorsque souffle la burle (nom local du blizzard).







Sans oublier les chiens de notre maison d'hôte, de la race « Malamute de l'Alaska »




Pour compléter:
http://moudeyres.blogspot.com/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alaskan_Malamute
12:00 Écrit par Papylou dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : vacances, auvergne, mezenc, moudeyres, malamute, fleurs sauvages
27.07.2010
Auvergne - 15
Mercredi 30 juin 2010
La dernière grande ville inscrite au programme: Le Puy-en-Velay
Cette visite en quelques images.

La plus forte: certainement la montée vers la Cathédrale. C'est un merveilleux édifice roman qui présentent diverses influences dues aux apports de l'Orient et de l'Espagne Mauresque. On y retrouve aussi l'influence byzantine dans les coupoles octogonales des voûtes de la nef.
Nous sommes ici sur les pentes du Mont Anis.
La rue des Tables conduit au pied du grand escalier (134 marches) donnant accès à l'étrange façade ouest aux laves polychromes, soutenue par les arcades de ses trois portails. Les degrés se prolongent jusqu'à l'intérieur de la nef, devant le choeur. Ce dispositif est unique au monde.
En se plaçant devant la façade, le pèlerin remarque que la succession des porches réduit progressivement l'accès, comme s'il fallait se faire tout petit, humble pour entrer dans l'église.

A l'intérieur





Sur le maître-autel, une étrange Vierge Noire, reproduction d'une statue détruite à la révolution. Cette dernière pouvait provenir d'Egypte et représenter une déesse orientale ou une vierge copte.

Dans la chapelle du Saint-Crucifix, une « Vierge de Pitié » datant du XVème siècle.

Le grand orgue a été construit en 1689 par Jean Eustache qui lui a attribué deux façades, l'une dirigée vers le choeur, l'autre vers les fidèles. Il a été déplacé en 1994.

Une statue de St Jacques pour rappeler que nous sommes au point de départ du « Camino » en France: la « via Podiensis » ou « voie du Puy ». Outre celle-ci, les trois routes principales sont celle de Vézelay, de Tours et d'Arles. Chaque année 15000 personnes environ sont bénies devant cette statue avant leur départ vers St Jacques de Compostelle.

Le décor roman du transept nord (XIème – XIIIème siècle)

Entre la sacristie et le clocher, la petite cour intérieure présente des exemples de réemploi de pierres et morceaux sculptés. Des bas-reliefs gallo-romains encastrés dans la base du chevet évoquent des scènes de chasse. Au-dessus, une frise décorative aligne une belle succession de volutes en S. Une inscription latine attribue des vertus curatives aux eaux du puits de cette courette.

Le clocher a été conçu au XIIème siècle, comme une construction indépendante de la cathédrale et est adossé à son chevet.

Le porche du For (XIIème siècle) possède des chapiteaux très fouillés. La porte papale, la plus petite, ne s'ouvrait que devant le Souverain Pontife.

Dans l'angle intérieur, les ogives retombent sur un pilastre que soutient une main ouverte sortant de la muraille.


Ce linteau provient d'un ancien temple païen; il porte, avec le nom d'une divinité célébrée sur le mont Anis, celui d'un empereur déifié par les Romains: Adidon et Auguste.


Nous ne sommes pas monté au rocher d'Aiguilhe, cheminée d'un ancien volcan, pour visiter la chapelle Saint-Michel.

Dans la vieille ville, de jolies maisons peintes avec des volets très colorés;


D'autres plus anciennes


Sur la place du Plot, cette fontaine, dite de la « Bidoire », est la plus ancienne de la ville; elle a été aménagée en 1246 et remaniée au XVème siècle. Cette place est aussi le point de départ du pèlerinage quinze fois séculaire de la Vierge du Puy-en-Velay.

Dans la rue Chamarlenc, deux mascarons ornent la façade du siège de l'ancienne confrérie des cornards.
Cette société était une sorte d’académie de bons vivants, fondée au lendemain des guerres de religion. Ses membres formaient cortège et allaient festoyer sur la rive droite de la Loire, à saint-Germain la Prade. Lors du rite d’intronisation d’un nouveau membre de la confrérie, celui-ci et tous les compagnons devaient embrasser un peuplier qui se trouvait là.


Dans la rue des Farges (ancien quartier des forgerons), cette jolie porte et cette statuette.


En bordure de la vieille ville:

La distillerie de la verveine du Velay fut fondée en 1859. L'immeuble actuel a été construit par l'architecte Proy en 1906, et est représentatif de l'architecture commerciale de la fin du 19e siècle où la façade était conçue comme une enseigne publicitaire destinée à attirer l'oeil. Il accueille un magasin de vente et salle de dégustation au rez-de-chaussée, le logement du propriétaire et, à l'arrière, la distillerie. L'ornementation est réservée aux ferronneries et aux sculptures des frontons et encadrements de portes. L'élément original est la tourelle surmontée d'un dôme garni de vitraux créés par Charles Borie. Le dôme est constitué d'une armature en zinc.
(A suivre)
Pour compléter:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Puy-en-Velay
http://polymathe.over-blog.com/article-19882164.html
http://www.annuaire-mairie.fr/monument-historique-le-puy-en-velay.html
10:39 Écrit par Papylou dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vacances, auvergne, le puy en velay


